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CULTURE

[MUSIC-IN] – Blick Bassy et Trio SR9 : Un remix d’enfer

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Alors que je dilapidais mon temps de travail à zyeuter les chancelleries occidentales rivaliser de concerts patriotiques cuculs contre le tsariste Poutine, je reçois une stridente notification du PAM, Pan African Music, un magazine musical en ligne : le trio SR9, un groupe de musiciens, et le chanteur camerounais Blick Bassy reprennent avec brio le tube « One Lady Times », 2015 d’Ariana Grande. Cela attise ma curiosité. Je cours voir de quoi cela retourne. Sur Youtube, évidemment. Je n’aurais pas dû.

Une reprise à vous couper les connexions entre les synapses
Première lecture. Sensation d’apnée. J’en ai eu le souffle coupé. Désarçonné, je me suis demandé : qui est ce drôle de zozo qui a osé dire que la musique adoucit la vie ? Il a oublié de nous dire, en apostille, qu’elle brûlait aussi les neurones. Ma première impression, pour le dire d’un mot, d’une épithète, était épouvantable. Une véritable cacophonie de portiers sous ecstasy. Que cette bande d’ouvreurs de loge soient des maîtres incontestés dans l’art musical, permettez-moi d’en douter. Ce n’est pas que je veuille profaner ce noble art, mais ce quatuor de concertants faisait un bruit digne d’un orchestre d’amateurs. Une discordance affreuse à vous crever les tympans. De la cacophonie pure et simple. Un déluge de gammes et de volatines, les unes plus rapides que les autres. Des ré et des fa qui se s’empoignent, nerveux dans une lutte à mort. Qu’est-ce qu’ils ont à bricoler cet excellent tube ? Quel gâchis ! Mais à mesure que j’écoutais le mouvement du morceau, la graisse de mes oreilles fondait comme du karité au soleil. C’était mes oreilles, à moi, qui étaient mal accordées.

« One Last Times » : un remix qui dépote et saisit aux tripes
Changement de perspective. Nouvel avis, comme chez un politicien sans personnalité. Je retourne ma veste, et sans honte, je le dis ferme : c’est assurément l’une des meilleures reprises qu’on pouvait faire d’une chanson aussi aboutie : cette combinaison d’instruments et cette voix unique qui donne une sonorité nouvelle et charmante à ce tube qui avait été pendant longtemps champion des hit-parades. Ce tube d’Ariana Grande, aux multiples distinctions, n’a pas de toute évidence fini sa chevauchée glorieuse. Toutes les fois qu’on a pensé qu’il dégringolait dans les charts, il s’en est trouvé un artiste pour le remorquer. Après Kendji Girac, c’est le trio d’enfer SR9 et le tonique Blick Bassy.

Blick Bassy “The” l’artiste…
Incontestablement, Blick Bassy est l’artiste qu’il fallait pour le remix de ce single d’Ariana Grande. On n’a le sentiment que ce single, chanté en Bassa par Bassy, a été écrit pour lui. Le trio SR9 a eu le nez creux. Doué d’un physique charmant et d’une voix vibrante et déchirante, Blick Bassy se distingue surtout par l’éclat et la magnificence de sa vocalisation. Mais, il nous tape sur le système à toujours débuter ses concerts par ce discours un tantinet révolutionnaire de cet indépendantiste camerounais tombé dans l’oubli : Ruben Um Nyobe. Après avoir giflé la prophétie parentale, pour aller se jeter dans les bras de la musique, son père, le croyant possédé, l’envoya chez des exorcistes. En vain. Il avait raison, le père : la musique est une passion violente et ceux qui la pratique ont l’air de véritables cinglés.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Amadeus lance le suspense autour de « Yalla du juum »

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La scène urbaine sénégalaise s’inscrit dans une dynamique de promotion digitale avec le retour annoncé de Amadeus. L’artiste amorce le lancement de son nouveau projet en dévoilant un teaser visuel, première étape d’une stratégie de communication calibrée.

Selon des informations relayées par Kawtef, le chanteur a récemment mis en ligne un extrait de son prochain clip intitulé Yalla du juum. Une courte séquence pensée pour capter l’attention et susciter l’intérêt avant la sortie officielle.

Sur le plan artistique, les premières images dévoilent une réalisation soignée, avec une direction visuelle qui mise sur une atmosphère à la fois immersive et énigmatique. Ce choix esthétique semble accompagner une orientation musicale centrée sur l’émotion et la transmission de messages, sans en dévoiler entièrement le contenu. Cette approche progressive, désormais courante dans l’industrie musicale, vise à créer une attente autour du projet et à mobiliser la communauté de l’artiste sur les plateformes numériques.Désormais, l’attention se concentre sur l’annonce de la date de sortie complète du clip, un moment clé qui devrait confirmer les ambitions artistiques d’Amadeus et mesurer l’impact de cette campagne de teasing.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Adji Diarra Niang : une voix engagée du tassou et ambassadrice de la culture sénégalaise

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Artiste, chanteuse et promotrice culturelle, Adji Diarra Niang s’impose aujourd’hui comme l’une des figures engagées dans la valorisation du tassou, cet art de la parole rythmée profondément enraciné dans la tradition orale sénégalaise. À travers sa musique et ses initiatives culturelles, elle contribue activement à préserver et transmettre cet héritage artistique aux nouvelles générations.

Une artiste au service du tassou
Le tassou occupe une place particulière dans la culture sénégalaise. Entre poésie, chant et performance orale, il constitue un mode d’expression puissant qui accompagne les cérémonies, les rassemblements populaires et les moments forts de la vie sociale. Par sa voix et son talent, Adji Diarra Niang participe à faire vivre cet art ancestral tout en lui donnant une dimension contemporaine. Son travail artistique s’inscrit dans une démarche de transmission, de sensibilisation et de promotion du patrimoine culturel sénégalais.

Fondatrice du festival FESTASS
Au-delà de la scène, l’artiste s’illustre également par son engagement dans la promotion culturelle. Elle est la fondatrice et directrice du FESTASS, un festival consacré au tassou et plus largement aux arts de la parole. Ce rendez-vous culturel a pour ambition de : valoriser le tassou et les expressions artistiques traditionnelles; Offrir une plateforme d’expression aux artistes confirmés et émergents ; Favoriser la transmission du patrimoine culturel aux jeunes générations. À travers ce festival, Adji Diarra Niang œuvre pour donner une visibilité nationale et internationale à cet art souvent méconnu.

Une présence remarquée à Paris
Récemment, l’artiste s’est rendue à Paris dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, un événement majeur qui rassemble chaque année de nombreux acteurs du monde agricole et culturel. Elle y accompagnait notamment le maire de Kaolack, Serigne Mboup, présent pour promouvoir les initiatives et les richesses de sa ville. Cette participation a été l’occasion de mettre en lumière non seulement les produits et savoir-faire sénégalais, mais aussi la richesse de la culture du pays. Lors de son passage dans l’émission « Invité du Jour », Adji Diarra Niang a tenu à remercier chaleureusement le maire Serigne Mboup, saluant son soutien et son engagement en faveur de la culture et de la promotion des artistes.

Une ambassadrice de la culture sénégalaise
Par son parcours artistique et son engagement culturel, Adji Diarra Niang s’affirme aujourd’hui comme une véritable ambassadrice du tassou. Entre performances artistiques, initiatives culturelles et actions de transmission, elle poursuit un objectif clair : faire rayonner cet art traditionnel au Sénégal et au-delà des frontières. Son travail illustre la vitalité de la culture sénégalaise et rappelle combien les traditions orales restent un pilier essentiel de l’identité et de la mémoire collective.

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CULTURE

ÉGYPTE – Or et éternité : quand les pharaons s’invitent au cœur de Londres

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Londres accueille une exposition d’envergure consacrée à l’Égypte antique, réunissant 180 pièces majeures issues de collections nationales égyptiennes. Bien au-delà d’un simple événement muséal, cette présentation s’inscrit dans une stratégie assumée de diplomatie culturelle, visant à renforcer l’attractivité touristique du pays tout en valorisant son patrimoine millénaire.

Intitulée « Ramsès et l’or des pharaons », l’exposition met en lumière des artefacts couvrant l’âge d’or des souverains égyptiens, avec un accent particulier sur le règne de Ramsès II. Parmi les pièces emblématiques figure un masque funéraire recouvert de feuilles d’or, façonné selon les traits du roi Amenemope, dont la finesse témoigne du savoir-faire des ateliers royaux de la XXIe dynastie.

Une tournée mondiale à haute valeur stratégique

Avant Londres, la collection a transité par plusieurs grandes métropoles culturelles, notamment Houston, San Francisco, Sydney, Paris, Cologne et Tokyo. Selon les organisateurs, les œuvres ont parcouru près de 50 000 kilomètres, transportées sous haute sécurité, mobilisant dispositifs logistiques complexes et coordination internationale.

Les trésors exposés proviennent du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, qui supervise les principales institutions archéologiques du pays. Ce prêt massif, rarement accordé, marque une volonté d’ouverture et de rayonnement culturel.

Mettre en scène l’éternité

La seconde partie de l’exposition explore la conception égyptienne de l’au-delà. Cercueils richement décorés, masques funéraires et objets rituels illustrent une civilisation structurée autour de la quête d’immortalité. La scénographie insiste sur cette relation singulière à la mort, envisagée non comme une fin, mais comme un passage à transcender.

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Ce volet souligne également la dimension artisanale et artistique d’un héritage façonné par des générations d’orfèvres, sculpteurs et scribes, dont les créations continuent de fasciner trois millénaires plus tard.

Un levier pour la conservation patrimoniale

Au-delà de la visibilité internationale, l’exposition répond à un impératif financier : une partie substantielle des recettes est affectée à des projets de conservation en Égypte. Parmi eux figure la restauration complète de la tombe de Ramsès II dans la Vallée des Rois, récemment rouverte au public après d’importants travaux.

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