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AFRIQUE DU NORD

MAGHREB : Mohammed VI appelle l’Algérie et le Maroc à dépasser leurs différends

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C’est un marqueur politique fort et un moment très attendu par les Marocains que le traditionnel discours du trône, prononcé chaque année fin juillet par le souverain chérifien Mohammed VI. Sans surprise, celui de 2021 prononcé par le Roi a adressé les sujets du moment telle la crise sanitaire, la relance économique ou encore le nouveau dispositif géant mis en place l’année écoulée en matière de protection sociale. Mais c’est sur le plan géopolitique que le discours de cette année se singularise, Mohammed VI ayant adressé un appel direct au Président Algérien, Abdelmajid Tebboune, l’invitant « à sa plus proche convenance… à œuvrer à l’unisson au développement des rapports fraternels tissés par [les] deux peuples durant des années de lutte commune ».

Depuis plusieurs semaines, les tensions allaient grandissantes entre les deux pays voisins d’Afrique du Nord, Alger ayant rappelé son ambassadeur à Rabat pour « consultations » suite à une prise de position marocaine à l’ONU sur le dossier Kabyle, jugée « inacceptable » par l’Algérie. Outre la traditionnelle pierre d’achoppement entre les deux pays qu’est le dossier du Sahara Occidental, il semblerait donc que de nouvelles sources de tensions additionnelles viennent enkyster encore un peu plus une relation bilatérale structurellement tendue.

C’est dans une logique de désescalade que le Roi du Maroc a appelé dans son discours du trône à ce que « Dans le droit fil de cette approche, nous renouvelons notre invitation sincère à nos frères en Algérie, pour œuvrer de concert et sans conditions à l’établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage. »

Ce n’est pas là la première fois que le souverain marocain s’adresse directement à l’Algérie et à ses dirigeants. Depuis le début des années 2000, Mohammed VI appelle régulièrement à la réouverture des frontières entre les deux pays. Cette année, il va plus loin en affirmant que les deux voisins sont : « Plus que deux nations voisines, le Maroc et l’Algérie sont deux pays jumeaux qui se complètent. » Il a en outre appelé à mutualiser les efforts des deux pays pour lutter contre les défis communs que sont l’immigration, le narcotrafic ou la contrebande

Au lendemain de cette adresse télévisuelle, aucune réaction n’avait encore été enregistrée de la part du pouvoir algérien à cette main tendue du chef de l’Etat marocain.

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Source : Agence Ecofin

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AFRIQUE

LIBYE – Mort de Seif Al-Islam Kadhafi : une enquête ouverte après des tirs mortels

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La mort de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, continue de soulever de nombreuses interrogations. Le parquet général de Tripoli a annoncé, mercredi, l’ouverture d’une enquête officielle après la découverte de son corps la veille à Zenten, dans l’ouest de la Libye. Les autorités judiciaires ont confirmé qu’il a été tué par balle.

Dans un communiqué publié sur Facebook, le bureau du procureur précise qu’une équipe composée de magistrats, de médecins légistes et d’experts s’est rendue sur place pour examiner la dépouille. Les premières constatations médico-légales ont établi que la victime avait succombé à des tirs d’arme à feu. Une procédure pénale a été engagée afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes du meurtre.

Aucune information n’a, pour l’instant, été communiquée concernant les funérailles de Seif al-Islam Kadhafi. Jusqu’à l’annonce de son décès, sa localisation demeurait inconnue, alimentant de nombreuses spéculations sur son sort.

Figure centrale de l’ancien régime, Seif al-Islam était poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Arrêté en 2011 dans le sud du pays, il avait été détenu pendant plusieurs années à Zenten avant d’être condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès controversé, puis libéré dans le cadre d’une loi d’amnistie.

Selon son avocat français, Marcel Ceccaldi, l’ancien héritier présumé du régime aurait été abattu à son domicile par un commando de quatre hommes non identifiés. Cette version n’a, pour l’heure, pas été confirmée par les autorités libyennes.

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Ce décès intervient dans un contexte politique toujours marqué par l’instabilité. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye reste divisée entre deux centres de pouvoir rivaux : le gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, et une administration parallèle à Benghazi, soutenue par le maréchal Khalifa Haftar et ses forces.

À ce stade, ni les autorités de l’ouest ni celles de l’est du pays n’ont officiellement réagi à l’annonce de la mort de Seif al-Islam Kadhafi, laissant planer de nombreuses incertitudes sur les conséquences politiques et sécuritaires de cette affaire.

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AFRIQUE

TUNISIE – Démission de Noureddine Taboubi, l’UGTT face à ses divisions

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En Tunisie, la scène syndicale est secouée par l’annonce de la démission de Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), rendue publique le 23 décembre 2025. Si cette décision était largement anticipée en interne, son calendrier soulève de nombreuses interrogations. Elle intervient en effet à moins d’un mois d’une grève générale décrétée par la centrale pour le 21 janvier, sur fond de rupture prolongée du dialogue social avec le gouvernement.

Âgé de 64 ans, Noureddine Taboubi dirigeait l’UGTT depuis 2017. À ce stade, il n’a pas officiellement expliqué les raisons de son départ. Toutefois, plusieurs facteurs politiques et internes permettent d’éclairer ce choix. Ces derniers mois, la centrale syndicale a fait face à une pression politique croissante. Des attaques contre son siège, survenues en août dernier, ainsi que des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux ont contribué à fragiliser son image et son influence.

Parallèlement, l’UGTT connaît un affaiblissement sur le plan institutionnel. Le dialogue social avec les autorités est rompu depuis plusieurs mois, réduisant la capacité de la centrale à peser sur les décisions économiques et sociales. Cette marginalisation progressive intervient dans un contexte national déjà tendu, marqué par des difficultés économiques et sociales persistantes.

Mais selon plusieurs observateurs, la principale explication de cette démission réside dans les luttes internes au sein de l’UGTT. Une véritable guerre de clans et de succession oppose aujourd’hui différentes tendances. Deux camps se font face : l’un plaide pour l’organisation rapide d’un congrès électif en mars 2026, tandis que l’autre souhaite en repousser la tenue à 2027. Les partisans d’un congrès anticipé critiquent la gouvernance de Noureddine Taboubi, jugée clivante au sein du bureau exécutif et contestée dans certaines structures régionales.

Cette démission, annoncée à la veille d’une mobilisation nationale majeure, risque d’accentuer les divisions internes et de fragiliser davantage la centrale syndicale. Elle pourrait également affecter la capacité de l’UGTT à mobiliser ses bases pour la grève générale prévue le 21 janvier. Une situation qui, selon le politologue Mohamed Dhia Hammami, profite indirectement au pouvoir en place.

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Conformément aux statuts de l’UGTT, la démission de Noureddine Taboubi n’est toutefois pas immédiate. Elle doit être examinée et validée par les instances dirigeantes dans un délai de quinze jours, période durant laquelle le secrétaire général peut encore revenir sur sa décision.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Sahara occidental : Alger mise sur une médiation conforme aux résolutions onusiennes

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L’Algérie a réaffirmé, mardi 18 novembre, sa volonté de soutenir toute médiation entre le Maroc et le Front Polisario dans le dossier du Sahara occidental. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohammed Attaf, a souligné que seule une discussion directe entre Rabat et le Polisario peut mener à une solution durable, rappelant l’attachement d’Alger au cadre onusien.

Cette déclaration intervient alors que le Maroc a récemment marqué des points diplomatiques, notamment après l’adoption par l’ONU d’une résolution soutenant le plan d’autonomie proposé par Rabat. Malgré cela, Alger souhaite continuer à peser sur le processus, en insistant sur les principes qui guident sa position : maintien du processus politique sous l’égide de l’ONU, dialogue entre les deux parties, définition conjointe d’une solution finale et respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

L’Algérie dit s’appuyer sur les résolutions onusiennes pour promouvoir une solution « durable, juste et définitive » au Sahara occidental.

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