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AFRIQUE DE L’OUEST

BURKINA FASO : Le rapport sur la corruption rendu public.

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Le Réseau National de Lutte Anti-Corruption (REN-LAC) a rendu le rapport de son enquête sur la corruption ce 30 septembre 2019. Ce travail d’enquête a été réalisé entre le 8 et le 20 novembre 2018. Le document précise que la corruption est devenue un fléau dans le pays. Un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur dans de nombreux secteurs de la société. Première cause de ce dysfonctionnement : les autorités ne prennent pas les sanctions disciplinaires qui s’imposent envers les coupables.

Selon Sagado Nacanabo, secrétaire exécutif du réseau national de lutte anticorruption au Burkina Faso, les citoyens interrogés lors de cette enquête ont pratiquement tous confirmé que le niveau de corruption ne cesse de grimper.

Les secteurs les plus touché par la corruption sont classés comme suit : la Douane en tête de liste suivie de la Police Municipale, de la Direction Générale des Transports Terrestres et Maritimes (DGTTM), de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale, l’enseignement secondaire et enfin la Justice.

Rémi Dandjinou, le porte parole du gouvernement, a déclaré que l’Etat a pris acte des conclusions de l’enquête. Par conséquent, des mesures fortes seront prises prochainement pour corriger le plus sévèrement dans les services publics, les auteurs profitent des derniers publics ou qui gère mal leur portefeuille budgétaire à la tête des institutions qu’ils dirigent.

L’ONG REN-LAC qui a réalisé l’enquête demande également à la population de dénoncer les actes de corruption et d’aider le gouvernement à combattre définitivement ce fléau.

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AFRIQUE

MALI – Reprise de l’eau à Bamako après un sabotage électrique

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À Bamako, l’approvisionnement en eau potable a repris mercredi, après plusieurs perturbations causées par un acte de sabotage visant une infrastructure électrique stratégique.

La ligne touchée alimente la capitale malienne depuis le barrage de Manantali, situé à la frontière entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Malgré la reprise partielle du service d’eau, le réseau électrique demeure fortement affecté, entraînant des coupures persistantes.

La Société malienne de distribution d’eau potable indique avoir mobilisé des ressources en carburant suffisantes pour activer ses propres installations. Cette stratégie vise à limiter sa dépendance à Énergie du Mali, principal fournisseur d’électricité du pays.

Ces perturbations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, des combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, multiplient les actions de déstabilisation autour de Bamako. Des barrages routiers ont été érigés sur les principaux axes, accompagnés d’attaques visant des bus, des camions de marchandises et des citernes, dans une stratégie visant à asphyxier l’économie.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le Conseil constitutionnel annule la réforme constitutionnelle

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Nouveau tournant dans la vie politique sénégalaise. Saisi en urgence par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu sa décision concernant la loi de révision constitutionnelle récemment adoptée.

Dans son verdict, la haute juridiction a annulé la loi n°18/2026, votée le 29 juin par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure de révision de la Constitution n’avait pas été respectée. Une décision qui donne raison au recours introduit par le chef de l’État, porté par son conseil, Cheikh Ahmadou Ndiaye.

Les juges constitutionnels ont validé les arguments de l’exécutif, qui s’appuyaient notamment sur des éléments versés au dossier, dont des enregistrements et procès-verbaux d’une séance plénière particulièrement tendue.

Cette décision entraîne un gel immédiat de l’application de la réforme contestée, relançant ainsi le débat autour des conditions d’adoption des textes fondamentaux au Sénégal.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Fortes inondations à Lagos après des pluies torrentielles

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À Lekki et Ikoyi, deux quartiers huppés de l’État de Lagos, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations, perturbant la circulation et affectant de nombreuses habitations ainsi que des activités économiques.

Comme chaque année durant la saison des pluies au Nigeria, la situation est aggravée par la vétusté des infrastructures urbaines et l’insuffisance des systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces défaillances structurelles accentuent l’ampleur des dégâts et exposent davantage les populations aux risques.

Face à ces intempéries, Agence nigériane des services hydrologiques a émis une alerte signalant un risque élevé de crues soudaines dans plusieurs États du pays jusqu’au 10 juillet. L’organisme met en garde contre une montée rapide du niveau des eaux, susceptible d’entraîner des inondations localisées dans les zones les plus vulnérables.

Les autorités appellent ainsi les habitants et les opérateurs économiques installés dans les zones à risque à redoubler de vigilance. Elles soulignent que la combinaison de fortes précipitations et de réseaux d’assainissement inadéquats pourrait engendrer des perturbations majeures.

Au-delà des dégâts matériels, ces prévisions font peser de lourdes menaces sur les transports, les infrastructures essentielles, mais aussi sur l’agriculture et l’activité économique dans les régions concernées.

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