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AFRIQUE DE L’OUEST

NIGER – Laurent Gbagbo tacle le Président Ouattara sans le nommer et dénonce « un jeu de mensonge » à la Cedeao

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L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est connu pour sa langue bien pendue. Récemment, le prédécesseur d’Alassane Ouattara s’est une nouvelle fois exprimé sur la situation au Niger, ce mercredi 23 aout 2023. Il a condamné le putsch survenu dans ce pays, tout en faisant remarquer que les coups de force « font partie de nos agendas politiques » en Afrique de l’Ouest. Ce serait donc totalement un leurre de penser qu’on peut les combattre.

« Quand tu tripatouilles la constitution pour faire un 3ème mandat… »

Par ailleurs, la plupart des chefs d’Etat qui veulent envoyer des troupes au Niger sont des « faiseurs de coup d’Etat », assure Gbagbo. « Quand ta constitution dit que tu as droit à deux mandats, pas plus et qu’ au deuxième mandat, tu tripatouilles la constitution pour te faire un troisième mandat…Ce n’est pas un coup d’Etat ça ? Donc c’est un jeu de mensonge… » a dénoncé l’ancien président.

Inutile de rappeler que l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara a brigué troisième mandat en 2020 suite au décès de son dauphin Amadou Gon Coulibaly. Cette réflexion de Laurent Gbagbo est de toute évidence une pique envoyée à M Ouattara qui est pour le moins, favorable à une intervention armée de la Cedeao au Niger. Il a même déjà donné des instructions à l’armée ivoirienne pour préparer cette opération.

« On est pistonné par derrière pour aller faire un coup pour l’uranium,… »

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Laurent Gbagbo estime d’ailleurs qu’on n’est en train de mentir au président Mohamed Bazoum quand on le laisse croire qu’une intervention militaire le remettra dans son fauteuil présidentiel. « On ment quand on laisse croire aux gens qu’on veut aller au Niger, pour réinstaller Bazoum dans un fauteuil démocratique. Mais ce n’est pas pour ça qu’on va là-bas. On est pistonné par derrière pour aller faire un coup pour l’uranium, le gaz, le pétrole etc. On lui ment. Il faut qu’il soit libéré, mais lui faire croire qu’on va le réinstaller au pouvoir, on lui ment. Bazoum est un prétexte » a assuré Laurent Gbagbo.

Il invite la Cedeao à envoyer sa force en attente pour combattre les terroristes au Sahel et dans les autres pays de l’espace économique.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier

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Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.

Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.

S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.

En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.

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Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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