SPORTS
HAÏTI – Naomi Osaka bat Serena Williams et se qualifie en finale de l’Open d’Australie
La Japonaise Naomi Osaka a validé son ticket pour la finale de l’Open d’Australie grâce à une victoire (6-3, 6-4) sur son idole Serena Williams. Elle fera face en finale à l’Américaine Jennifer Brady qui disputera, à 24 ans, sa première finale de Grand Chelem.
Naomi Osaka, n°3 mondiale, s’est imposée (6-3, 6-4), ce jeudi, face à Serena Williams (11e). Elle sera opposée en finale à l’Américaine Jennifer Brady qui s’est imposée face à la Tchèque Karolina Muchova (6-4, 3-6, 6-4). Face à la presse, la japonaise a tenté d’expliquer les raisons de ses succès en finale de Grand Chelem. « J’ai cette mentalité, les gens ne se souviennent pas des finalistes. Le nom du vainqueur est celui qui est gravé. Je pense que je me bats aussi dur que je le peux en finale. C’est là que vous vous démarquez en quelque sorte. C’est le plus gros combat », a-t-elle déclaré.
Naomi Osaka, 24 ans, souligne être devenue plus forte psychologiquement. « Avant, j’avais des hauts et des bas. Je doutais beaucoup de moi. Mais la quarantaine, et tout ce qui se passe dans le monde, m’a permis de mettre les choses en perspective. Avant, j’évaluais mon existence à l’aune de mes victoires en tennis. Maintenant, je me suis ouverte à mon équipe. J’ai de longues conversations avec Wim (Fissette, son coach) avant d’entrer sur le court. Je lui fais part de ma nervosité au lieu de me renfermer et d’essayer de la gérer toute seule. Maintenant, je me sens sûre de moi en tant que personne et je sais que les gens qui m’aiment, comme ma famille, m’aimeront toujours même si je perds un match de tennis », a-t-elle indiqué.
Pour la finale, la jeune femme s’attend à un match difficile car ayant déjà joué contre son prochain adversaire Jennifer Brady. « Je l’ai jouée en demi-finale à l’US Open. Ça reste un match mémorable avec une très haute qualité de tennis tout le long. Pour moi, ce n’est pas vraiment étonnant de la voir arriver à ce stade. Ce sera encore un match difficile à jouer », a-t-elle déclaré.
En conférence de presse d’après match, Serena Williams, 39 ans, est apparue, pour sa part, très déçue laissant planer le doute sur la suite de sa carrière. « Si un jour je fais mes adieux, je ne le dirai à personne, alors… », a-t-elle déclaré. À sa sortie du court, elle a salué le public une main sur le cœur comme pour un adieu.
FOOTBALL
MAROC – Visa électronique gratuit pour la CAN 2025
Bonne nouvelle pour les fans de football du continent. Le Comité local d’organisation (LOC) de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, a annoncé ce mardi la gratuité du visa électronique pour tous les supporters souhaitant assister à la compétition.
Selon un communiqué officiel, cette mesure, mise en place en coordination avec les autorités marocaines et la Confédération africaine de football (CAF), vise à « faciliter la venue des supporters africains et étrangers tout en garantissant un dispositif sécurisé d’entrée sur le territoire ». Le visa électronique, accessible via la plateforme Yalla, sera délivré gratuitement et en même temps que le Fan ID, document obligatoire pour accéder aux stades.
Cette double procédure — visa et Fan ID — se fera exclusivement sur l’application Yalla, développée pour centraliser l’ensemble des démarches liées à l’événement. La gratuité du e-visa s’appliquera sur une période limitée, du 25 septembre 2025 au 25 janvier 2026, couvrant ainsi toute la durée de la compétition et la phase de retour des voyageurs.
L’initiative marque un tournant dans la politique d’accueil des grands événements sportifs en Afrique. Elle reflète la volonté du Maroc de faire de cette édition de la CAN « la plus ouverte et inclusive de l’histoire du tournoi », selon une source proche du LOC. Le pays espère ainsi attirer des dizaines de milliers de supporters, notamment en provenance d’Afrique de l’Ouest et centrale.
Les voyageurs se rendant au Maroc pour d’autres raisons — tourisme, affaires ou visites familiales — devront toutefois continuer à effectuer leurs démarches sur la plateforme habituelle acces-maroc.ma.
BASKETBALL
AFROBASKET – le Sénégal surclasse le Nigeria et file en demi-finale
Le Sénégal a décroché son ticket pour les demi-finales de l’AfroBasket en battant le Nigeria. Après un quart de finale parfaitement maîtrisé, les « Lions » confirment leur statut de favori et poursuivent leur quête d’un sixième sacre continental.
L’adresse derrière l’arc est revenue pour les Sénégalais, notamment grâce à Jean Jacques Boissy et Branco Badio en course pour le MVP, auteur de 32 points et 4 rebonds. Pape Moustapha Diop a été exceptionnel en défense, terminant avec 14 points et 10 rebonds, tandis que l’équipe a multiplié les balles récupérées et perturbé les Nigérians.
En demi-finale, le Sénégal retrouvera le Mali pour un nouveau duel ouest-africain décisif samedi 23 août, poursuivant son parcours vers le titre continental.

ATHLÉTISME
GABON – L’appel d’une jeune athlète pour sauver son rêve olympique
À seulement 18 ans, Kenza Falana a décroché la médaille d’argent aux derniers Championnats d’Afrique juniors de lancer du marteau. Une performance historique pour sa première sélection, obtenue sans aucun soutien institutionnel. Entre sacrifices familiaux, études universitaires et ambition olympique, la jeune athlète gabonaise livre un témoignage poignant sur la réalité du sport de haut niveau.
L’Union : Vous avez remporté au mois de juillet dernier à Abeokuta, au Nigeria, la médaille d’argent aux Championnats d’Afrique junior. Était-ce une surprise pour vous ?
– Kenza Falana : Pour être honnête, non. Ce n’était pas une surprise. Une semaine avant le championnat, j’avais battu mon record personnel avec un lancer à 57m50, ce qui me plaçait en tête du classement africain junior et 11e du classement africain senior (World Athletics). J’étais donc partie au Nigeria avec l’objectif clair de décrocher l’or. J’ai d’ailleurs mené le concours pendant une bonne partie de la compétition. Même si j’ai obtenu l’argent, je suis fière car j’ai tout donné, dans des conditions loin d’être optimales.
Une médaille en argent pour votre toute première sélection, est-ce un exploit ?
– Compte tenu du contexte, oui, c’est un exploit. Malheureusement, je n’ai bénéficié d’aucun accompagnement institutionnel, alors que j’avais clairement une chance d’aller chercher la médaille d’or. Tout repose sur les sacrifices de ma mère et le travail de mon coach, Baptiste Lacourt, que j’ai pu rejoindre grâce à mon intégration au pôle d’excellence d’Eaubonne. En six mois, j’ai progressé de 14 mètres. À l’entraînement à Abeokuta, j’ai même atteint 60 mètres.
Au mois de juin dernier, avant les Championnats d’Afrique d’Abeokuta, vous avez sollicité du Comité national olympique une bourse de solidarité olympique. Qu’en est-il ?
– À ce jour, je n’ai reçu aucune réponse. L’an dernier, lors des Jeux olympiques de Paris, j’ai été reçue par les autorités sportives gabonaises à Paris, qui avaient promis sur Gabon24 de m’attribuer cette bourse. En juin dernier, une demande formelle a été transmise via le président de la Fédération gabonaise d’athlétisme au Comité national olympique gabonais. Après ma médaille d’argent à Abeokuta, ma mère a également contacté directement le président du CNOG, et transmis tous les documents. Malgré toutes ces démarches, nous n’avons eu aucun retour. À Abeokuta, le président de la Fédération gabonaise d’athlétisme a même déclaré qu’aucune prime n’était prévue pour moi, alors même que je suis vice-championne d’Afrique junior et détentrice du record national toutes catégories confondues. C’est difficile à entendre après tout ce travail pour représenter le pays à l’international dans une discipline rare.
Le lancer du marteau nécessite forcément un accompagnement financier. Sans financement comment faites-vous pour atteindre vos objectifs ?
– Tout repose sur mes parents. Ils financent entièrement mon parcours : le pôle d’excellence d’Eaubonne, mon coach, les soins, les compétitions, les déplacements, le matériel… C’est très coûteux, surtout dans une famille de six enfants. Ma petite soeur vient d’obtenir son baccalauréat et doit aussi intégrer une école supérieure qui demande un soutien financier de nos parents. Malgré cette lourde charge, ma mère, portée par sa foi, fait tout pour que je puisse continuer, même si cela demande de grands sacrifices. Pour la saison 2026, les frais sont estimés à plus de 6,5 millions de francs, en plus des dettes de la saison écoulée. C’est donc grâce à cet investissement familial que j’ai pu battre les records nationaux juniors et seniors. Mais aujourd’hui, il est urgent que je bénéficie d’un accompagnement institutionnel pour continuer à progresser et représenter dignement le Gabon.
À 18 ans, vous êtes étudiante en licence de psychologie de l’université de Paris-Nanterre. Comment arrivez-vous à concilier sport et études ?
– Ce n’est pas évident. Avant d’intégrer le pôle, je faisais près de 3 heures de transport par jour entre la fac, les entraînements à Antony ou à La Croix de Berny, et le domicile familial à Massy. Depuis que je vis à Eaubonne, c’est plus fluide et plus proche de mon université. Mais l’internat ferme le week-end, ce qui complique ma logistique pour les compétitions. J’ai dû aménager mon emploi du temps, ce qui a légèrement fait baisser ma moyenne de classe de 15 à 14,9. Un logement plus stable et un encadrement médical adapté (kiné, diététicien, médecin du sport, préparateur mental) m’aideraient à mieux équilibrer ma vie d’étudiante et d’athlète de haut niveau.
Un mot de fin à l’endroit des autorités gabonaises ?
– Je lance un appel sincère et humble aux autorités de mon pays. Le Gabon regorge de talents, mais il manque un accompagnement structuré pour les faire éclore. Aujourd’hui, je suis dans une situation urgente : la rentrée au pôle d’excellence d’athlétisme d’Eaubonne est prévue le 2 septembre 2025, dans deux semaines. Sans inscription rapide, je ne pourrais pas poursuivre mes entraînements avec mon coach, ce qui compromettrait ma progression. Je rêve de porter haut les couleurs du Gabon aux prochains Championnats du monde juniors 2026 et aux Jeux olympiques 2028. J’ai la volonté, les résultats, mais il me manque les moyens. J’espère sincèrement que les autorités se pencheront sur mon cas afin que je puisse continuer à m’entraîner dans de bonnes conditions, représenter fièrement mon pays et inspirer d’autres jeunes Gabonais à croire en leurs rêves.
Source : union.sonapresse.com
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