CULTURE
Le Festival du Livre Africain de Marrakech (FLAM) et la Leçon Inaugurale du Pr Souleymane Bachir Diagne – Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com
Le jeudi 8 février de 18h à 19h marquera le coup d’envoi du Festival du Livre Africain de Marrakech (FLAM), avec une leçon inaugurale captivante proposée par Souleymane Bachir Diagne. Sous le thème évocateur « Penser un récit africain du monde », Diagne nous invite à explorer les méandres d’une narration alternative, loin des récits totalitaires occidentaux qui ont souvent étouffé la diversité et la richesse de l’histoire africaine.
Face à la domination du récit européen, qui tend à réduire la condition humaine à l’épopée occidentale, l’urgence réside dans la construction d’un récit africain du monde. Cet impératif dépasse largement les frontières de l’Afrique ; il s’agit d’une quête fondamentale qui influence la manière dont nous comprenons et écrivons l’histoire.
Depuis le XIXe siècle, les récits historiques de l’Afrique ont cherché à restituer la mosaïque des cultures présentes sur le continent, aussi bien au nord qu’au sud du Sahara. Ces récits représentent une forme de résistance intellectuelle, une tentative audacieuse de subversion des hiérarchies culturelles, raciales et ethniques imposées par la colonisation.
En ce sens, le FLAM et la leçon inaugurale de Souleymane Bachir Diagne ne sont pas simplement des événements culturels, mais des actes de résistance et de réaffirmation de l’identité africaine dans le récit global de l’humanité. Ils nous rappellent que l’histoire africaine est bien plus que le récit de la domination coloniale ; elle est le témoin d’une diversité, d’une résilience et d’une créativité qui ont façonné le monde moderne.
En ces temps de remise en question des récits historiques dominants et de quête d’une vérité plurielle, les réflexions de Diagne résonnent comme un appel à l’action intellectuelle et culturelle. Le FLAM, à travers ses rencontres, ses débats et ses échanges, offre une plateforme stimulante pour explorer les multiples facettes de l’histoire africaine et pour imaginer un avenir où les voix et les récits africains occupent la place qui leur revient légitimement dans le paysage mondial de la connaissance et de la compréhension.
Le FLAM Festival du Livre Africain de Marrakech promet ainsi d’être un rendez-vous incontournable pour les passionnés de littérature, d’histoire et de culture africaine, mais également pour tous ceux qui aspirent à une vision du monde plus inclusive, plus juste et plus éclairée.
Articles similaires
CULTURE
RWANDA – ISACCO frappe les cœurs avec « NAKUPENDA », en duo avec Khalfan Govinda
L’amour a parfois son propre calendrier. Et pour marquer celui du cœur, ISACCO a choisi un moment chargé de symbole : la Saint-Valentin. Ce jour-là, il ouvre une nouvelle page de son parcours avec NAKUPENDA, une déclaration simple, frontale, sans détour.
Le titre – « je t’aime » en swahili – n’est pas un artifice marketing. C’est une confidence mise en musique. Une manière d’exposer la vulnérabilité d’un homme qui a appris à transformer ses émotions en mélodies. On y découvre un artiste plus posé, plus sûr de ce qu’il veut transmettre, mais toujours habité par cette flamme intérieure qui parle directement aux tripes.
Pour porter ce message, il ne marche pas seul. À ses côtés, Khalfan Govinda apporte sa gravité, son magnétisme, cette façon unique de faire vibrer chaque phrase comme si elle était vécue à l’instant. Leur rencontre crée une alchimie évidente : deux sensibilités qui se répondent et finissent par ne former qu’une seule voix.
À la production, Laser Beat façonne un écrin à la hauteur de l’intention. Les arrangements respirent, la douceur s’installe, puis la puissance arrive sans prévenir. Tout semble à sa place, rien n’est forcé. On sent une confiance mutuelle, presque familiale, qui dépasse la simple collaboration de studio.
Dans cette chanson, l’être aimé devient refuge. Une présence qui apaise le bruit du monde, qui stabilise quand tout vacille. Les images de lumière, de fleurs, de chaleur ne sont pas là pour embellir : elles servent à dire la gratitude, la promesse de rester, l’engagement qui refuse de fuir. Quand il chante que l’autre est « le commencement et la fin », on comprend qu’il parle d’un amour qui reconstruit.
Ce morceau ressemble aussi à un message envoyé à ceux qui le suivent depuis le début : merci d’être là, l’aventure continue.
Et justement, la suite s’annonce dense. Ce titre agit comme une porte qui s’ouvre sur une année 2026 pleine d’élan. Nouveaux projets, nouvelles couleurs, ambitions élargies. ISACCO revient avec la certitude qu’il a encore beaucoup à offrir – et désormais une manière plus profonde de le dire.
CULTURE
TCHAD – le Festival des cultures sahariennes fait vibrer Amdjarass
La cité d’Amdjarass, à l’est du Tchad, vit au rythme des parades équestres, des chorégraphies traditionnelles et des percussions du désert. La sixième édition du Festival international des cultures sahariennes y rassemble plusieurs communautés venues célébrer la pluralité et l’héritage commun du Sahara et du Sahel.
Des délégations représentant de nombreux groupes ethnolinguistiques ont fait le déplacement, depuis différentes régions du Tchad mais aussi de pays voisins. Pour cette édition, le Niger occupe la place d’invité d’honneur, tandis que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Maroc figurent parmi les participants. Les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un espace de dialogue interculturel et de mise en valeur d’un patrimoine parfois peu connu du grand public.
Présent à Amdjarass, Mokhtar Abdallah, maire de Tamchekett en Mauritanie, insiste sur la portée symbolique de l’initiative. Selon lui, ce type de rencontre contribue à rapprocher des univers qui peuvent sembler éloignés et révèle la force culturelle partagée par les peuples sahéliens.
Les exhibitions de cavaliers constituent l’un des temps forts du programme. Harnachés d’atours traditionnels, les chevaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif de nombreuses communautés. Abdel-Nassir Abdelrahmane, cavalier zaghawa originaire du Wadi Fira, rappelle que ces ornements participent à la dignité même de l’animal, comparant leur absence à une tenue incomplète.
Au-delà des festivités, les promoteurs du projet affichent une ambition plus large. Le fondateur et coordinateur du festival, Issouf Elli Moussami, veut inscrire durablement l’événement sur la carte des grands rendez-vous culturels et touristiques, convaincu que son attractivité ira croissant au fil des éditions.
CULTURE
BENIN – La vengeance d’ Aïcha Khadafi, un thriller explosif signé Mouftaou Badarou
Une explosion déchire le quartier Saint-Lazare. Des voitures et des habitations dévorées par les flammes. Des corps sans vie jonchant le lieu de l’explosion. Et quelques survivants errant, hagards. Le chaos.
Les pro-Kadhafi ont frappé. Le GIGN intervient, la DGSE, elle aussi, traque les cerveaux de l’attentat. Mais le danger n’est pas totalement écarté ! Un terroriste suppléant est entré clandestinement en France. Sa mission : frapper à nouveau. Plus fort.
Un roman au rythme haletant, entre coulisses du renseignement et menace terroriste, où chaque minute compte.

À propos de l’auteur
Mouftaou Badarou est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée et La vengeance de Poutine, qui lui ont valu la faveur du public. Il a également reçu de nombreux prix, notamment le Prix de la radio Africa N°1 en 1990 et le Prix Francophonie/Union Européenne en 1996.
Mouftaou Badarou a été champion du Bénin du Scrabble et des Jeux de lettres à la Télévision nationale du Bénin en 1992.
-
AFRIQUE1 mois .GUINÉE ÉQUATORIALE – Ciudad de la Paz devient officiellement la nouvelle capitale
-
SOCIÉTÉ4 semaines .ÉTATS-UNIS – À Lagos, IShowSpeed franchit les 50 millions d’abonnés et confirme son impact mondial
-
FOOTBALL3 mois .MAROC – Visa électronique gratuit pour la CAN 2025
-
AFRIQUE3 mois .MALI – Reprise des cours après deux semaines blanches, sur fond de crise du carburant et d’insécurité persistante
-
AFRIQUE2 mois .BÉNIN – Otages libérés, opérations de ratissage en cours après la tentative de coup d’État
-
CULTURE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – Josey dévoile « Raisonance », un album intime et puissant
-
AFRIQUE3 mois .GUINÉE – La famille d’Elie Kamano ciblée : l’ONU alerte sur des enlèvements inquiétants
-
AFRIQUE3 mois .GUINÉE – La liste définitive des candidats à la présidentielle dévoilée


