AFRIQUE DE L’OUEST
SENEGAL : « Notre pays est un modèle démocratique mature ».
Le 30 juillet 2017, les sénégalais sont appelés aux urnes pour renouveler leur législature. Près de 50 listes ont été déjà déposées par les différents partis. Un rendez-vous important dans l’histoire politique du pays. Selon le président Macky Sall toutes les dispositions sont prises pour que ce scrutin se déroule dans de bonnes conditions.
Lors de son discours pour la fête de la Korité lundi 26 juin 2017, le président Macky Sall a tenu à éclairer les sénégalais sur les dispositions prises concernant la préparation des élections législatives : “Dores et déjà, toutes les dispositions ont été prises par le gouvernement, le ministre de l’intérieur en charge de l’organisation des élections n’a ménagé aucun effort pour que le scrutin se déroule dans d’excellentes conditions. Ce sont les instructions que j’ai données.”.
Dans la pluspart des pays africains, les élections riment parfois avec une violence et sont souvent sujettes à de multiples perturbations. Cependant, le Sénégal reste un pionier dans l’apaisement durant ces périodes de tension politique. Le chef de l’Etat s’est également prononcé sur la consolidation de la démocratie dans le pays qui est un véritable pilier de développement : “Comme vous le savez, nous allons vers des élections législatives qui constituent une étape importante dans la marche démocratique du Sénégal, je pense que nous allons la franchir et la surmonter avec allégresse et lucidité car notre pays est un modèle démocratique mature. le Sénégal a eu à faire face à des épreuves beaucoup plus difficile”, a-t-il dit.
Durant plusieurs mois, le choix des candidats et de dépôt de la liste pour les élections législatives ont été entachés de disputes, d’incompréhension de la part de certains ainsi que de surprises quand la liste finale a été dévoilée avec un nombre très élevé de candidats : 47 au total. Jamais dans l’histoire politique du pays, une élection législative n’a enregistré un aussi grand nombre de challengers pour une députation. Lors des législatives de 2012, 24 listes seulement étaient en compétition.
Le nombre de liste ne va apparement pas faciliter le travail aux électeurs qui doivent choisir parmi cette pléthore de prétendants politiques. Cette situation inédite a poussé le président Macky Sall a s’exprimé sur ce point crucial : “Je pense que face à cette proliférations des listes qui sont au nombre de 47, la Cena et les acteurs pourront trouver des convergences à même de permettre à tous d’exercer leur droit sans entrave.”.
Enfin, il a tenu a lancé un appel à la classe politique : “Je lance un appel à la classe politique et à tous les citoyens pour qu’ils se mobilisent pour exercer leur droit et leur devoir de citoyen.”.
AFRIQUE
BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord
Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.
Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.
Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.
Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
AFRIQUE DE L’OUEST
MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours
La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.
Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.
Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.
Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.
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