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GABON – Nicolas Nguema, une carte maîtresse sur l’échiquier politique gabonais

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Nicholas Nguema s’est lentement imposé comme un grand défenseur des réformes démocratiques et de la transparence sur la scène politique gabonaise. Il fut très acerbe vis-à-vis du régime Bongo jusqu’à la chute de ce dernier en 2023, il est, par ailleurs, l’un des soutiens majeurs du général Brice Oligui Nguema. Cependant, cela ne l’empêche pas d’appeler à une rupture définitive avec l’ancien régime du PDG. À quoi est dû ce repositionnement ? Évolution pragmatique ou ambition politique ? À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, Nicolas Nguema apparaît plus que jamais comme une pièce maîtresse de l’échiquier politique gabonais.

Nicholas Nguema, entre la politique et les affaires
Bien connu dans le paysage gabonais, Nicolas Nguema fait partie des personnes qui animent l’écosystème politique de ce pays d’Afrique de l’Ouest de moins de trois millions d’habitants. Fervent défenseur des réformes démocratiques et de la transparence dans la gouvernance du pays, cet homme d’affaires et homme politique, est le cofondateur du Parti pour le Changement (PLC), avec à ses côtés de l’avocat Anges Kevin Nzigou. Durant le règne de l’ancien président Ali Bongo, ce parti a, par ses prises de position, fini par s’imposer comme une voix critique en plaidant, à cor et à cri, pour une transformation profonde du paysage politique de son pays, miné par le clientélisme et autres concussions en tout genre. À côté de son engagement politique, Nicolas Nguema est un véritable homme d’affaires. Mandataire légal au Gabon du Groupement Santullo Sericom, une entreprise italienne qui a eu, par le passé, des différends avec l’État gabonais, il a joué un rôle capital. Avec cette double casquette d’homme d’affaires et de politique, Nicolas Nguema est tantôt adulé, tantôt controversé.

Un engagement marqué par la contestation
Dès la création du PLC (Parti Pour le Changement), Nicolas Nguema a illico montré sa ligne de conduite. Se démarquant des autres membres de l’opposition gabonaise qui n’hésitent pas à tomber dans le marigot de la corruption, il s’est forgé l’identité, et surtout l’image d’un homme qui ne transige pas avec la vérité. Chose rare dans un pays gangrené par la corruption au plus haut sommet de l’État. Ayant été l’un des membres actifs du collectif “Appel à Agir”, qui demandait la reconnaissance de la vacance du pouvoir suite aux problèmes de santé du président Ali Bongo, Nicolas Nguema s’est créé beaucoup d’ennemis, même au sein de son propre parti politique. Notons que ce mouvement a marqué un tournant décisif dans l’opposition gabonaise en mettant en avant la nécessité d’une alternance politique. Bien entendu, cela n’a pas manqué de lui valoir des ennuis judiciaires. Ainsi, en décembre 2020, il est arrêté et placé en garde à vue par la Direction Générale de la Contre-ingérence et de la Sécurité Militaire (B2), dans une supposée affaire liée à la vente d’une barge appartenant au Groupement Santullo Sericom. Avec les nombreux soutiens de la population et de ses partisans qui dénonçaient une arrestation à motivation politique. Après plusieurs semaines de détention, il est libéré en mars 2021 grâce à une décision de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville.

Brice Oligui Nguema, la politique autrement
Depuis la chute d’Ali Bongo en août 2023 suite à un coup d’État
, Nicolas Nguema et son parti ont adopté une nouvelle posture. Désormais, le PLC ne cache plus son soutien, ouvertement affiché, au général Brice Clotaire Oligui Nguema, l’homme qui mène la transition politique après le coup d’État. Avec le congrès prévu pour le 22 février 2025, le PLC, on l’espère, devrait officialiser son positionnement, qui on le sait, va en faveur du président de la transition, Brice Oligui Nguema. Il était en France début février pour mobiliser la diaspora, Nicolas Nguema affirme à qui veut l’entendre que le général Oligui Nguema a apporté des “progrès concrets” en quinze mois de transition, notamment en matière d’infrastructures et de gouvernance. Mais des questions comme l’éducation et la santé sont des domaines où il reste encore beaucoup de choses à faire.

Nicolas Nguema, Homme politique, Gabon

Rupture avec l’ancien régime
Malgré son soutien au chef de la transition, Nicolas Nguema reste très lucide. En effet, il ne manque pas d’occasion pour insister sur la nécessité d’une rupture totale avec le Parti Démocratique Gabonais (PDG), qui a dominé la scène politique pendant plus de cinq décennies. Selon lui, la transition actuelle ne sera réussie que si les anciens barons du régime Bongo sont écartés définitivement de l’administration. “Bien évidemment, nous reprochons le fait qu’il y ait encore beaucoup trop de ‘‘PDGistes’’ au sein de l’administration, mais ça va s’arrêter forcément très prochainement. Inéluctablement, le PDG doit disparaître du paysage politique dans notre pays.” Pour l’élection présidentielle anticipée du 12 avril 2025, la position du PLC et de son co-président devient est claire : il estime que Brice Oligui Nguema est le mieux placé pour mener cette transition à bien, à condition qu’il se détache totalement du PDG.

Nicolas Nguema, un stratège politique ?
Le PLC a opéré un virage à 180° en apportant son indéfectible soutien à la transition gabonaise. Stratégie politique ? L’avenir politique du PLC, qui est passé en un clignement de cils d’un parti d’opposition radicale à un fervent soutien de la transition, marque une évolution importante dans la carrière politique de Nicolas Nguema. Espère-t-il que cette position pragmatique va lui permettre de jouer un rôle clé dans la recomposition du paysage politique gabonais ? Au-delà de toutes ces questions, il n’est pas évident de voir le vieux parti, le PDG et les poids des anciens cadres de ce parti disparaître de si tôt. Aussi, l’élection présidentielle à venir servira de test pour évaluer si la transition donnera naissance à une nouvelle ère pour le Gabon. Dans tous les cas, Nicolas Nguema, en tant que figure influente du PLC, devra faire un choix : voler de ses propres ailes ou rester dans le giron de la transition. Il s’est déjà proclamé candidat à la députation pour les prochaines élections législatives pour le renouvellement du Parlement gabonais.

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SÉNÉGAL – De Pikine à Londres, SOLMA veut faire défiler le Sénégal sur la scène internationale

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Le 4 octobre 2026, la marque fondée par le créateur sénégalais N‑Jah organisera à Londres un grand Fashion Show caritatif. Une nouvelle étape dans l’ascension d’une maison qui entend conjuguer mode, identité africaine, diversification et engagement social.

Partir de Pikine pour conquérir Londres. C’est le pari de SOLMA, marque sénégalaise de vêtements fondée en 2014 par Alioune Mbodj, plus connu sous le nom de N‑Jah. Le 4 octobre prochain, le créateur organisera dans la capitale britannique un grand Fashion Show destiné à présenter son univers, mais aussi à faire rayonner la créativité sénégalaise au-delà du continent africain. Pensé comme une rencontre entre mode, musique et culture, l’événement devrait réunir créateurs, artistes, mannequins, personnalités et membres de la diaspora africaine installés au Royaume-Uni. Plus qu’un simple défilé, ce rendez-vous se veut une vitrine de l’ambition internationale de SOLMA : porter une mode née au Sénégal sur les grandes scènes mondiales.

Une marque née dans les rues de Pikine
L’histoire de SOLMA commence à Pikine, dans la banlieue de Dakar, entre le quartier de Tally Bou Mak et l’effervescence du marché Zinc. Né à Pikine, N‑Jah a fait de sa ville natale le point de départ et le cœur battant de son aventure entrepreneuriale. C’est dans cet environnement populaire, créatif et profondément urbain qu’il imagine une marque capable de raconter une autre Afrique : moderne, audacieuse et fière de ses racines. Pikine n’est donc pas seulement le berceau de SOLMA. La ville nourrit l’inspiration du créateur, son identité artistique et son engagement en faveur de la jeunesse. En wolof, « SOLMA » signifie « porte-moi ». Un nom qui sonne comme une invitation, mais aussi comme une déclaration d’intention. À travers ses créations, N‑Jah entend faire voyager le Sénégal et inscrire son identité dans les tendances contemporaines. La marque développe aujourd’hui plusieurs univers : streetwear, vêtements traditionnels et créations « tradi-modernes ». Survêtements aux finitions travaillées, tee-shirts signatures, ensembles en jean, chaussures, accessoires et maillots inspirés des couleurs nationales composent son catalogue. Son slogan, « From Senegal to the World », résume cette volonté de bâtir un pont entre Dakar et les grandes capitales internationales.

Solma Show 4 octobre

Londres comme nouveau tremplin
Désormais installée à Londres, SOLMA entend utiliser la capitale britannique comme une fenêtre ouverte sur le monde. Ville multiculturelle et place incontournable de la mode, Londres offre à la maison sénégalaise un accès privilégié aux diasporas africaines, aux médias internationaux et aux professionnels des industries créatives. Le Fashion Show du 4 octobre devrait marquer une étape importante dans cette stratégie. Après plusieurs éditions organisées à Dakar, notamment à la Place du Souvenir, à Fan City, au Grand Théâtre et au Baramundi, SOLMA poursuit le développement de son événement dans la capitale britannique. La marque revendique déjà le soutien de plusieurs personnalités. Youssou Ndour, Akon, CeeLo Green ou encore le footballeur sénégalais Ismaïla Sarr figurent parmi les célébrités présentées comme ayant porté ses créations. Une visibilité précieuse pour une maison qui ambitionne de transformer sa reconnaissance communautaire en véritable rayonnement international.

SOLMA se lance dans la bagagerie
Le défilé du 4 octobre marquera également une nouvelle étape dans le développement commercial de la marque. En collaboration avec **HB London**, SOLMA annoncera son entrée dans l’univers de la bagagerie avec une première production de **1 000 valises et bagages de voyage**. Cette nouvelle ligne doit permettre à la maison d’étendre son identité au-delà du vêtement. Les futures pièces de bagagerie devraient reprendre les codes visuels et l’esthétique urbaine qui caractérisent SOLMA, tout en répondant aux besoins d’une clientèle internationale et mobile. Cette diversification apparaît cohérente avec le slogan de la marque, « From Senegal to the World ». Après avoir habillé ses clients, SOLMA souhaite désormais les accompagner dans leurs voyages.

solma

Une collection de maillots aux couleurs du Sénégal
SOLMA profitera également de son Fashion Show londonien pour présenter une nouvelle collection de **maillots du Sénégal revisités dans le style de la marque**. À travers ces créations, N‑Jah entend associer les couleurs nationales à l’esthétique contemporaine et urbaine de SOLMA. Plus que de simples tenues sportives, ces maillots seront pensés comme des pièces de mode permettant aux Sénégalais, notamment ceux vivant à l’étranger, d’afficher leur attachement au pays avec élégance et modernité. Cette collection devrait ainsi prolonger le travail déjà engagé par la maison autour des maillots inspirés des couleurs de différents pays. Elle s’adressera aussi bien au public sénégalais qu’aux membres de la diaspora désireux de porter leur identité culturelle au quotidien.

La mode comme instrument de solidarité
L’événement du 4 octobre possède également une dimension caritative. Depuis ses débuts, le SOLMA Show associe création et engagement social. Une partie des recettes doit contribuer au financement de projets consacrés à l’éducation et à la formation des jeunes de Pikine. Cette démarche se trouve au cœur de la philosophie défendue par N‑Jah. Pour le créateur, le vêtement ne constitue pas une finalité, mais un moyen de valoriser des savoir-faire, de créer des opportunités et de soutenir les communautés dont la marque est issue. SOLMA affirme également vouloir renforcer sa collaboration avec des artisans et des ateliers africains. Son ambition est de tendre vers une production entièrement réalisée sur le continent, même si cet objectif demande encore des moyens, une organisation solide et des capacités de production adaptées au marché international.

Le défi d’un passage à l’échelle
Comme de nombreuses marques africaines émergentes, SOLMA doit désormais relever plusieurs défis : structurer sa distribution, garantir une production régulière, renforcer sa présence numérique et séduire une clientèle internationale sans perdre son identité. Le lancement annoncé de 1 000 pièces de bagagerie représente, à cet égard, un changement d’échelle important. Il nécessitera une organisation capable de garantir la qualité des produits, le respect des délais de fabrication et une distribution adaptée à plusieurs marchés. Son positionnement premium traduit cette volonté de changer le regard porté sur la mode africaine. Les pièces phares sont commercialisées à des tarifs pouvant atteindre 250 livres sterling pour certains ensembles et survêtements, tandis que les tee-shirts et les maillots sont proposés entre 65 et 85 livres. Ce choix place SOLMA sur un segment exigeant, où l’histoire racontée par la marque doit être accompagnée d’une qualité irréprochable, d’un service commercial efficace et d’une stratégie internationale cohérente.

Le rendez-vous londonien du 4 octobre sera donc plus qu’une célébration. Il constituera un test grandeur nature pour une maison qui veut transformer une réussite née dans les rues de Pikine en aventure mondiale. À travers ce défilé, le lancement de sa ligne de bagagerie et la présentation de ses nouveaux maillots du Sénégal, N‑Jah entend démontrer qu’une marque sénégalaise peut conjuguer héritage culturel, esthétique contemporaine, diversification et ambition économique. De Dakar à Londres, SOLMA avance avec une conviction : l’Afrique ne doit plus seulement inspirer la mode internationale. Elle doit aussi en devenir l’une des signatures.

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SÉNÉGAL – Barros Edgar : du foot à la création de contenu

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Edgar Barros

À 26 ans, Edgar Barros fait partie de cette jeune génération talentueuse d’Africains qui refusent de se laisser enfermer dans une case. Grâce à ses contenus très suivis sur les réseaux sociaux, il s’est forgé une véritable popularité. Alors que tout le prédestinait à une carrière de footballeur, Barros est aujourd’hui un créateur de contenu, suivi par plus de 460 000 personnes. Ses vidéos cumulent des millions de vues. Il vient de sortir son premier ouvrage “Vamos comme Barros) qui parle des ses voyages en Asie.

De la pelouse aux réseaux sociaux
Né en France d’un père sénégalais et d’une mère espagnole, Edgar Barros commence très tôt le football. Très vite, il intègre l’US Torcy, un club formateur reconnu, où il évolue aux côtés de Randal Kolo-Muani. À 19 ans, un accident le met sur la touche : une rupture des ligaments croisés. Cette blessure l’oblige à une longue rééducation. Cependant, il ne veut rien lâcher. Il continue en Régional 1 à Meaux, puis au Val d’Europe. En 2023, il rejoint Avranches avant de signer à l’AS Vitré. Mais, il comprend que son vrai terrain de jeu, c’était le monde. Depuis son premier voyage au Mali, tout change. Désormais, il veut explorer le monde, comprendre les gens, ressentir ce qu’ils ressentent. Dans une interview accordée à Ze-Africanews, il confie : “J’ai cru que le foot était toute ma vie…” Il finit par comprendre, dit-il : “ Ce que je recherchais, c’était plus qu’un but marqué : c’était l’envie de marquer l’histoire.”

Une reconversion réussie
Après avoir mis un terme à sa carrière sportive, Edgar Barros développe une activité de créateur de contenu. Sur les réseaux sociaux, il partage des vidéos et des analyses qui mettent en lumière la richesse des cultures africaines, en particulier sénégalaise. Son approche singulière lui permet de fédérer une large communauté. Pour ne pas s’arrêter là, il publie un ouvrage : “Vamos Comme Barros”. Ce livre est un carnet de route illustré qui mêle anecdotes, photos, tips et QR codes pour revivre ses aventures en vidéo. Il y raconte ses périples en Malaisie, en Thaïlande et en Corée du Sud.

Barros, tisseur de ponts entre les identités
Après avoir troqué les crampons contre la caméra, Barros veut vivre pleinement de cette nouvelle vocation. En novembre 2020, il crée son entreprise, enregistrée sous le nom “BARROSJR”, spécialisée dans l’édition de revues et périodiques. Il raconte à travers les outils numériques les histoires des gens, souvent méconnues. En cela, on peut dire qu’il est passeur de culture. Il met en avant les personnes souvent méconnues. Il promeut la culture sénégalaise et montre une autre image de l’Afrique et des Africains partout où il va. Son crédo : valoriser la richesse du patrimoine africain à travers des récits, des analyses, des témoignages, et surtout, un style personnel, direct et immersif.

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SÉNÉGAL – Le parti la Nouvelle Responsabilité participera au dialogue national

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Amadou Ba, Photo : Page Facebook

Dans un communiqué rendu public dimanche 18 mai, la Nouvelle Responsabilité (NR), parti dirigé par l’ancien Premier ministre Amadou Ba, a officiellement annoncé sa participation au dialogue national convoqué par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Cette décision intervient dans un contexte politique tendu où plusieurs formations politiques ont déjà fait connaître leurs positions divergentes sur cette initiative présidentielle.

Une participation conditionnée par des ambitions plus larges
Si la Nouvelle Responsabilité (NR) confirme bien sa présence aux discussions à venir, elle ne manque pas de souligner que le cadre proposé lui semble trop restreint. « La thématique centrale portant sur le système politique revêt une importance certaine, mais elle demeure insuffisante pour répondre, à elle seule, aux attentes profondes et légitimes des Sénégalaises et des Sénégalais », peut-on lire dans le communiqué.

Le parti d’Amadou Ba, se définissant comme « une force politique incontestable », propose ainsi d’élargir significativement l’agenda des discussions pour y inclure plusieurs préoccupations économiques et sociales qu’il juge prioritaires :

La dette publique et la maîtrise du déficit budgétaire ;
L’équité fiscale ;
L’emploi et l’employabilité des jeunes ;
Les dynamiques migratoires ;
Le développement durable ;
Le pouvoir d’achat et la cherté de la vie ;
La préservation des libertés fondamentales ;

Un positionnement stratégique dans l’échiquier politique
Cette annonce intervient alors que le paysage politique sénégalais reste divisé sur l’opportunité même de ce dialogue. En acceptant d’y participer tout en cherchant à en redéfinir le périmètre, la Nouvelle Responsabilité adopte une posture à la fois constructive et critique qui pourrait lui permettre de se démarquer.

« Notre participation s’inscrit dans une dynamique de contribution critique et constructive, dans un contexte politique, économique et social particulièrement préoccupant qui nécessite rapidement des mesures d’apaisement« , précise le parti, faisant ainsi allusion aux tensions qui traversent la société sénégalaise.

Une vision républicaine revendiquée
La Nouvelle Responsabilité(NR) rappelle son attachement à son crédo « JAMM AK NJARIN » (paix et prospérité partagée) et insiste sur sa conception du dialogue national comme « un instrument républicain de pacification, de renforcement de la démocratie et de consolidation de l’État de droit ».

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