EUROPE
ROYAUME-UNI – Le prince Philip, duc d’Édimbourg et époux d’Elizabeth II, a tiré sa révérence
Le prince Philip Mountbatten, qui détenait le record de longévité en tant qu’époux auprès d’un monarque britannique, a tiré sa révérence ce vendredi 9 avril 2021 à l’âge de 99 ans. Hospitalisé depuis le 16 février 2021 pour des problèmes cardiaques, le Prince consort du Royaume-Uni et des royaumes du Commonwealth depuis le 6 février 1952 a finalement rendu l’âme. Marié à Elisabeth cinq ans avant l’accession au trône de Sa Majesté, le duc d’Édimbourg est réputé pour son attachement au peuple britannique et son sens de l’intérêt général.
Le prince britannique, Philip Mountbatten n’est plus. Il s’est éteint ce vendredi à l’âge de 99 ans, à deux mois de son centième anniversaire. La nouvelle a été annoncée sur le compte Twitter officiel de la famille royale. « C’est avec un profond chagrin que sa majesté la reine annonce la mort de son époux bien aimé le prince Philip, duc d’Edimbourg », selon un communiqué du Buckingham, précisant que le prince Philip, qui avait été hospitalisé récemment, est mort « paisiblement ce (vendredi) matin au château de Windsor« . Considéré comme l’un des piliers de la monarchie britannique, le duc était également à la tête de 780 associations de charité ou d’organisations chargées de promouvoir la préservation de l’environnement, l’apprentissage des sciences et des technologies ou encore la pratique du sport.
Né Prince sur l’île grecque de Corfou, le 10 juin 1921, Philip Mountbatten est fils d’André, Prince de Grèce et du Danemark, et de la Princesse Alice de Battenberg, petite-fille du grand-duc Louis IV de Hesse-Darmstadt et arrière-petite fille de la reine Victoria. Il a fait ses études en France et en Allemagne mais, en 1939, après avoir terminé, il rejoint la Royal Navy. C’est à 18 ans qu’il fait la connaissance de la jeune Elizabeth, à peine âgée de 13 ans. C’est le début du grand amour entre les deux descendants de la reine Victoria, ils sont cousins au troisième degré. Ils se marient le 20 novembre 1947 en l’abbaye de Westminster. Elizabeth n’est pas encore reine d’Angleterre, mais simplement la fille aînée du roi George VI. Le roi lui offre le prédicat d’altesse royale et le titre de duc d’Édimbourg. Elizabeth accède au trône, après le décès prématuré de son père, en 1952. Le prince Philip a soutenu la reine dans toutes ses entreprises. Il a su être un époux attentionné et en même temps un bon conseiller. « Mon premier, second et ultime emploi est de ne jamais laisser tomber la reine », avait-il dit.
Toutefois, le duc d’Édimbourg était réputé pour son humour parfois jugé excessif par certains. Par exemple, à des étudiants britanniques en Chine, il leur disait en 1986 : « Si vous restez ici plus longtemps, vous allez tous finir bridés« , ou encore à un garçon de 13 ans qui lui confie son rêve de devenir astronaute, il lâche, en 2001: « Tu es trop gros. »
Le 20 novembre 2020, le couple royal a célébré ses 73 ans de mariage, un moment de forte émotion pour le peuple britannique. Le Pprince Philip est décédé à deux mois de son centième anniversaire.
EUROPE
ALLEMAGNE – Le président allemand Frank-Walter Steinmeier appelle à une rupture stratégique avec la dépendance américaine
Face à l’évolution des rapports de force internationaux, Frank-Walter Steinmeier appelle à une redéfinition en profondeur des équilibres entre l’Europe et les États-Unis. Dans un discours prononcé à Berlin, le chef de l’État allemand a plaidé pour une accélération du processus d’autonomisation stratégique du continent.
S’inscrivant dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes, cette prise de position met en lumière les fragilités structurelles de la relation transatlantique. Pour Steinmeier, la dépendance européenne, notamment dans les domaines de la défense et des technologies de pointe, constitue désormais un risque politique et sécuritaire majeur.
Cette alerte intervient alors que les relations avec l’administration de Donald Trump connaissent un regain de crispation. Le président allemand a notamment évoqué les critiques récurrentes formulées par des responsables américains à l’encontre des orientations politiques européennes. Il a cité, à cet égard, une intervention du vice-président JD Vance lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, perçue comme révélatrice d’un changement d’attitude de Washington. Au cœur des préoccupations figure également la domination des grandes entreprises technologiques américaines. Cette suprématie, selon Berlin, dépasse le cadre économique pour s’étendre à des enjeux d’influence politique. Les plateformes numériques, largement contrôlées par des acteurs privés basés aux États-Unis, sont accusées de peser indirectement sur les dynamiques démocratiques en Europe.
Dans ce contexte, les prises de position de figures comme Elon Musk, notamment en faveur de l’Alternative für Deutschland, illustrent les interférences potentielles entre sphère technologique et vie politique européenne. Pour répondre à ces défis, Steinmeier appelle à une mobilisation coordonnée des États membres. Il insiste sur la nécessité de renforcer les capacités industrielles, technologiques et militaires du continent, en s’appuyant sur ses propres ressources. L’exemple des tensions entre l’entreprise Anthropic et le Pentagone est évoqué comme un signal d’alerte, révélateur des dépendances actuelles.
AMÉRIQUE
Conflit Israël–Hezbollah : les dirigeants du G5 appellent à la désescalade
Les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume-Uni ont exprimé leur profonde inquiétude face à l’escalade de la violence au Liban et à la montée des tensions entre Israël et le mouvement Hezbollah. Dans une déclaration commune, ces cinq pays ont appelé les autorités israéliennes et libanaises à engager des négociations constructives afin de parvenir à une solution politique durable au conflit. Ils ont également affirmé leur soutien aux initiatives diplomatiques visant à faciliter les discussions et ont exhorté les différentes parties à mettre immédiatement fin à l’escalade des hostilités.
Condamnation des attaques contre les civils
Les dirigeants ont fermement condamné les attaques menées par le Hezbollah contre Israël, tout en dénonçant également les frappes visant des civils et des infrastructures civiles. Selon eux, ces actes constituent des violations graves du droit international humanitaire. La déclaration souligne également les attaques contre des travailleurs de la santé, des hôpitaux et des infrastructures civiles, ainsi que celles visant la United Nations Interim Force in Lebanon (FINUL). Les cinq pays estiment que ces actions sont inacceptables et appellent toutes les parties à respecter les règles du droit international.
Risque d’une catastrophe humanitaire
Les dirigeants du G5 ont également mis en garde contre les conséquences d’une offensive terrestre israélienne de grande ampleur au Liban. Selon eux, une telle opération pourrait provoquer des conséquences humanitaires dévastatrices et risquerait d’entraîner la région dans un conflit prolongé. Ils ont souligné que la situation humanitaire au Liban est déjà extrêmement préoccupante, notamment en raison des déplacements massifs de populations provoqués par les combats.
Appel à la mise en œuvre de la résolution 1701
Dans leur déclaration, les cinq pays ont réitéré leur soutien à la mise en œuvre complète de la United Nations Security Council Resolution 1701, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah. Cette résolution vise notamment à instaurer un cessez-le-feu durable et à empêcher toute présence armée non étatique dans le sud du Liban. Les dirigeants ont également soutenu les efforts du gouvernement libanais visant à désarmer le Hezbollah et mettre fin à ses opérations militaires.
Soutien au peuple libanais
Enfin, les chefs d’État et de gouvernement ont exprimé leur solidarité envers le gouvernement et le peuple libanais, qui, selon eux, se retrouvent entraînés malgré eux dans ce conflit. Ils ont appelé à une mobilisation diplomatique accrue afin de favoriser la stabilité et la paix dans la région, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient.
EUROPE
FRANCE – Le président Emmanuel Macron ferme face aux États-Unis : le Groenland au cœur d’un bras de fer diplomatique
Face aux déclarations controversées venues de Washington sur l’avenir du Groenland, la France hausse le ton et affirme clairement sa ligne diplomatique. Paris considère toute remise en cause de la souveraineté danoise comme un précédent grave susceptible de déstabiliser les équilibres européens et internationaux, dans un contexte de rivalités croissantes autour de l’Arctique.
Lors du compte rendu du Conseil des ministres du 14 janvier, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a relayé la position ferme de l’exécutif. L’Élysée, a-t-elle indiqué, prend très au sérieux les propos tenus par le président américain Donald Trump sur le territoire autonome du Groenland. Selon Paris, une atteinte à l’intégrité territoriale d’un État membre de l’Union européenne entraînerait des répercussions diplomatiques majeures, qualifiées de « conséquences en cascade inédites ».
La France entend ainsi afficher une solidarité sans ambiguïté avec le Danemark. Les autorités françaises assurent suivre de près l’évolution de la situation, alors que les ambitions géopolitiques autour de l’Arctique s’intensifient, notamment en raison des enjeux stratégiques, énergétiques et climatiques propres à cette région.
Dans ce contexte, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’ouverture prochaine d’un consulat à Nuuk, capitale du Groenland, prévue pour le 6 février. Cette initiative diplomatique marque un renforcement concret de la présence française dans la zone arctique. Elle s’inscrit également dans la perspective d’une future visite présidentielle et vise à approfondir les coopérations scientifiques, environnementales et stratégiques avec le territoire groenlandais, dans le respect de son autonomie.
Cette décision intervient alors que les propos de Donald Trump continuent de susciter de vives réactions en Europe. Selon l’agence Anadolu, le président américain a affirmé que le Groenland devrait relever de la souveraineté des États-Unis, invoquant des impératifs de sécurité nationale. Des déclarations qui ont provoqué l’indignation à Copenhague, où les autorités ont rappelé que le territoire n’était ni à vendre ni négociable. Sur place, plusieurs organisations syndicales et politiques ont dénoncé une tentative de pression assimilée à une dérive néocoloniale.
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