INTERNATIONAL
FRANCE: Remaniement ministériel : Laura Flessel quitte le gouvernement.
A quelques heures du remaniement ministériel, une nouvelle démission secoue le gouvernement français. Quelques jours seulement après la démission surprise du très médiatique ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, c’est au tour de la ministre des Sports, Laura Flessel, d’annoncer son départ. L’ancienne championne olympique invoque des “raisons personnelles”.
“Je continuerai à être une coéquipière fidèle du Président de la République et du Premier Ministre dont j’admire la détermination, et partage totalement les valeurs et le patriotisme”, indique-t-elle dans un communiqué repris par les médias français.
“C’est pour retrouver des engagements passés, justement tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale, que je prends aujourd’hui la décision de poursuivre mon action par d’autres voies”, a-t-elle dit sur twitter.
Ce départ surprise intervient alors que l’Elysée s’apprête à annoncer aujourd’hui même le remplaçant au ministère de la Transition écologique et solidaire. La succession est d’ores et déjà assurée. La nageuse Roxana Maracineanu remplacera ainsi Laura Flessel, et l’actuel président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, prendra la suite de Nicolas Hulot. Il s’agit d’un ancien cadre du parti Europe-Ecologie Les Verts. Aucun autre changement au sein du gouvernement n’est annoncé avec ce remaniement.
Au micro de BFM TV, le ministre de l’écologie sortant a souligné son désir de changement, et son envie que sa “démission ne soit pas vaine”, ajoutant qu″il faut qu’on tire des leçons de ce qu’il s’est passé (…) qu’on change l’organisation pour être plus opérationnel, et plus efficace et que tout le monde se mette au travail, mais pas simplement dans le gouvernement, que chacun prenne sa part de responsabilité dans un enjeu qui est compliqué”.
Pour rappel, le dernier remaniement de ce mardi 4 septembre est le troisième depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron en mai 2017. Un premier remaniement d’ordre “technique” avait en effet eu lieu en juin 2017 après la très large victoire de La République En Marche (LREM) aux élections législatives.
Quant au second remaniement, il est intervenu en novembre de la même année après la nomination du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, à la tête du parti présidentiel.
(Source: huffpostmaghreb.com)
INTERNATIONAL
LIBAN – Escalade militaire entre Israël et le Hezbollah : au moins 11 morts
La situation sécuritaire continue de se détériorer au Liban, où au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes menées par Forces de défense israéliennes, selon le ministère libanais de la Santé.
Cette nouvelle escalade du conflit entre Hezbollah et Israël a déjà provoqué le déplacement d’au moins 30 000 personnes. L’Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a averti mardi que ce chiffre pourrait encore augmenter si les hostilités se poursuivent.
Les opérations militaires israéliennes ciblant le mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran se poursuivent notamment dans la banlieue sud de la capitale Beyrouth ainsi que dans le sud du pays.
Selon plusieurs témoins, des troupes israéliennes auraient franchi mardi matin la Ligne bleue, la frontière provisoire séparant le Liban et Israël.
De son côté, le Hezbollah affirme avoir attaqué trois bases militaires israéliennes en riposte.
INTERNATIONAL
LIBAN – Beyrouth évacue sous la menace d’une nouvelle vague de frappes
La tension militaire s’intensifie au Liban. Ce mardi à l’aube, l’armée israélienne a diffusé de nouveaux ordres d’évacuation visant plusieurs localités, notamment deux quartiers du sud de Beyrouth, bastion traditionnel du Hezbollah. Les habitants ont été appelés à s’éloigner d’immeubles ciblés, en prévision de frappes qualifiées d’imminentes.
Cette séquence marque une nouvelle phase dans l’affrontement entre Israël et le mouvement chiite soutenu par l’Iran. La veille, les autorités israéliennes avaient annoncé un durcissement de leur campagne militaire, promettant de faire payer un « lourd tribut » au Hezbollah, accusé d’avoir lancé des roquettes et des drones en direction du territoire israélien.
Beyrouth sous pression
Les quartiers sud de la capitale libanaise, régulièrement ciblés lors des précédents cycles de confrontation, se retrouvent à nouveau au cœur du dispositif militaire israélien. Les avertissements d’évacuation s’inscrivent dans une stratégie visant à réduire les pertes civiles tout en accentuant la pression sur l’appareil militaire du Hezbollah.
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes auraient causé au moins 52 morts et 154 blessés, un bilan susceptible d’évoluer. Ces chiffres traduisent l’intensité des bombardements et la vulnérabilité des zones urbaines densément peuplées.
Fracture institutionnelle à Beyrouth
Au-delà de l’escalade militaire, la crise révèle une rupture politique majeure au Liban. Le gouvernement a annoncé l’interdiction des activités militaires et sécuritaires du Hezbollah sur le territoire national. Une décision immédiatement dénoncée par le mouvement, qui y voit une tentative de désarmement politique sous pression internationale.
Cette position fragilise davantage un État déjà confronté à une crise économique structurelle et à une paralysie institutionnelle chronique. L’exécutif cherche manifestement à éviter une internationalisation accrue du conflit, alors que le pays se retrouve entraîné dans une confrontation régionale plus large.
Dimension régionale du conflit
L’embrasement actuel trouve son origine dans une attaque revendiquée par le Hezbollah contre Israël, présentée comme une riposte à la mort du guide iranien Ali Khamenei. Cet épisode a élargi le théâtre des opérations au-delà des frontières libanaises, inscrivant la crise dans une dynamique régionale où s’entrecroisent rivalités stratégiques et logiques de dissuasion.
AMÉRIQUE
MEXIQUE – “El Mencho” tué, le pays sous tension après la riposte des cartels
La mort de l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du continent américain marque un tournant sécuritaire au Mexique. Nemesio Oseguera, plus connu sous le surnom d’« El Mencho », a été tué dimanche lors d’une opération de l’armée mexicaine. Âgé de 59 ans, il dirigeait le Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes du pays.
L’intervention, coordonnée avec les États-Unis, visait un chef de cartel sous le coup de mandats d’arrêt des autorités mexicaines et américaines. Depuis l’arrestation des figures historiques du Cartel de Sinaloa, Oseguera était perçu comme l’un des derniers « parrains » dominants du narcotrafic mexicain.
La riposte n’a pas tardé. Dans l’État de Jalisco, des groupes armés ont dressé des barrages routiers et incendié véhicules et camions. Des incidents violents ont également été signalés dans une vingtaine d’États, traduisant la capacité de nuisance du réseau.
Face à l’escalade, la présidente Claudia Sheinbaum a annoncé la suspension des cours dans huit États et appelé la population à limiter ses déplacements. Les autorités redoutent une fragmentation du cartel ou des affrontements internes pour le contrôle des routes du trafic.
Le CJNG était classé organisation terroriste par les États-Unis et figurait parmi les principaux vecteurs d’exportation de cocaïne, d’héroïne et de fentanyl vers le marché nord-américain. La disparition de son chef ouvre une phase d’incertitude : affaiblissement durable du groupe ou recomposition violente du paysage criminel mexicain.
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