ECONOMIE
SÉNÉGAL – Le Train Express Régional (TER) ne va pas rouler le 24 décembre
Après plusieurs reports depuis son inauguration en 2018 par le Président de la République Macky Sall, le Train Express Régional (TER) pourra être opérationnel le 27 décembre 2021. L’annonce a été faite par Mansour Faye, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à l’occasion de… Initialement prévue le 24 décembre, la mise en service de 15 trains se fera avec un retard de trois jours. Les tarifs vont varier entre 500, 800 et 1000 FCFA.
Les sénégalais pourront bientôt utiliser le TER trois ans après son inauguration officielle par le président de la République Macky Sall. D’après le directeur général de Sen Ter (Société nationale de gestion d’y patrimoine du train express régional), Abdou Ndéné Sall, « tout est presque achevé et au point, le rendez-vous est donné aux sénégalais le 24 décembre [date retenue avant le report de trois jours] pour le cadeau de Noël, avec un début d’exploitation du TER qui constitue un legs important pour les générations futures. »
Le report de la date initialement retenue le 24 décembre s’explique par le fait que ce jour est une fête dans le pays et risque de ne pas susciter autant l’engouement nécessaire autour de ce projet. Alors, le chef de l’Etat, Macky Sall, a décidé de décaler de trois jours ce rendez-vous tant attendu par le peuple sénégalais.
En construction depuis 2017, ce projet de transport interurbain d’un coût d’un milliard d’euros, soit 650 millions de FCFA, va desservir l’axe Dakar-Diamniadio distant de 108 km en un temps record, exactement 10mn.
AGRICULTURE
CÔTE D’IVOIRE – La chute des prix du cacao déclenche la colère des planteurs
Dans les zones cacaoyères du sud-est ivoirien, notamment à Aboisso, l’accumulation des stocks de fèves traduit une crise structurelle qui met sous tension l’ensemble de la filière. Entre décisions politiques et retournement des marchés internationaux, producteurs et coopératives se retrouvent pris en étau. Premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire repose sur un système de prix administré censé protéger les agriculteurs contre la volatilité des cours. Mais l’augmentation du prix garanti à 2 800 francs CFA le kilo, intervenue à la veille de l’élection présidentielle de 2025, s’est heurtée à une réalité économique défavorable quelques mois plus tard. La reprise de la production mondiale a entraîné une baisse des prix, rendant les exportations ivoiriennes moins compétitives.
Conséquence directe : un ralentissement des ventes à l’international et une accumulation massive de stocks dans les entrepôts des coopératives. Certaines structures, comme celles regroupant des milliers de producteurs dans le Sud-Comoé, se retrouvent aujourd’hui fragilisées financièrement, après avoir avancé des paiements à un prix désormais jugé insoutenable. Face à cette impasse, les autorités ont procédé en mars à une réduction drastique du prix bord champ, désormais fixé à 1 200 francs CFA. Une décision qui, loin de stabiliser la situation, accentue la défiance des producteurs, confrontés à des pertes importantes et à des difficultés croissantes pour honorer leurs engagements financiers.
Dans les zones rurales, la colère monte. À Songan comme dans d’autres villages, des réunions de crise se multiplient. Les cultivateurs dénoncent une rupture de confiance avec les institutions, notamment en raison de l’absence de mobilisation du fonds de stabilisation censé amortir les chocs de marché. Même tonalité dans l’ouest du pays, à Duékoué, où les organisations de producteurs alertent sur les risques sociaux. Plusieurs dizaines de milliers de tonnes de cacao restent invendues, tandis que les exploitants réclament le maintien du prix initial pour les stocks déjà constitués.
ECONOMIE
NIGÉRIA – Dangote accélère sa stratégie régionale en pleine crise pétrolière
Alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de perturber les flux énergétiques mondiaux, la raffinerie du groupe Dangote Group opère un virage stratégique en s’imposant comme un fournisseur régional de carburants. À contre-courant des incertitudes qui pèsent sur les routes maritimes internationales, notamment autour du détroit d’Ormuz, l’industriel nigérian accélère sa présence sur le marché africain.
Dans un communiqué récent, le groupe fondé par Aliko Dangote annonce l’expédition de douze cargaisons de produits raffinés, soit un volume global de 456 000 tonnes. Ces livraisons ciblent plusieurs pays du continent, dont la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Tanzanie, le Ghana et le Togo.
Avec une capacité de traitement estimée à 650 000 barils par jour, cette infrastructure située à Lagos franchit un seuil critique : celui de la transformation d’un outil national en levier d’influence énergétique continentale. En couvrant les besoins domestiques du Nigeria tout en générant des surplus, elle redéfinit les équilibres d’approvisionnement en Afrique subsaharienne.
Ce repositionnement intervient dans un contexte de volatilité extrême des prix du brut, alimentée par les tensions géopolitiques. La flambée des coûts logistiques — transport, assurance maritime — ainsi que l’afflux de demandes extérieures ont précipité l’entrée en phase active des exportations. Une dynamique qui témoigne de l’opportunisme industriel du groupe face à une conjoncture instable.
Mais cette stratégie n’est pas sans paradoxes. Premier producteur de pétrole du continent, le Nigeria reste fortement exposé aux chocs inflationnistes. À Lagos, le prix du litre d’essence a connu une hausse spectaculaire, dépassant les 1 300 nairas, contre moins de 200 nairas début 2023. Une pression accrue sur le pouvoir d’achat des ménages, dans un pays de plus de 230 millions d’habitants.
Initialement orientée vers la sécurisation du marché intérieur, la raffinerie ajuste désormais ses priorités sous l’effet des réalités économiques globales. Le groupe reconnaît d’ailleurs que la hausse des coûts d’approvisionnement en brut pèse sur ses arbitrages.
En toile de fond, une recomposition énergétique se dessine : celle d’une Afrique qui, face aux crises internationales, tente de renforcer ses circuits internes et de réduire sa dépendance aux importations extra-continentales.
AGRICULTURE
SÉNÉGAL – Pavillon Sénégal au Salon de l’Agriculture : entre fierté, potentiel et défis
Le pavillon du Sénégal au Salon international de l’Agriculture a été le théâtre d’une visite marquante, empreinte de fierté nationale, d’engagement et de réflexion sur l’avenir du secteur agricole sénégalais.
À cette occasion, l’ambassadeur du Sénégal, Baye Moctar Diop, a été accueilli par Sérigne Mboup, homme d’affaires, directeur général du FONGIP et maire de Kaolack. Une présence qui témoigne de l’implication conjointe des acteurs publics et privés dans la promotion du savoir-faire sénégalais à l’international.
Au cours de cette visite, l’ambassadeur a tenu à exprimer sa satisfaction après avoir parcouru les stands aux côtés des autorités et des exposants. Sans discours préparé, il a livré des impressions sincères, saluant le travail remarquable accompli par les acteurs présents.
Une vitrine du savoir-faire sénégalais
Le pavillon sénégalais a mis en lumière une diversité de produits illustrant le dynamisme du pays. Des produits bruts aux produits transformés, les exposants ont démontré leur capacité à valoriser les ressources locales et à répondre aux exigences des marchés internationaux.
Pour Baye Moctar Diop, cette participation dépasse largement le cadre symbolique : elle traduit le potentiel réel du Sénégal en matière d’agro-industrie.
« Ce que nous avons vu aujourd’hui nous conforte dans notre conviction que le Sénégal est sur la voie du développement et de l’émergence », a-t-il affirmé.
Les entreprises présentes, pour certaines engagées depuis plus de vingt ans, témoignent d’un savoir-faire solide et d’une volonté constante de se positionner à l’international.

Des acteurs engagés et reconnus
L’ambassadeur a également salué l’engagement de certains acteurs du secteur privé, qu’il a qualifiés de « champions locaux » et de « fiertés nationales ».
Selon lui, ces entrepreneurs jouent un rôle essentiel dans la promotion du « made in Sénégal », en entraînant d’autres acteurs dans leur dynamique. Un engagement qu’il considère comme un acte de générosité méritant le soutien et la reconnaissance de l’État.
Les exposants, venus du Sénégal et de la diaspora, ont présenté leurs produits avec ambition, mettant en avant leur capacité à transformer, exporter et créer de la valeur.
Un accompagnement institutionnel présent
Plusieurs structures publiques ont accompagné cette participation, notamment le FONGIP, la Banque agricole, la SAED, l’APIX et le Port autonome de Dakar.
Leur présence a été saluée comme un signal fort en faveur du soutien au secteur privé et à l’internationalisation des entreprises sénégalaises.
Le Salon de l’Agriculture, rendez-vous incontournable à l’échelle mondiale, constitue en effet une opportunité stratégique pour renforcer la visibilité du Sénégal et développer des partenariats.
Une visibilité en recul, malgré un leadership historique
Malgré ces avancées, les acteurs présents ont exprimé des préoccupations quant à la visibilité du Sénégal.
Autrefois considéré comme un modèle en Afrique pour sa participation à ce type d’événements, le pays semble aujourd’hui marquer un recul, tandis que d’autres nations, comme le Maroc ou la Côte d’Ivoire, renforcent leur présence.
Cette évolution suscite des interrogations, d’autant plus que le Sénégal reste un acteur majeur du continent.
Des progrès encourageants
Toutefois, des avancées notables ont été relevées, notamment dans l’amélioration de l’emballage, de la présentation et de la qualité des produits.
Ces progrès traduisent un potentiel réel et une montée en gamme des productions sénégalaises.
Pour les acteurs présents, le défi consiste désormais à mieux structurer cette dynamique afin d’en maximiser l’impact.
Le défi de la coordination
Au-delà des moyens financiers déjà mobilisés par l’État, les exposants ont insisté sur la nécessité d’une meilleure organisation collective.
La dispersion des initiatives et le manque de coordination apparaissent comme des freins majeurs au développement du secteur.
Ils appellent ainsi à un rôle plus affirmé de l’État, notamment pour :
• structurer la participation nationale
• mutualiser les moyens
• assurer la cohérence des actions
• définir une vision claire et stratégique
Une ambition intacte
Malgré ces défis, le message reste résolument optimiste.
Les acteurs du secteur affichent leur confiance dans les capacités du Sénégal à atteindre ses objectifs, notamment en matière de souveraineté alimentaire et de développement agro-industriel.
À travers cette participation, le Sénégal confirme qu’il dispose des ressources, des talents et de l’énergie nécessaires pour s’imposer sur la scène internationale.
Mais pour franchir un nouveau cap, tous s’accordent sur un point : une meilleure organisation et une stratégie renforcée seront essentielles.
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