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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL : Macky Sall annonce la préparation d’un projet de loi criminalisant le viol et la pédophilie.

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Le corps nu d’une femme découvert dans un marché de Dakar. Une fille violée et tuée, à Thies.  Puis le meurtre de Bineta Camara, 23 ans, à Tambacounda. La jeune femme est morte étranglée, chez elle, victime d’un agresseur qui a d’abord tenté de la violer… La recrudescence des violences sexuelles dont sont victimes les femmes au Sénégal a poussé des milliers de personnes à descendre dans les rues et le président Macky Sall à réagir.

Le 18 mai dernier, ils étaient des milliers de Sénégalais à manifester pour dire « ça suffit » (Doyna ! en wolof). Ils criaient ainsi leur ras-le-bol contre la recrudescence des violences sexuelles à l’encontre des femmes dans leur pays. L’écrivaine et féministe sénégalaise, Ndeye Fatou Kane confie : « La loi doit être plus répressive. Pour aller plus loin, il faudrait urgemment mettre fin à une aberration : considérer le viol non pas comme un délit, comme c’est le cas aujourd’hui, mais comme un crime. Il est urgent de voter une loi criminalisant le viol ! ». Les peines d’emprisonnement varient entre cinq et quinze années de réclusion. Bien que le sursis ne peut être appliqué dans ces cas, une dizaine d’années de prison constitue une goutte face à l’océan d’une vie gâchée. »

Ce qui a emmené certains, sous le choc ; dont des politiciens à réouvrir le débat sur la peine de mort, abolie en 2004. La peine de mort ? Ndèye Fatou Kane est de ceux qui sont résolument contre. Selon elle : « Le débat tourne de manière stérile autour de deux idées : le rétablissement de la peine de mort pour punir les violeurs ou leur accompagnement psychologique. Il devrait se situer ailleurs, autour de la mise en place d’un arsenal législatif. »

Le président Macky Sall a annoncé ce lundi 3 juin avoir demandé à son ministre de la justice de préparer un projet de loi criminalisant le viol et la pédophilie, qui sera présenté à l’Assemblée nationale.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Des mesures prévues pour les cartes d’identité expirant en 2027 et plusieurs réformes institutionnelles attendues

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Au Sénégal, plusieurs mesures liées au système électoral et aux documents d’identité sont prévues dans le cadre de la Loi de finances initiale (LFI) 2026. Un crédit de paiement de 2 218 860 000 FCFA a été alloué au Ministère de l’Intérieur du Sénégal pour la production de cartes d’électeur et de cartes nationales d’identité biométriques.


Cette enveloppe budgétaire s’inscrit dans le programme 2012 “Gouvernance électorale”, qui vise notamment à améliorer l’organisation du processus électoral et la gestion de l’état civil. Elle intervient alors que de nombreuses cartes d’identité biométriques devraient arriver à expiration à l’horizon 2027, ce qui nécessite l’anticipation du renouvellement de ces documents administratifs.


Par ailleurs, une révision ordinaire des listes électorales sur une durée de six mois est prévue en 2026. Cette opération permettra de mettre à jour le fichier électoral, notamment à travers l’inscription de nouveaux électeurs, la modification de certaines données et la radiation des personnes ne remplissant plus les conditions requises.


En parallèle, plusieurs projets de loi sont attendus au cours du premier trimestre 2026 dans le cadre des réformes institutionnelles engagées par les autorités. Ces textes devraient porter notamment sur la révision de la Constitution, la mise en place d’une Cour constitutionnelle, la réforme du Haut Conseil de la magistrature, ainsi que des ajustements concernant la Commission électorale nationale indépendante (CENA) et le Code électoral.
Ces initiatives législatives s’inscrivent dans une dynamique de réforme du cadre institutionnel et électoral du pays. Elles seront examinées par les députés de l’Assemblée nationale du Sénégal, qui poursuivent leur travail parlementaire dans le cadre de la 15ᵉ législature.
Pour les autorités, ces mesures devraient contribuer à renforcer la transparence électorale, moderniser les institutions et améliorer la gouvernance démocratique au Sénégal.

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AFRIQUE

NIGER – Une attaque contre la base de drones de Tahoua repoussée par l’armée

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L’armée du Niger a repoussé, dimanche soir, une attaque visant une base militaire de drones située à l’aéroport de Tahoua, dans le sud-ouest du pays, selon des sources sécuritaires et locales.

Des détonations ont été entendues au moment de l’assaut, comme le montrent plusieurs vidéos filmées par des habitants et diffusées sur les réseaux sociaux. Cet incident survient quelques semaines après l’attaque contre l’aéroport international de Niamey, revendiquée par le groupe État islamique. Depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger est dirigé par les militaires et reste confronté depuis plus d’une décennie à des violences terroristes menées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Jusqu’à présent, aucun groupe armé n’a revendiqué l’attaque.

Selon une source sécuritaire, plusieurs soldats ont été blessés lors de l’assaut, tout comme certains assaillants. La base de drones de Tahoua a été construite en 2022 et l’armée de l’air y mène régulièrement des opérations.

La région de Tahoua est régulièrement touchée par des attaques djihadistes dans le nord, près de la frontière avec le Mali, ainsi que par des actions de groupes armés qualifiés de « bandits » le long de la frontière avec le Nigeria. Malgré ce contexte sécuritaire tendu, la ville de Tahoua, qui compte plus de 100 000 habitants, reste généralement relativement épargnée par les violences.

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AFRIQUE

GUINÉE/SIERRA LEONE – Le vieux litige de Yenga ravive les tensions

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La tension est montée d’un cran entre la Guinée et la Sierra Leone, les deux pays s’accusant mutuellement d’incursions militaires le long de leur frontière commune.

Le gouvernement sierra-léonais affirme que des éléments de l’armée guinéenne auraient franchi lundi la frontière nord de la Sierra Leone. Selon les autorités de Freetown, des membres des forces de sécurité sierra-léonaises ont été interpellés et leurs armes saisies après un incident survenu dans cette zone frontalière sensible.

De son côté, l’état-major des armées guinéennes assure que ce sont plutôt des militaires sierra-léonais qui ont pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen, dans la préfecture de Faranah. Les autorités militaires affirment que 16 soldats ont été arrêtés après avoir installé un camp et hissé leur drapeau sur le sol guinéen.

La frontière entre les deux pays s’étend sur plus de 700 kilomètres et demeure particulièrement sensible. Les tensions sont notamment liées au différend autour du village frontalier de Yenga, objet d’un litige territorial qui dure depuis plus de vingt ans.

Quelques jours après cet incident, les soldats sierra-léonais interpellés ont finalement été remis aux autorités de leur pays à la suite de discussions diplomatiques, un geste qui a contribué à apaiser la situation entre les deux États.

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