AFRIQUE DE L’OUEST
BURKINA FASO – Le président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a apporté son soutien au Burkina Faso
Le président du Ghana Nana Akufo-Addo a rendu visite à son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré le mercredi 10 juin 2021 en guise de soutien suite à la tragédie de Solhan qui a coûté la vie à 160 citoyens burkinabés selon des sources locales. Une visite magnifiée par les activistes et les internautes panafricanistes qui se plaignaient souvent de l’inactivité des dirigeants africains quand un drame frappe le continent.
Le chef d’État ghanéen, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé la solidarité de son pays et de la Cedeao au peuple burkinabè à l’occasion d’une visite d’amitié et de travail à Ouagadougou le mercredi 10 juin 2021. Suite au massacre d’une bonne partie des habitants de Solhan, dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, par des groupes armés non encore identifiés, le président ghanéen est venu présenter ses condoléances à son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré et s’est engagé à appuyer le pays dans la lutte contre le terrorisme et les crimes de masse. « Je suis là en ma qualité non seulement de voisin du Burkina Faso mais également en ma qualité de président en exercice de la CEDEAO pour témoigner notre solidarité et notre soutien au Burkina Faso dans cette situation difficile […] Il est évident que si nous ne nous mettons pas ensemble, nous n’arriverons pas à éradiquer le terrorisme« , a déclaré le président ghanéen.
Le président burkinabé s’est réjoui de cette visite de son homologue ghanéen qui a représenté toutes les nations qui composent la Cedeao. Cette tragédie sans précédent dans l’histoire du pays a affecté tous les citoyens du pays. « Cette catastrophe qui est la plus grande que nous ayons eue dans notre pays a affecté durement le peuple burkinabè dans sa chair […] C’est quelque chose qui nous va droit au cœur, nous en avons besoin. », a affirmé Marc Kaboré.
A rappeler que dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin 2021, des hommes armés, soupçonnés d’être des jihadistes, ont attaqué le village de Solhan, dans la province du Yagha (région du Sahel), tuant 132 personnes selon le gouvernement, tandis que des sources locales évoquent un bilan de 160 morts.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.
Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.
S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.
En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.
Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.
AFRIQUE
BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord
Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.
Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.
Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.
Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
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