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INTERNATIONAL

IRAN – Montée des tensions après une attaque meurtrière contre les Gardiens de la Révolution

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L’Iran traverse une période d’instabilité aiguë, marquée par la convergence de tensions internes et externes. Alors que les relations avec Israël se sont considérablement détériorées, le pays fait face à une contestation croissante, nourrie par des décennies de restrictions politiques, économiques et sociales.

Dans plusieurs villes, la rue iranienne continue d’exprimer sa colère à travers des manifestations récurrentes, souvent étouffées par une répression brutale. Une partie de la population dénonce un régime autoritaire et inflexible, tandis que des groupes armés profitent de ce climat pour intensifier leurs activités subversives et affaiblir l’État central.

Une attaque meurtrière contre les Gardiens de la Révolution

C’est dans la région montagneuse de Sarvabad, au nord-ouest du pays, que s’est produite la dernière attaque imputée à un groupe armé kurde. L’assaut, mené à la grenade contre un bâtiment occupé par des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, a coûté la vie à deux militaires et fait trois blessés.

Selon les autorités iraniennes, les assaillants auraient opéré depuis le Kurdistan irakien, accusé par Téhéran de servir de base arrière à plusieurs organisations qualifiées de « groupes anti-révolutionnaires ». Ces derniers viseraient à déstabiliser le pays en s’en prenant directement aux symboles du pouvoir.

Les Kurdes rejettent les accusations

Les formations kurdes concernées ont catégoriquement nié toute responsabilité, dénonçant une instrumentalisation politique des faits par le régime iranien. Pourtant, malgré un accord conclu en 2023 entre Téhéran et Bagdad censé démanteler les sanctuaires de ces groupes armés au Kurdistan irakien, les affrontements persistent dans certaines zones frontalières.

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Ces territoires montagneux, difficiles à contrôler, offrent encore des refuges aux combattants, alimentant une tension chronique dans une région où chaque incident peut dégénérer en crise régionale majeure.

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AMÉRIQUE

VÉNÉZUELA – Maria Corina Machado veut partager son Nobel de la paix avec Donald Trump

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Figure centrale de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado a annoncé, lundi, son intention de partager son prix Nobel de la paix 2025 avec le président des États-Unis, Donald Trump. Cette déclaration intervient deux jours après l’opération militaire américaine menée au Venezuela, laquelle a abouti à la capture de Nicolás Maduro et à la chute de son régime.

S’exprimant sur la chaîne Fox News, dans une intervention relayée par l’agence Anadolu, Maria Corina Machado a déclaré vouloir dédier cette distinction au chef de l’État américain. Selon elle, l’action de Washington, intervenue le 3 janvier, a permis de concrétiser ce qui était jusqu’alors perçu comme impossible. Elle estime que cette opération a ouvert la voie à un changement politique majeur au Venezuela et affirme que le peuple vénézuélien souhaite, à travers ce geste symbolique, associer Donald Trump à cette reconnaissance internationale.

Cette intervention militaire américaine a toutefois provoqué de nombreuses réactions sur la scène internationale. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une atteinte aux principes fondamentaux du droit international. L’Organisation des Nations unies a notamment rappelé que ce type d’intervention unilatérale « sape un principe fondamental du droit international », soulignant les risques juridiques et politiques liés à l’usage de la force sans mandat multilatéral.

Concernant sa situation personnelle, Maria Corina Machado a indiqué envisager un retour au Venezuela « dans les plus brefs délais », sans préciser son lieu de résidence actuel. Sur le plan politique, elle a vivement critiqué Delcy Rodríguez, investie lundi présidente par intérim par l’Assemblée nationale. L’opposante l’accuse d’avoir été impliquée dans des actes de torture sous l’ancien régime, mettant en doute sa légitimité morale et politique. De son côté, Delcy Rodríguez a affiché sa volonté de coopérer avec l’administration américaine afin d’assurer une transition institutionnelle.

Sur le plan programmatique, Maria Corina Machado a réaffirmé son ambition de faire du Venezuela un « centre énergétique des Amériques », en s’appuyant sur le rétablissement de l’État de droit, l’ouverture économique et l’attraction des investissements internationaux. Toutefois, le président Donald Trump a tempéré ces perspectives. Samedi, il a indiqué qu’il ne soutenait pas sa candidature à la présidence, estimant qu’elle ne bénéficiait pas d’un soutien populaire suffisant à ce stade.

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EUROPE

PAYS-BAS – Droit international en question : La Haye se retire des opérations antidrogue menées par Washington

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Le gouvernement des Pays-Bas a officiellement décidé de suspendre sa coopération avec les États-Unis dans le cadre des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants dans la région des Caraïbes. Cette décision marque une rupture significative entre deux partenaires traditionnels et intervient en réaction aux méthodes désormais employées par Washington, jugées incompatibles avec les principes juridiques défendus par La Haye.

L’annonce a été confirmée par le ministre néerlandais de la Défense, Ruben Brekelmans, lors d’un déplacement officiel à Aruba. Selon les autorités néerlandaises, cette suspension fait suite à plusieurs interventions menées par les forces américaines contre des embarcations suspectées de trafic de drogue dans les Caraïbes et dans l’océan Pacifique. Ces opérations privilégient désormais la destruction ou la neutralisation directe des navires, au détriment de l’interpellation des équipages et de leur remise à la justice.

Face à cette évolution doctrinale, les Pays-Bas ont choisi de se désengager. Ruben Brekelmans a précisé que les bâtiments de la marine royale néerlandaise se limiteront désormais à des missions de surveillance dans leurs eaux territoriales et cesseront toute participation ou appui logistique aux opérations américaines menées en haute mer.

Cette divergence stratégique trouve son origine dans l’opération « Southern Spear », lancée en novembre 2025 par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth. Selon des informations relayées par l’agence Anadolu, cette opération du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM) vise à « neutraliser les narcoterroristes » afin de protéger le territoire américain. Une approche que les autorités néerlandaises jugent excessivement militarisée. « Les États-Unis ont fait le choix d’attaquer des individus soupçonnés de trafic plutôt que de les arrêter et de les traduire en justice. C’est leur décision, mais nous n’y sommes pas associés », a déclaré Ruben Brekelmans.

L’usage de la force létale contre des cibles civiles présumées soulève de sérieuses préoccupations sur le plan du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Plusieurs observateurs évoquent le risque d’exécutions extrajudiciaires, une pratique régulièrement dénoncée par les organisations internationales. Cette position américaine s’inscrit dans un contexte plus large de tensions diplomatiques, l’Organisation des Nations unies ayant déjà rappelé, par le passé, que les interventions unilatérales menées au nom de la lutte contre le « narcoterrorisme » ne sauraient justifier la remise en cause des principes fondamentaux du droit international.

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AMÉRIQUE

ÉTATS-UNIS – Administration Trump : l’Afrique fortement touchée par le remaniement diplomatique

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L’administration Trump a engagé un vaste mouvement de rappel de diplomates américains en poste à l’étranger, touchant près de trente hauts responsables, dont plusieurs ambassadeurs de carrière. Cette décision s’inscrit dans une volonté assumée de réorganiser l’appareil diplomatique afin de l’aligner plus étroitement sur la doctrine présidentielle « America First ».

Selon deux responsables du département d’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat, les chefs de mission concernés dans au moins 29 pays ont été informés que leurs fonctions prendraient fin dès le mois de janvier. Tous avaient été nommés sous l’administration Biden et avaient, dans un premier temps, échappé aux limogeages intervenus au début du second mandat de Donald Trump, lesquels visaient prioritairement des nominations à caractère politique. La nouvelle vague de rappels marque donc un durcissement de la ligne suivie par la Maison-Blanche.

Ces diplomates ne sont toutefois pas licenciés. En tant que membres du service diplomatique de carrière, ils peuvent être réaffectés à Washington ou à d’autres missions, s’ils le souhaitent. Le département d’État rappelle que les ambassadeurs servent à la discrétion du président et qu’il est courant qu’un changement d’administration entraîne des ajustements, même si les mandats durent habituellement entre trois et quatre ans.

L’Afrique est le continent le plus affecté par cette restructuration, avec le rappel des ambassadeurs en poste dans treize pays, dont le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et l’Ouganda. L’Asie suit, avec six pays concernés, tandis que l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et centrale ainsi que l’hémisphère occidental sont touchés dans une moindre mesure.

Pour Washington, ces décisions relèvent d’une procédure normale et traduisent le droit du président de s’entourer de représentants pleinement engagés dans la mise en œuvre de sa politique étrangère. Toutefois, ces rappels ont suscité des inquiétudes au Congrès et au sein du syndicat des diplomates américains, qui redoutent une politisation accrue de la diplomatie des États-Unis.

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