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ÉDUCATION

CENTRAFRIQUE : Premier festival des jeunes et enfants de la rue organisé par l’Association Paix et Réconciliation.

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Le président de l’Association Paix et Réconciliation en Centrafrique, Ismaïla Famby Mandjo, s’est dit satisfait à la suite du premier festival organisé à l’intention des jeunes et des enfants de la rue, mercredi 23 août 2017, à Bangui.

Organisé autour du thème « vacances dans la paix et la réconciliation », cette grande fête de la musique a pour objectif de proposer aux jeunes et enfants de la rue des moments de réjouissance.

Ismaïla Famby Mandjo a regretté le fait que ces enfants « sont laissés pour compte et qu’ils vivent dans le dénuement total ».

Il a pris pour exemple l’absence de lit pour ces enfants, l’absence d’accès aux soins de santé, l’absence de scolarisation et même l’absence de l’accès à la nourriture.

Dans le but de mieux conduire l’activité, trois orchestres ont été invités. Il s’agit de Zokéla Hiti Maïti de Dibaba A La Gomme ; de Nouvelle Ecriture de Ozaguin et de Sapéké Maison Mère de Losséba Ngoutiwa.

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Le groupe comique « Les Perroquets » était également de la partie.

Il est à noter que ce festival a été jalonné de jeux et concours, notamment des interprétations et des danses.

Les gagnants ont reçu des prix allant de 5.000 à 50.000 francs CFA.

Après ce festival, l’Association Paix et Réconciliation se propose de mettre le cap sur Bria, chef-lieu de la Préfecture de la Haute Kotto, en vue d’apporter une aide médicale aux personnes déplacées du site du PK3.

Rappelons que l’Association Paix et Réconciliation est une initiative qui a vu le jour en 2013. Elle a pour ambition de promouvoir la paix et la réconciliation en République Centrafricaine, une paix et une réconciliation mises à rude épreuve à la suite des effets pervers de la grande crise née dans le pays à la suite de la rébellion de la coalition Séléka et qui a comme corollaire les massacres des populations, les pillages et la destruction des biens privés et publics.

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Ismaïla Famby Mandjo persiste et s’attend à ce que les Centrafricains de la diaspora reviennent dans leur pays pour à la fois participer à sa construction et porter secours à leurs compatriotes en détresse.

Source : Centrafriqueactu / Alain-Patrick Mamadou / ACAP

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ÉDUCATION

SOUDAN – Huit millions d’enfants privés d’école après plus de 500 jours de guerre

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Au Soudan, la guerre ne se mesure pas seulement en territoires perdus ou en bilans militaires, mais aussi en salles de classe vides. Près de 500 jours après le début du conflit, des millions d’enfants restent privés d’éducation, un droit fondamental désormais relégué au second plan par les combats.

D’après l’ONG Save the Children, plus de huit millions d’écoliers n’ont toujours pas repris le chemin de l’école. Un chiffre vertigineux qui représente presque un enfant sur deux parmi les 17 millions en âge d’être scolarisés dans le pays. L’organisation humanitaire évoque l’une des fermetures scolaires les plus longues jamais enregistrées à l’échelle mondiale.

Depuis avril 2023, le Soudan est ravagé par une guerre opposant l’armée régulière aux Forces de soutien rapide. Le système éducatif, déjà fragile avant le conflit, s’est rapidement effondré. Des établissements ont été bombardés, pillés ou réquisitionnés pour accueillir des familles déplacées, alors que plus de sept millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles.

Dans certaines régions, la situation frôle l’effondrement total. Au Darfour-Nord, seules 3 % des écoles seraient encore fonctionnelles. Le Darfour-Ouest, le Darfour-Sud et le Kordofan-Ouest figurent également parmi les zones les plus touchées, où l’enseignement est devenu presque inexistant.

À cette crise structurelle s’ajoute l’exode des enseignants. Faute de salaires réguliers et de conditions de sécurité minimales, beaucoup ont quitté leurs postes. Save the Children prévient que sans un soutien financier et politique immédiat, le pays risque de voir émerger une génération privée non seulement d’éducation, mais aussi de perspectives d’avenir.

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Les Nations unies décrivent la situation soudanaise comme la pire crise humanitaire actuelle. Tandis que le nombre de morts se compte en dizaines de milliers, l’ONU alerte sur le danger d’une « génération perdue », exposée au recrutement forcé, aux violences et à la disparition progressive de tout cadre éducatif.

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DÉMOGRAPHIE

SOUDAN – Treize millions d’enfants privés d’école par la guerre

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Le Soudan traverse aujourd’hui l’une des plus graves crises éducatives au monde, selon l’ONG Save the Children. Avant le déclenchement de la guerre en avril 2023, environ sept millions d’enfants n’avaient pas accès à l’école. Ce chiffre a presque doublé : ils sont désormais treize millions.

Parmi eux, sept millions sont théoriquement inscrits dans des établissements scolaires, mais se retrouvent privés de cours en raison des violences ou de leur déplacement. Les six millions restants n’ont jamais été scolarisés.

« C’est assez bouleversant de voir toute une génération risquer de perdre son éducation. Certains enfants en sont à leur troisième rentrée sans école. Et plus un enfant reste déscolarisé, moins il a de chance de retourner à l’école. C’est une fuite des cerveaux. L’économie du pays tournait grâce à une main-d’œuvre qualifiée », alerte Mary Lupul, responsable humanitaire de Save the Children au Soudan.

Des conséquences durables

L’ONG tire la sonnette d’alarme sur les répercussions à long terme de cette situation. Le manque d’accès à l’éducation risque non seulement de freiner durablement la croissance économique du pays, mais aussi de fragiliser les familles elles-mêmes.

« Si les enfants ne sont pas capables d’aller à l’école, puis de soutenir financièrement leurs familles, leurs options seront extrêmement limitées », souligne Save the Children. Les plus âgés, déjà alphabétisés avant la guerre, conservent un minimum de compétences, mais les plus jeunes risquent de ne jamais apprendre à lire ni à écrire.

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Malgré tout, l’ONG note quelques signes encourageants : certaines écoles commencent timidement à rouvrir, offrant un espoir pour l’avenir de la jeunesse soudanaise.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Bassirou Diomaye Faye veut réconcilier la jeunesse sénégalaise avec les maths

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Dans son discours lors de la cérémonie du Concours général, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé une initiative inédite pour relancer l’intérêt des jeunes sénégalais pour les disciplines scientifiques : un concours national de mathématiques ouvert à tous les élèves du CM2 jusqu’à la Terminale.

« J’ai instruit le ministre de l’Éducation nationale d’organiser, chaque année, un concours national de mathématiques du CM2 à la Terminale », a annoncé le chef de l’État, précisant que cette mesure vise à faire des mathématiques « un véritable levier d’excellence et de souveraineté. »

Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer la culture scientifique au sein du système éducatif sénégalais, confronté depuis plusieurs années à une baisse préoccupante du nombre d’élèves dans les séries scientifiques. « Il est inadmissible que seulement 17 % des élèves choisissent les séries scientifiques au baccalauréat », a-t-il déploré.

Au-delà de la compétition, ce concours vise à stimuler la curiosité, l’initiative et l’émulation chez les jeunes apprenants, tout en consolidant les bases nécessaires pour préparer les métiers d’avenir dans un monde de plus en plus dominé par les technologies et les données.

Ainsi, le président Faye affiche son ambition de refonder le rapport des jeunes aux sciences, en misant sur un enseignement plus dynamique, plus exigeant et plus proche des enjeux de développement national.

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