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POLITIQUE

MALAWI : La Cour suprême annule la réélection du président Peter Mutharika

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La réélection tant contestée du président sortant Peter Mutharika n’a pas fait long feu, la Cour suprême vient d’annoncer son annulation ce vendredi 8 avril 2020. Un nouveau scrutin sera organisé le 2 juillet.

C’est à travers l’annonce du juge de la Cour suprême d’appel de la capitale Lilongwe, Franck Kapanda que le sort du président Mutharika a été scellé. L’appel formulé contre l’annulation du scrutin où il a été réélu président de la République par lui et par la Commission électorale locale (MEC), a été rejeté.

Peter Mutharika âgé aujourd’hui de 79 ans, est au pouvoir depuis 2014. En mai 2019, il a été réélu pour un second mandat dès le premier tour du scrutin électoral. Selon le MEC, il avait obtenu 38,5% des suffrages exprimés contre 35,4% pour le chef de l’opposition Lazarus Chakwera.

Des résultats qui ont été immédiatement contestés par l’opposition. Cette dernière avait saisi la Cour constitutionnelle qui avait fini par annuler la victoire de Peter Mutharika en février 2020 pour cause de « fraudes caractérisées ».

Le ring politique est désormais réouvert :trois candidats sont en lice. Les deux adversaires historiques, Peter Mutharika et Lazarus Chakwera ont déjà déposé officiellement leur candidature le mercredi 6 et ke jeudi 7 auprès de la Commission électorale locale (MEC), mais également Saulos Chilima.

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AFRIQUE

ALGERIE – Le pape Léon XIV lance une tournée africaine stratégique

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Le pape Léon XIV a entamé ce lundi une visite historique en Algérie, marquant le tout premier déplacement d’un souverain pontife dans ce pays. Au-delà de la portée symbolique, ce voyage s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion du dialogue interreligieux, dans un contexte international traversé par de fortes tensions.

Accueilli à Alger par le président Abdelmadjid Tebboune, le pape a immédiatement donné le ton d’une visite axée sur la coexistence entre chrétiens et musulmans. Son agenda prévoit notamment une visite à la Grande Mosquée d’Alger ainsi qu’un rassemblement à la basilique Notre-Dame d’Afrique, haut lieu du christianisme local.

Ce déplacement de deux jours constitue la première étape d’une tournée africaine de onze jours qui mènera le pontife au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale, dans un continent où l’Église catholique connaît une croissance significative. Mais cette visite se déroule dans un climat international tendu. La confrontation entre États-Unis, Israël et Iran pèse sur l’agenda diplomatique du Vatican. Le président Donald Trump a vivement critiqué le pape, l’accusant de positions idéologiques, après que ce dernier a dénoncé « l’illusion de toute-puissance » à l’origine des conflits. Depuis son avion, Léon XIV a réaffirmé son attachement à la paix, assurant ne pas redouter les pressions politiques.

Sur le terrain algérien, le message du pape s’adresse à une réalité particulière : une minorité catholique d’environ 9 000 fidèles vivant au sein d’une population majoritairement musulmane. L’archevêque d’Alger, Jean-Paul Vesco, souligne d’ailleurs la dimension quotidienne de ce vivre-ensemble, notamment autour de la basilique, fréquentée en grande partie par des musulmans. La visite comporte également une forte charge mémorielle. Le pape doit rendre hommage aux 19 religieux catholiques assassinés durant la guerre civile algérienne des années 1990, parmi lesquels les moines de Tibhirine. Ce conflit, connu sous le nom de « décennie noire », a profondément marqué le pays avec des centaines de milliers de victimes.

Au-delà des symboles, certaines interrogations persistent au sein de la société algérienne, notamment sur la liberté religieuse et la place des minorités. Si la Constitution reconnaît la pratique des autres cultes, des restrictions subsistent, en particulier concernant le prosélytisme. Dans ce contexte, la visite de Léon XIV apparaît comme un test diplomatique et spirituel : celui de savoir si le dialogue interreligieux peut s’imposer comme un levier de stabilité dans une région et un monde traversés par les fractures.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Une frappe antiterroriste tourne au drame sur un marché

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Une nouvelle opération militaire suscite une vive controverse au Nigeria. Dans l’État de Yobe, au nord-est du pays, une frappe aérienne menée par l’armée contre des positions présumées du groupe djihadiste Boko Haram fait l’objet d’une enquête après des allégations de lourdes pertes civiles.

Le bombardement a visé le village de Jilli, situé dans la zone de Geidam, un territoire régulièrement présenté comme un bastion insurgé. Selon les autorités militaires, l’intervention reposait sur des renseignements signalant des mouvements suspects attribués à des combattants terroristes. Toutefois, ces informations sont désormais remises en question.

Sur le terrain, plusieurs témoins décrivent une scène bien différente. D’après leurs récits, les frappes auraient atteint un marché local en pleine activité, touchant des civils. L’ONG Amnesty International évoque un bilan particulièrement lourd : une centaine de morts et plusieurs dizaines de blessés graves.

Face à ces accusations, l’armée de l’air nigériane a annoncé l’ouverture d’une enquête interne, reconnaissant que les renseignements ayant conduit à l’opération pourraient avoir été insuffisamment fiables. Une déclaration qui traduit une certaine prudence, alors que la pression internationale et locale s’intensifie.

Cet incident ravive un débat récurrent sur les méthodes employées dans la lutte contre l’insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria. Depuis son allégeance à l’organisation État islamique en 2015, Boko Haram a intensifié ses attaques, poussant les forces armées à multiplier les opérations aériennes. Mais ces interventions, souvent menées dans des zones densément peuplées, exposent les civils à des risques élevés.

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Selon plusieurs sources médiatiques, des frappes similaires auraient causé la mort d’au moins 500 civils depuis 2017, alimentant les critiques sur la gestion du conflit et la fiabilité du renseignement militaire.

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AFRIQUE

DJIBOUTI – Vers un sixième mandat pour le président Ismail Omar Guelleh

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Le dépouillement est en cours à Djibouti après l’élection présidentielle, un scrutin dont l’issue devrait, sauf surprise, reconduire Ismail Omar Guelleh pour un sixième mandat.

Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État, âgé de 78 ans, faisait face à un seul adversaire, Mohamed Farah Samatar, resté discret tout au long de la campagne. Dans la capitale, le vote s’est déroulé sous haute sécurité, avec une participation jugée variable selon les bureaux.

Un scrutin sans véritable suspense

Figure dominante de la vie politique djiboutienne, Ismail Omar Guelleh a consolidé son maintien au pouvoir à la faveur d’une révision constitutionnelle ayant supprimé la limite d’âge pour briguer la magistrature suprême. Favori, il a appelé les électeurs à se mobiliser autour des valeurs de « fraternité » et de « solidarité », tout en affichant sa confiance dans le résultat.

Dans les urnes, certains électeurs ont souligné l’importance de participer au vote, malgré une opposition peu visible et un rapport de force largement déséquilibré.

Un carrefour géostratégique sous pression

Situé à un point clé des routes maritimes mondiales, Djibouti occupe une position stratégique majeure. Le pays accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment de la France, des États-Unis et de la Chine, ce qui constitue une source importante de revenus. Malgré cet avantage, les défis économiques et sociaux persistent. Le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes, ainsi qu’un niveau d’endettement important, pèsent sur les perspectives de développement.

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