Home TÉLÉPHONIE ESWATINI : Le pays rejoint la coalition formée par les Etats-Unis contre...

ESWATINI : Le pays rejoint la coalition formée par les Etats-Unis contre la 5G de Huawei

0

Le royaume d’Eswatini a rejoint l’alliance initiée par les Etats-Unis contre le réseau 5G de Huawei. Le pays devient ainsi le premier en Afrique à prendre ses distances avec le géant chinois. Il est accusé d’être à la solde du gouvernement de Pékin et donc dangereux pour la sécurité des futurs réseaux à très haut débit.

Les Etats-Unis et le royaume d’Eswatini, après avoir exprimé leur intérêt respectif au «  développement d’une approche commune de la sécurité du réseau 5G et la garantie d’une 5G sûre, résiliente et digne de confiance  » ont annoncé, dans un communiqué conjoint publié le vendredi 15 janvier 2021, leur désir de renforcer la collaboration au niveau de cette technologie mobile.  

De son côté, l’Eswatini déclare que la 5G permettra d’avoir une vaste gamme de nouvelles applications. Ainsi, protéger ces réseaux de communication de nouvelle génération contre les perturbations ou les manipulations et garantir la vie privée et les libertés individuelles est vital pour garantir que les Eswatiniens puissent profiter des opportunités économiques que la 5G offrira.

La coalition initiée par les Etats-Unis a été créée en marge de la conférence sur la sécurité de Munich, organisée le 15 février 2020, en Allemagne. Le ministre américain de la Défense, Mark Esper, avait alors mis en garde l’Europe contre Huawei. En autorisant l’équipementier télécom chinois pour construire les réseaux 5G, ils risquent, selon lui, de « menacer » l’Otan. « Si nous ne comprenons pas la menace et ne réagissons pas, cela pourrait au bout du compte menacer ce qui est l’alliance militaire qui a eu le plus de succès dans l’histoire, l’Otan », avait-il déclaré. Depuis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont rejoint l’alliance.

À voir aussi  RD CONGO : Satou Luminel, la classe à l'état pure

Contrairement aux Etats-Unis et à certains pays européens, les BRICS sont prêts à confier l’installation de la 5G au géant chinois. Huawei bénéficie ainsi des retombées du rapprochement politique entre la Chine et les puissances émergentes. En effet, en fin décembre 2020, l’Inde a autorisé « tous les acteurs » du marché (dont Huawei) à participer aux premières expérimentations 5G. Même si les opérateurs télécoms indiens n’ont pas encore acheté les fréquences 5G nécessaires pour émettre le signal, ni choisi leurs équipementiers, ce feu vert de principe est une bouffée d’oxygène pour le groupe chinois, numéro un mondial des équipements télécoms.

Quand bien même le Brésil a lancé un audit sur les risques de sécurité posés par la 5G, il ne veut cependant pas entendre parler de veto. « Huawei est déjà bien implanté au Brésil. Le groupe travaille avec de nombreuses entreprises et universités, donc c’est un sujet clos », a récemment tranché le vice-président du Brésil, Hamilton Mourão.

En Europe, Huawei a déjà signé un partenariat avec l’opérateur MTS ​pour lancer des réseaux 5G pilotes en Russie.

       

Laisser un commentaire