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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – L’opposition exige la tenue des élections

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Pour l’opposition au Mali, hors de question de reporter la date des élections. Des partis politiques et des associations ont tenu une réunion le mercredi 5 janvier 2022 pour informer Goodluck Jonathan, médiateur de la Cedeao en visite au pays, qu’il n’est pas à envisager une prolongation de la transition. Ils ont exigé l’organisation du scrutin  présidentiel pour un retour à l’ordre constitutionnel et à la remise du pouvoir aux civils. 

Les autorités politiques de l’opposition malienne réclament la fin de la transition et la tenue des élections présidentielles. En réunion le 5 janvier 2022, ils ont fait savoir que les conclusions des Assises nationales qui ont prévu une prolongation de la transition ne doivent nullement être suivies. Le scrutin présidentiel doit être organisé dans les délais qui ont été retenus depuis le début de la période transitoire après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keita. « Nous nous rendons compte que ces autorités de la transition n’ont pas été à la hauteur. Donc, il faut que nous nous retrouvions, en tant que Malien, pour décider d’une nouvelle feuille de route, et avoir de nouvelles autorités de la transition qui auront comme seule mission de sécuriser le pays et d’organiser les élections présidentielle et surtout générales pour un retour à l’ordre constitutionnel« , a déclaré Amadou Koïta, 

Zeynab Evelyne Jacques, vice-présidente de l’Alliance républicaine pour le progrès (ARP) craint que la Cedeao impose d’autres sanctions à l’Etat malien qui souffre déjà depuis le coup d’État. « Non seulement nous sommes dans une crise économique, mais aussi socio-culturelle et aussi de terrorisme. Donc, avoir une sanction, ce serait très présent pour les Maliens et insupportable », a-t-elle affirmé.

D’ailleurs, l’opposition compte matérialiser son engagement en organisant une manifestation au monument des martyrs de la révolution de 1991, le samedi 8 janvier 2022. Une manière d’alerter les autorités sur l’urgence d’organiser les élections et d’éviter toute velléité de prolongation du pouvoir des militaires. Le même jour, les partisans de la prolongation de la transition ont aussi prévu de manifester pour mettre la pression sur les chefs d’États de la Cedeao qui doivent se réunir le dimanche 9 janvier 2022 pour statuer sur la situation.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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