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AFRIQUE

GUINÉE – La famille d’Elie Kamano ciblée : l’ONU alerte sur des enlèvements inquiétants

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La situation des droits humains en Guinée prend une tournure encore plus préoccupante après l’annonce de la disparition de plusieurs membres de la famille d’Elie Kamano, chanteur et figure emblématique de l’opposition. Dans la nuit du 15 au 16 novembre 2025, deux de ses enfants âgés de 14 et 16 ans, un neveu du même âge et son frère — gendarme de profession — auraient été enlevés à Conakry par des hommes encagoulés. Seul le plus jeune enfant, âgé de 7 ans, aurait été relâché quelques heures plus tard. Installé en exil, Kamano a rendu l’affaire publique via les réseaux sociaux, accusant implicitement la junte dirigée par Mamadi Doumbouya d’être responsable de ce climat de peur.

Face à cette situation, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a réagi avec fermeté, parlant d’une « disparition forcée apparente ». Son porte-parole, Seif Magango, a exigé des autorités guinéennes une enquête « rapide, approfondie et impartiale », tout en réclamant le retour sain et sauf des personnes enlevées. Pour l’ONU, cet épisode n’est pas isolé : il s’inscrit dans une série d’atteintes graves aux libertés fondamentales qui fragilisent davantage le pays.

Selon les informations relayées par l’organisation internationale, au moins cinq autres personnes sont actuellement portées disparues. Parmi elles figurent les militants Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah, l’ancien haut fonctionnaire Saadou Nimaga, ainsi que le journaliste Habib Marouane Camara. Leurs familles restent sans nouvelles, soulignant l’ampleur de la crise et l’absence de mécanismes efficaces pour protéger les citoyens.

L’ONU rappelle par ailleurs qu’en septembre, elle avait déjà signalé une dizaine de disparitions forcées, appelant les dirigeants guinéens à libérer les victimes et à mettre fin à ces pratiques. Alors que la communauté internationale suit l’évolution de la situation avec une attention accrue, les demandes de transparence et de respect des droits humains se renforcent dans un climat politique déjà instable.

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AFRIQUE

TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées

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Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.

Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.

Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.

La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – le fils de Robert Mugabe devant la justice pour tentative de meurtre

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Bellarmine Chatunga Mugabe, plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, a comparu lundi devant un tribunal sud-africain pour répondre d’accusations de tentative de meurtre.

La juridiction a décidé de reporter l’audience au 3 mars afin de permettre la poursuite des investigations. D’ici là, l’accusé demeure placé en détention. Un second suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est également poursuivi dans le cadre de la même affaire.

Les deux hommes font en outre l’objet de poursuites pour entrave à la justice, les autorités n’ayant pas encore retrouvé l’arme utilisée lors des faits. Selon les éléments communiqués, les tirs auraient visé le jardinier d’une villa située dans un quartier résidentiel aisé de Johannesburg. La victime, initialement dans un état critique, reste hospitalisée.

L’affaire intervient dans un contexte où le nom Mugabe demeure fortement associé à l’histoire politique du Zimbabwe. Robert Mugabe a dirigé le pays pendant 37 ans avant de quitter le pouvoir en 2017. Il est décédé en 2019.

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AFRIQUE

RD CONGO – BURUNDI : le poste stratégique de Kavimvira rouvre après deux mois de fermeture

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Après plus de deux mois d’interruption, un point névralgique des échanges transfrontaliers entre la République démocratique du Congo et le Burundi a rouvert lundi matin. Le poste de Kavimvira, situé sur les rives du lac Tanganyika, a repris ses activités à 8 heures, selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.

Ce corridor stratégique relie la capitale économique burundaise, Bujumbura, à la ville d’Uvira, dans l’est congolais. Il joue un rôle central dans l’approvisionnement et les flux commerciaux régionaux.

Le poste-frontière avait été fermé en décembre, dans le contexte d’une nouvelle offensive du M23 dans l’est de la RDC. Selon plusieurs analystes, cette poussée visait notamment à affaiblir les lignes de soutien aux forces congolaises, en particulier autour d’Uvira. La séquence avait entraîné des déplacements massifs de populations vers le Burundi.

Malgré la fermeture terrestre, les échanges économiques n’avaient pas totalement cessé, certains flux se maintenant par voie lacustre. En janvier, le M23 s’est retiré d’Uvira, invoquant une demande des États-Unis, engagés dans une tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont ensuite affirmé avoir rétabli leur contrôle sur la ville.

Si la réouverture de Kavimvira marque un signal d’accalmie, d’autres postes-frontières situés dans des zones où le M23 demeure actif restent fermés. La situation sécuritaire demeure donc fragile, malgré la reprise progressive des mouvements de retour signalés par des responsables burundais.

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