TÉLÉPHONIE
SÉNÉGAL – La production pétrolière reportée
Initialement prévue pour la fin de 2022, la production pétrolière a été reportée à deux reprises, laissant planer des incertitudes sur le calendrier de démarrage. Woodside a justifié ces retards en expliquant que l’affinement de la stratégie de production, suite aux négociations entre les différentes parties prenantes du développement du champ, en était la cause principale. Toutefois, l’entreprise a récemment révélé que des problèmes non spécifiés sur le Fpso ont été découverts lors de l’examen des coûts et du calendrier de la phase 1 du développement.
L’économiste Meïssa Babou souligne que ce report de la production pétrolière, aura des conséquences néfastes sur l’économie nationale sénégalaise. Selon ses estimations faites ce samedi 22 juillet 2023« si la production de gaz et de pétrole est différée jusqu’en juin 2024, toutes les prévisions budgétaires de 2023 et même de 2024 s’effondreront ». Le Sénégal comptait, en effet, sur les revenus de cette production, pour soutenir sa croissance économique et prévoyait un taux de croissance de 8 à 10%. Cependant, avec le report, ces prévisions sont revues à la baisse, risquant de se limiter à seulement 5%.
Le contenu budgétaire devra être réexaminé, selon lui et il est probable que les dividendes attendus des productions pétrolières et gazières, devront être ajustés. Ces dividendes étaient estimés à près de 600 milliards FCfa par an, ce qui aurait contribué considérablement à stimuler la croissance économique. Sans ces revenus, il sera difficile de réaliser une croissance supérieure à 5%, selon les prévisions de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Face à ces retards et aux conséquences économiques qu’ils engendrent, le Sénégal devra réévaluer sa stratégie pour faire face à cette situation. Il pourrait être nécessaire de diversifier davantage l’économie, pour réduire la dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers. Des investissements dans d’autres secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, ou les énergies renouvelables, pourraient être envisagés pour stimuler la croissance économique.
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GUINÉE – L’entourage du président Mamady Doumbouya brise le silence sur son état de santé
En Guinée, l’absence prolongée du chef de l’État relance le débat sur la transparence du pouvoir. Depuis plus de deux semaines, le président Mamady Doumbouya n’est pas réapparu publiquement dans son pays, alimentant interrogations et rumeurs sur son état de santé.
Face à la montée des spéculations, l’entourage présidentiel est sorti du silence. Son conseiller, Thierno Mamadou Bah, a assuré que le dirigeant guinéen « se porte bien » et qu’il devrait regagner Conakry « dans les prochains jours », selon des médias locaux. Une communication destinée à apaiser un climat marqué par l’incertitude.
Le président avait quitté la Guinée le 13 février pour prendre part au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Depuis cette apparition officielle, aucune image ni déclaration publique n’avaient filtré, renforçant les interrogations dans l’opinion.
Arrivé au pouvoir en 2021 à la suite d’un coup d’État, Mamady Doumbouya a consolidé sa position en décembre dernier avec une élection à la présidence pour un mandat de sept ans, dans un scrutin marqué par l’exclusion des principaux leaders de l’opposition. Ces derniers mois, il s’est fait discret, limitant ses apparitions publiques au strict minimum.
Sa prestation de serment en janvier devant une foule de partisans dans un stade, puis son intervention lors du sommet de l’Union africaine en février, constituent ses dernières prises de parole officielles connues.
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GAMBIE – Adama Barrow confirme sa candidature à un 3e mandat en 2026
Le président gambien Adama Barrow a officiellement confirmé son intention de briguer un troisième mandat à l’élection présidentielle prévue en 2026. L’annonce a été faite samedi dernier, lors d’une rencontre avec des représentants des communautés de l’Upper Niumi et du Jokadou.
Affichant une posture ferme, le chef de l’État n’a pas manqué d’égratigner ses opposants, en particulier certains membres du parti UDP. Selon lui, ces derniers n’auraient pas contribué à la lutte contre l’ancien régime de Yahya Jammeh. « Ils n’ont pas donné un seul dalasi pour le changement. Aujourd’hui, ce sont eux qui veulent m’empêcher de me représenter », a-t-il déclaré. Dans un accès de colère, il a ajouté : « Parfois, j’ai du mal à dormir. Je jure devant Dieu que je vous ferai quelque chose de très grave. »
Ces propos, relayés par les journaux The Standard et The Gambia Journal, ont aussitôt suscité de vives réactions. Plusieurs organisations de la société civile, dont le Centre Edward Francis Small pour la recherche et la justice, ont exprimé leur inquiétude face à une possible dérive autoritaire. Dans un communiqué, elles ont exhorté le président Barrow à renoncer à une nouvelle candidature, arguant qu’un troisième mandat risquerait de fragiliser davantage le processus démocratique et d’alimenter les tensions internes.
Malgré ces appels, Adama Barrow reste déterminé. Il affirme que la Constitution gambienne ne limite pas le nombre de mandats présidentiels, ce qui, selon lui, lui donne pleinement le droit de se présenter à nouveau devant les électeurs.
Crédit photo : State House of The Gambia
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SÉNÉGAL – Ombre Zion au Centre Curial
Ombre Zion ! Ce nom se dit toujours avec une certaine mélodie dans la voix. Pour vous faire une idée de ce je dis, faites un tour le samedi 12 octobre 2024, au Centre Curial, à Paris, à 19 heures : il va y donner un concert.
Ombre Zion, une pépite inoxydable
Le rap galsen a le vent en poupe. Tous les jours, une pépite vient couvrir de son éclat ces prédécesseurs. Mais, il y a des pépites inoxydables, dans le rap sénégalais, continuent de bousculer les codes et de transcender les frontières musicales. Parmi eux, un nom assez atypique se démarque. C’est un artiste éclectique qui fait vivre la musique africaine hors de son pays; cet artiste, haut en couleur : il se nomme Ombré Zion. Aussi donnera-t-il un corps dans la capitale parisienne que nous attendons tous avec une grande impatience.
Ombré Zion, enfant de Pikine bercé par le reggae
Ombre Zion est né à Pikine, une banlieue animée de Dakar. Très jeune, il est bercé par la musique reggae qui le fascine. Dans cet univers musical qui ressemble fortement aux rues de Kingston, il va être imprégné la musique de Bob Marley, qu’il présente comme son idole. Cette rythmique revendicatrice va le convaincre de prendre le micro et de chanter ce qui lui passe dans les tripes.
Les premiers pas artistique, suprem Kaddu Magg
C’est au collège, en 1994, que l’artiste s’engage vraiment dans la musique. Avec des amis, il crée le groupe Suprem Kaddu Magg avec principalement Léon Bassène (Jahman) et Amboure Kanté (Tekan). Leur style est assez débridé puisqu’ils s’adonnent à un ensemble de style qu’il n’est pas commun de voir à l’époque. Du reggae à la soul, en passant par le hip hop, ils font musique de tout ce qui leur tombe dans la tête devant un micro. C’est justement pendant cette période d’un style musical que Ombre Zion travaille son style, sa voix.
Une carrière solo prometteuse
Comme la plupart des artistes qui veulent s’exprimer, faire entendre leur voix, il décide, en 2005, de d’entamer carrière solo. Mais avant de se frotter à la scène en tant qu’artiste indépendant, il va faire de nombreuses collaborations qui vont lui permettre de taper dans l’œil du public et de nombreux artistes. Il participe à de nombreux projets, tant nationaux qu’internationaux, et de partager la scène avec des artistes de renom. Cela lui vaut la reconnaissance de ses pairs. Il a collaboré avec des artistes comme Stromae, Tabo Conbo, les Morgan Heritage, Julian Marley, Mutabaruka, Tiken Jah, Takana Zion, Ismaël Isaac… À voir toutes ses collaborations où figurent un grand nombre d’artistes reggae, n’allez surtout pas croire qu’il se limite à ce style musical. Une contribution au patrimoine musical sénégalais. J’oubliais, il a aussi coécrit un titre pour le dernier album « MBALAKH » de la légende Youssou Ndour, témoignant ainsi de sa polyvalence artistique.

P-Zion et Ombre Zion
Un parcours international impressionnant
Convaincu de son talent et sûr de lui-même, il sort en 2016 un premier album de quatorze titres intitulé « 2016 Dougnou Laal Wethiet » “qui a été bien accueilli par le public reggae et hip hop”, ce sont ces mots. Dans cet album, il parle des problèmes sociaux que vivent les Sénégalais qui sont laissés pour compte par les gouvernants. En 2020, c’est l’EP “Rude Boy Inna Capital” qui assoit vraiment sa carrière en confirmant sa place sur la scène internationale, comme un artiste capable de bousculer les codes. En 2023, il revient avec un autre EP de six titres, plus coloré que le précédent, “Calendar” où morceau à son style, sa vibe. Ceci fait de Ombre Zion un artiste inclassable qu’on ne saurait confiner dans aucune case – musicalement parlant, bien entendu.
Un artiste engagé et reconnu
Ombre Zion n’est pas seulement un artiste, il est aussi un mentor et un juge respecté dans plusieurs compétitions de chant et de danse, contribuant à l’émergence de nouveaux talents au Sénégal. Sa participation en tant que jury au concours “Happy Vac” et à la compétition Hip Hop « Lns » témoigne de son engagement envers la scène musicale locale. Son talent et son authenticité lui ont permis de s’imposer comme une figure incontournable de la scène musicale africaine autant dans le reggae que dans le dancehall.
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