Connect with us

JUSTICE

TCHAD – L’AILC lance un site web pour renforcer la lutte contre la corruption

Publie

le

L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) du Tchad a franchi une nouvelle étape dans la transparence publique en lançant, ce 28 août 2025, un site internet interactif destiné à faciliter la participation citoyenne et les signalements anonymes d’actes de corruption. Accessible à l’adresse www.ailc.td, cette plateforme se veut un outil moderne de mobilisation et de responsabilisation.

Présentant l’initiative, Fatimé Soumaila, contrôleuse générale adjointe de l’AILC, a insisté sur la sécurité et l’accessibilité du portail. Conçu sous WordPress, doté d’une architecture PHP et protégé par un certificat SSL Ledscript, le site garantit le chiffrement intégral des données et l’anonymat des utilisateurs. « Chaque citoyen est un acteur clé dans la lutte contre la corruption », a-t-elle déclaré, appelant à une implication collective.

Le portail offre plusieurs fonctionnalités :

  • un accès aux missions, rapports et publications de l’AILC ;
  • une rubrique dédiée aux signalements anonymes ;
  • un suivi en temps réel des dossiers déposés ;
  • et, pour ceux qui privilégient un contact direct, un numéro vert (12 22).

Lors de la cérémonie de lancement, Ousmane Mamadou Affono, directeur général des Investigations et du Contentieux, a présenté les conclusions de récentes enquêtes menées à Abéché, Koundourou, Kaya et N’Djamena. Celles-ci ont révélé des détournements massifs, évalués à près de 7,454 milliards de francs CFA. Certains responsables mis en cause ont accepté de rembourser, tandis que d’autres font face à des poursuites judiciaires.

Réaffirmant la mission de l’AILC, Affono a souligné que « la justice repose sur la vérité, pas sur le sensationnalisme », en appelant les citoyens à consulter directement les sources officielles pour éviter la désinformation.

Source : letchadanthropus-tribune.com

Advertisement
Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

JUSTICE

AFRIQUE DU SUD – Un chauffeur Bolt tué, trois suspects inculpés

Publie

le

Le meurtre d’un chauffeur de VTC filmé par une caméra embarquée a provoqué une onde de choc en Afrique du Sud. Trois personnes ont été inculpées pour meurtre et vol aggravé après la mort d’Isaac Satlat, 22 ans, ressortissant nigérian, attaqué alors qu’il effectuait une course via la plateforme Bolt.

Les faits se sont produits la semaine dernière. Selon les éléments présentés par l’accusation, les suspects auraient réservé la course à l’aide d’un numéro de téléphone non enregistré à leur nom. Deux d’entre eux seraient montés à bord du véhicule tandis que les deux autres suivaient dans une voiture distincte. Le chauffeur aurait ensuite été contraint de s’arrêter avant d’être violemment agressé.

La séquence enregistrée par la dashcam montre une altercation entre la victime et ses passagers. D’après le parquet, Isaac Satlat aurait été étranglé jusqu’à perdre connaissance. Les suspects auraient ensuite pris la fuite avec son téléphone portable et son véhicule, retrouvé ultérieurement par les autorités.

Lundi, Dikeledi Mphela (24 ans), Goitsione Machidi (25 ans) et McClaren Mushwana (30 ans) ont comparu devant un tribunal à Pretoria. Ils ont renoncé à solliciter une libération sous caution. Un quatrième suspect s’est rendu à la police et doit comparaître prochainement. L’affaire a été renvoyée à la semaine suivante pour la poursuite de la procédure.

Au-delà du drame individuel, l’affaire ravive les inquiétudes concernant la sécurité des chauffeurs de VTC dans un pays confronté à un niveau élevé de criminalité. Des représentants du secteur ont dénoncé un crime qui, selon eux, s’inscrit dans une série d’attaques similaires. Ils estiment que les images diffusées sur les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans l’identification rapide des suspects.

Advertisement

Plusieurs organisations réclament désormais un renforcement des dispositifs de vérification des passagers par les plateformes numériques, ainsi que la mise en place de mécanismes de protection et d’indemnisation pour les conducteurs.

La famille d’Isaac Satlat affirme pour sa part que l’agression n’est pas liée à sa nationalité, dans un contexte sud-africain parfois marqué par des tensions xénophobes. Ses proches disent attendre que la justice établisse les responsabilités dans cette affaire qui a profondément ému l’opinion.

Continuer la lecture

JUSTICE

FRANCE – Un ancien patron de la DGSE condamné à un an de prison avec sursis

Publie

le

Le tribunal correctionnel de Bobigny, en région parisienne, a condamné ce jeudi Bernard Bajolet, ancien directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), à une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis. La juridiction l’a reconnu coupable de complicité de tentative d’extorsion ainsi que d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle dans une affaire impliquant l’homme d’affaires franco-suisse Alain Dumenil.

Les faits remontent au mois de mars 2016, à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ce jour-là, Alain Dumenil, alors âgé de 75 ans, s’apprêtait à embarquer pour la Suisse lorsqu’il a été interpellé sous couvert d’un contrôle de passeport. Il a ensuite été conduit à rencontrer deux agents des services de renseignement français, opérant en civil. Lors de cet échange, les agents lui auraient réclamé le remboursement de 15 millions d’euros au profit de l’État français.

Selon les autorités, cette somme correspondait à des fonds prétendument détournés dans le cadre d’opérations financières clandestines menées au début des années 2000. Ces capitaux étaient destinés à constituer une réserve stratégique visant à garantir l’autonomie financière de la DGSE en cas de crise majeure ou de dysfonctionnement institutionnel.

Au cours de son procès, Bernard Bajolet, aujourd’hui âgé de 76 ans, a reconnu avoir autorisé le principe de la rencontre entre les agents et Alain Dumenil. En revanche, il a fermement nié avoir donné son aval à toute forme de contrainte ou de pression exercée à l’encontre de l’homme d’affaires. Une ligne de défense que le tribunal n’a pas retenue.

S’appuyant sur les éléments du dossier et sur le principe de responsabilité hiérarchique, la juridiction a estimé que l’ancien patron du renseignement extérieur ne pouvait ignorer les méthodes employées par ses subordonnés. Le tribunal a ainsi considéré que sa responsabilité pénale était engagée, en raison de son rôle décisionnel au sommet de l’appareil sécuritaire.

Advertisement

Continuer la lecture

JUSTICE

SÉNÉGAL – Madiambal Diagne a été arrêté en France avant d’être libéré sous contrôle judiciaire

Publie

le

Le journaliste et patron de presse sénégalais Madiambal Diagne a été interpellé mardi 21 octobre 2025 dans la matinée dans le département des Yvelines, au sud-ouest de Paris. Selon plusieurs sources concordantes, il a été présenté dans la journée devant le parquet général de Versailles, avant d’être libéré sous contrôle judiciaire.

Cette mesure intervient dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par la justice sénégalaise. Celle-ci accuse Madiambal Diagne d’avoir été impliqué dans une affaire de rétrocommissions présumées d’un montant estimé à 32 millions d’euros, liées à un contrat public de construction d’hôpitaux attribué à la société française Ellipse Projects sous le régime de l’ancien président Macky Sall.

Selon un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), des mouvements financiers jugés suspects auraient transité entre les comptes d’une société civile immobilière (SCI) fondée par le journaliste et ceux de l’entreprise française. L’affaire a également conduit à l’inculpation et au placement sous mandat de dépôt de son épouse et de ses deux fils, associés dans ladite société.

Les avocats de Madiambal Diagne, dont Me William Bourdon, dénoncent une procédure « politiquement motivée » et affirment disposer de preuves « solides et documentées » pour contester l’extradition. Dans un communiqué, le collectif de défense évoque le « caractère infondé et irrégulier » de la demande sénégalaise, estimant que leur client fait l’objet d’une « instrumentalisation judiciaire ».

La cour d’appel de Versailles devra désormais examiner la requête d’extradition déposée par Dakar. En attendant, le journaliste, connu pour ses positions critiques envers les autorités sénégalaises, reste sous contrôle judiciaire sur le territoire français.

Advertisement

Continuer la lecture
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +