POLITIQUE
SÉNÉGAL : Adieu GÉNÉRAL Mamadou Niang !
2020 aura été une année macabre au Sénégal avec la disparition de personnalités politiques, culturelles religieuses et sportives. Après le décès du maire de Dalifort-Foirail, Idrissa Diallo, ce lundi 28 décembre 2020, c’est au tour du général Mamadou Niang de tirer sa révérence le même jour à Londres à l’âge de 82 ans. Il faisait partie des quatre personnalités choisies pour siéger au comité de pilotage du dialogue national initié par le Président de la République Macky Sall. Ze-africanews revient sur le parcours extraordinaire de celui qui aura servi son pays sur tous les plans.
Le général Mamadou Niang est né en 1938 à Podor. Il a été instituteur dans le village de Gaol près de Kanel de 1960 à 1962. C’est en 1963 qu’il rejoint la formation de l’armée et devient aide de camp du Chef d’état-major général des armées Jean Alfred Diallo. Il va occuper cette fonction jusqu’en 1965. Sept ans plus tard, il devient commandant de secteur, toujours dans le cadre de sa formation, dans le Balantacounda, dans la région de Sédhiou.
Le général Mamadou Niang a un parcours remarquable. En 1980, il devient le commandant du second contingent sénégalais au Liban. Il cumule ce poste avec la charge de commandant de la zone de défense n°2 en Gambie jusqu’en 1982. Dévoué et sérieux dans son travail, il a été désigné chef des opérations à l’État-major des armées en 1988. Un poste qu’il occupera durant deux ans.
Entre 1991 à 1992, dans le cadre de la gestion de la crise casamançaise, il est nommé président de la Commission nationale de gestion de la paix en Casamance par le président Abdou Diouf. Il s’est donné corps et âme pour le maintien de la paix dans cette région sud du Sénégal avant de devenir adjoint au sous-chef d’État-major général des armées la même année.
Imbu des valeurs républicaines et réputé pour son impartialité, le général Mamadou Niang a été président de l’Observatoire national des élections (Onel) de 1997 à 1998. Une mission qu’il a su mener à bien et qui lui a valu une considération particulière de la part des hommes politiques du pays. L’année suivante, il est nommé Ambassadeur auprès de la Guinée-Bissau de mai 1999 à mars 2000.
La même année, en 2000, il entre dans le gouvernement de moustapha Niass comme Ministre de l’intérieur. À ce poste, il a fortement contribué à l’amélioration de la mobilité et des conditions de travail des forces de police avant d’être remplacé par le Général Lamine Cissé. Au mois de septembre 2003, le Général de Division Mamadou Niang est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de son Excellence Monsieur Luiz Inácio Lula da Silva, Président de la République fédérale du Brésil. Un poste qu’il n’a pas voulu occuper au Brésil pour des raisons personnelles
Plusieurs fois décoré au Sénégal et à l’étranger, le général Mamadou Niang est nommé en janvier 2004, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de sa Majesté Elisabeth II, reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord.
Le général Mamadou Niang était donc un vrai travailleur, un patriote qui a longtemps joué le rôle de conciliateur pour le maintien de la paix au Sénégal et dans le monde. Il est rappelé à Dieu à Londres à l’âge de 82 ans des suites d’une courte maladie.
C’est à travers sa page Facebook que le président de la République sénégalais Macky Sall a rendu un hommage à cet homme qui a toujours été disposé à servir son peuple. « Je suis très peiné d’appendre le décès ce jour, du général Mamadou Niang, ancien Ministre de l’intérieur et Président de la commission cellulaire du dialogue politique, entre autres éminentes fonctions. Je salue avec respect la mémoire de ce valeureux compatriote qui a servi l’Etat et la Nation jusqu’au dernier souffle. Paix à son âme, avec mes condoléances émues à sa famille. »
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Ousmane Sonko présente les résultats de la renégociation des contrats stratégiques
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait face à la presse à Dakar ce jeudi 12 mars 2026 pour présenter les conclusions des travaux menés par le gouvernement sur la renégociation des contrats et conventions dans les secteurs stratégiques de l’économie nationale. Cette initiative s’inscrit dans les engagements pris par les nouvelles autorités depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette conférence de presse, le chef du gouvernement a détaillé les premières conclusions du comité chargé d’examiner les contrats signés par l’État dans plusieurs secteurs clés, notamment les mines, l’énergie, le pétrole, le gaz et les infrastructures.
Un audit des contrats signés par l’État
Selon le Premier ministre, un comité interministériel composé d’experts, de juristes et de représentants de plusieurs ministères a été mis en place afin d’analyser en profondeur les contrats conclus par l’État sénégalais avec différents partenaires. L’objectif de cet audit est de vérifier la conformité juridique et l’équilibre économique de ces accords, mais aussi d’identifier d’éventuelles irrégularités ou clauses jugées défavorables aux intérêts du Sénégal. D’après les conclusions préliminaires présentées lors de la conférence de presse, plusieurs contrats auraient été signés dans des conditions jugées peu avantageuses pour l’État, notamment en raison d’exonérations fiscales importantes, d’avantages jugés excessifs accordés à certains partenaires ou d’un partage des revenus considéré comme déséquilibré.
Un manque à gagner important pour l’État
Le Premier ministre a évoqué un préjudice financier estimé à plus de 1 075 milliards de francs CFA pour l’État sénégalais, notamment dans certains dossiers liés au secteur minier. Le cas des Industries chimiques du Sénégal (ICS) a été particulièrement évoqué. Selon les informations présentées par le gouvernement, plusieurs décisions administratives et fiscales auraient entraîné un manque à gagner important pour l’État, notamment en raison d’exonérations fiscales jugées injustifiées et de taxes qui n’auraient pas été recouvrées. Le chef du gouvernement a également rappelé que la participation de l’État dans l’entreprise avait fortement diminué au fil des années, passant d’une position majoritaire à une participation minoritaire.
Des décisions déjà prises par le gouvernement
Face à ces constats, les autorités sénégalaises ont annoncé plusieurs mesures. Dans le secteur minier, l’État a décidé de ne pas renouveler certaines concessions liées à l’exploitation du phosphate, notamment celles associées aux Industries chimiques du Sénégal. L’objectif affiché est de reprendre le contrôle de certains actifs stratégiques et de redéfinir une nouvelle politique minière plus favorable aux intérêts nationaux. Dans le secteur de l’électricité, la renégociation de certains contrats aurait déjà permis d’économiser plus de 11 milliards de francs CFA, selon les autorités. Ces économies devraient notamment contribuer à soutenir l’extension de l’électrification dans plusieurs localités du pays. Le Premier ministre a également indiqué que certains blocs pétroliers et gaziers non exploités ou jugés non conformes aux engagements contractuels ont été résiliés, dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement.
Vers une nouvelle gouvernance des ressources nationales
Lors de son intervention, Ousmane Sonko a insisté sur le fait que cette démarche ne vise pas à remettre en cause la coopération avec les investisseurs étrangers, mais plutôt à rééquilibrer les partenariats afin qu’ils profitent davantage au Sénégal et à sa population. Selon lui, l’objectif du gouvernement est de mettre en place une gestion plus transparente et plus équitable des ressources naturelles et des secteurs stratégiques du pays. Le Premier ministre a également indiqué que si des irrégularités graves sont confirmées dans certains dossiers, des procédures judiciaires pourraient être engagées contre les responsables concernés. À travers ce processus de renégociation, les nouvelles autorités entendent corriger les déséquilibres hérités du passé et renforcer la souveraineté économique du Sénégal, tout en garantissant une meilleure valorisation des ressources nationales au bénéfice des populations.
AFRIQUE
LIBYE – Tensions au sommet après la réorganisation du gouvernement
Un nouveau remaniement au sein du gouvernement de Libye ravive les tensions entre les principales institutions politiques du pays. Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a procédé à une réorganisation de son équipe tout en conservant personnellement deux portefeuilles stratégiques : la Défense et les Affaires étrangères.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de l’exécutif. L’ancienne ministre de la Culture, Mabrouka Tougi, conteste ouvertement son éviction. Elle estime que la procédure ayant conduit à son limogeage ne respecte pas les mécanismes institutionnels établis par les accords politiques encadrant le fonctionnement du gouvernement libyen. Cette contestation intervient dans un climat politique déjà tendu. Les relations entre le chef du gouvernement et plusieurs figures clés des institutions nationales se sont récemment détériorées, notamment avec Mohamed el-Menfi, président du Conseil présidentiel, et Mohamed Takala, dirigeant du Haut Conseil d’État.
Au cœur des divergences figure la question sensible du partage du pouvoir entre les différentes régions du pays. Les discussions portent notamment sur la répartition des postes administratifs et politiques entre l’ouest, l’est et le sud de la Libye, un équilibre considéré comme crucial pour maintenir une certaine stabilité institutionnelle. Malgré ces désaccords, Mohamed el-Menfi et Mohamed Takala ont pris part à la première réunion gouvernementale de l’année, organisée peu après l’annonce du remaniement. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Abdulhamid Dbeibah a expliqué que cette réorganisation visait avant tout à améliorer l’efficacité de l’action publique. « L’objectif n’est pas de changer pour changer, mais d’accélérer la prestation de services aux citoyens », a-t-il affirmé.
AFRIQUE
OUGANDA – Kampala ouvre ses frontières à 40 pays africains mais maintient les visas pour les Occidentaux
Le gouvernement de Ouganda a annoncé une réforme de sa politique d’entrée sur le territoire en élargissant la liste des nationalités exemptées de visa. Cette nouvelle mesure concerne les ressortissants de 40 pays, dont une majorité d’États africains, et s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la mobilité régionale et les échanges économiques.
Parmi les pays désormais concernés par cette exemption figurent notamment le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, ainsi que le Ghana et le Mozambique. Les autorités ougandaises expliquent que cette ouverture vise à faciliter les déplacements entre pays africains et à soutenir le tourisme ainsi que les activités commerciales.Cette orientation contraste toutefois avec le traitement réservé à plusieurs puissances occidentales. Les voyageurs originaires des États-Unis, du Royaume-Uni et des États membres de l’Union européenne devront continuer à solliciter un visa avant leur arrivée dans le pays.
La décision intervient dans un contexte international marqué par des débats croissants autour des politiques migratoires. En début d’année 2026, les États-Unis ont notamment renforcé certaines procédures de visas et d’immigration touchant plusieurs pays, dont certains en Afrique.Les autorités à Kampala assurent cependant que cette réforme n’a pas pour objectif de cibler certains partenaires, mais plutôt de simplifier l’accès au territoire pour des pays jugés prioritaires en matière de coopération régionale.Selon le gouvernement ougandais, cette politique devrait à terme favoriser les échanges commerciaux, encourager les investissements et renforcer les liens entre les populations africaines.
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