AFRIQUE
CÔTE D’IVOIRE – Le Conseil constitutionnel s’apprête à publier la liste définitive des candidats
Le compte à rebours est lancé en Côte d’Ivoire. Dans moins de 72 heures, le Conseil constitutionnel dévoilera la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle prévue en octobre 2025. Une échéance cruciale pour le pays, alors que les débats politiques s’intensifient autour de la légitimité et de l’éligibilité de plusieurs figures majeures de la scène nationale.
Entre le 25 juillet et le 26 août 2025, la Commission électorale indépendante (CEI) a enregistré soixante dossiers de candidature dans ses locaux d’Abidjan-II Plateaux. Transmis au Conseil constitutionnel, ces dossiers font désormais l’objet d’un examen minutieux par les sept sages de l’institution. La décision finale doit être rendue au plus tard le mercredi 10 septembre 2025.
Mais déjà, les tensions montent. Plusieurs poids lourds de l’opposition risquent de voir leurs ambitions présidentielles compromises. Parmi eux figurent l’ancien président Laurent Gbagbo, le président du PDCI-RDA Tidjane Thiam, l’ex-Premier ministre Guillaume Soro, ainsi que le leader du COJEP Charles Blé Goudé. Leurs partisans dénoncent ce qu’ils considèrent comme une manœuvre pour ouvrir la voie à un quatrième mandat consécutif du président sortant Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011.
Au cœur de cette étape décisive se trouve Chantal Nanaba Camara, présidente du Conseil constitutionnel. Première femme à occuper ce poste stratégique, cette magistrate de 71 ans détient une part essentielle de l’avenir politique du pays. C’est elle qui proclamera la liste officielle des candidats, et sa décision pourrait déterminer l’ampleur des tensions à l’approche du scrutin.
Source : afriquinfos.com/
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye en tournée officielle au Moyen-Orient
Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce lundi pour une tournée officielle au Moyen-Orient, marquant une nouvelle étape dans la diplomatie sénégalaise axée sur le renforcement des partenariats stratégiques.
La première étape de ce déplacement conduira le Chef de l’État au Koweït, où il effectuera une visite officielle du 12 au 14 janvier 2026. Cette mission vise à consolider les relations bilatérales entre Dakar et Koweït City, notamment dans les domaines de la coopération économique, du financement du développement, des investissements et de l’assistance technique. Le Koweït demeure un partenaire important du Sénégal, en particulier à travers ses fonds souverains et ses mécanismes de coopération multilatérale.
Au cours de son séjour, le Président Bassirou Diomaye Faye devrait s’entretenir avec les plus hautes autorités koweïtiennes afin d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration et de réaffirmer la volonté commune de renforcer les liens historiques entre les deux États.
À l’issue de cette visite, le Chef de l’État se rendra aux Émirats arabes unis pour prendre part à la Semaine de la Durabilité d’Abu Dhabi, prévue les 14 et 15 janvier 2026. Cet événement international de premier plan rassemble des dirigeants politiques, des décideurs économiques, des experts et des acteurs du secteur privé autour des grands défis mondiaux liés au développement durable, à la transition énergétique, à la lutte contre le changement climatique et à l’innovation technologique.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Deux ex-ministres de Macky Sall renvoyés devant la Haute Cour de justice
Un nouveau chapitre judiciaire s’ouvre au Sénégal pour deux figures de l’ancien régime. Ismaïla Madior Fall, ex-ministre de la Justice, et Aïssatou Sophie Gladima, ancienne ministre des Mines et de la Géologie sous la présidence de Macky Sall, seront prochainement jugés devant la Haute Cour de justice. La commission d’instruction de cette juridiction d’exception a confirmé les charges retenues contre eux, ouvrant formellement la voie à un procès.
Compétente pour juger les membres du gouvernement et les anciens chefs de l’État pour des faits présumés commis dans l’exercice de leurs fonctions, la Haute Cour de justice est appelée à se prononcer sur des dossiers sensibles à forte portée politique. Les deux anciens ministres contestent vigoureusement les accusations portées contre eux.
Ismaïla Madior Fall est poursuivi pour tentative de corruption. Selon l’instruction, il aurait sollicité la somme de 50 millions de francs CFA auprès d’un promoteur immobilier, en contrepartie de l’attribution d’un marché public relatif à la construction d’un centre pénitentiaire. Des faits qui remonteraient à la période où il occupait le portefeuille de la Justice. Placé en détention provisoire avant d’être assigné à résidence sous bracelet électronique en mai 2025, l’ancien garde des Sceaux nie toute implication dans cette affaire.
De son côté, Aïssatou Sophie Gladima est inculpée pour complicité d’escroquerie sur les deniers publics. Elle est mise en cause dans la gestion de 73 millions de francs CFA, des fonds destinés à la construction d’un centre d’accueil pour les orpailleurs affectés par la pandémie de Covid-19, un projet qui n’a jamais été réalisé. Après plusieurs semaines de détention, elle avait bénéficié d’une liberté provisoire en juillet 2025. Là encore, l’ancienne ministre réfute les faits qui lui sont reprochés.
La date du procès n’a pas encore été arrêtée. Particularité majeure de la Haute Cour de justice : ses décisions ne sont pas susceptibles d’appel, une spécificité régulièrement dénoncée par certains acteurs politiques et de la société civile, qui s’inquiètent des garanties d’un procès équitable. Dans un contexte de reddition des comptes accrue, ces procédures seront scrutées de près, tant sur le plan judiciaire que politique.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye étend l’indemnité de logement à l’ensemble de la fonction publique
Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye signe un décret pour réduire les inégalités salariales dans la fonction publique Le gouvernement du Sénégal a ainsi franchi une étape importante dans sa politique de justice sociale avec la signature. C’est ce 7 janvier 2026 que le décret n° 2026-06 généralisant l’indemnité représentative de logement à l’ensemble des agents de l’État a été publié. Désormais, tous les fonctionnaires et agents non fonctionnaires, qui ne bénéficiaient pas jusqu’ici de cette allocation, percevront une indemnité mensuelle de 100 000 francs CFA nets d’impôts.
La décision, portée par le ministère des Finances et du Budget dirigé par Cheikh Diba, devra corriger cette rupture d’égalité au sein du système de rémunération de la fonction publique. Selon le rapport de présentation du décret, environ 7% des agents de l’État demeuraient exclus de ce bénéfice, malgré les extensions sectorielles accordées précédemment aux personnels de l’éducation et de la santé. « L’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’État constitue un impératif majeur pour garantir l’efficacité et la qualité du service public », souligne le document officiel signé par le président Faye et contresigné par le Premier ministre Ousmane Sonko.



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