NIGER
NIGER : L’opposant Hama Amadou de nouveau emprisonné.
L’ancien président de l’assemblée nationale et principal opposant au Niger, Hama Amadou, a été arrêté ce lundi 18 novembre 2019 à Niamey. Il s’était exilé pendant pratiquement trois ans à la suite de sa condamnation pour trafic de bébés. A son retour au pays ce jeudi 14 novembre, il a été appréhendé et conduit en prison.
Hama Amadou s’est rendu lui-même à la gendarmerie ce lundi 18 novembre vers 6h du matin pour répondre à une convocation qui lui a été envoyée la veille. Il a été arrêté sur le coup et conduit à la prison de Filingué sise à 200 km au nord-est de Niamey où il doit purger les huit mois restant de sa peine sur les douze auxquels il a été condamné.
Hama Amadou était en exil entre la France et le Bénin depuis 2016. Il a décidé de revenir au Niger suite au décès de sa mère le 24 octobre 2019. Beaucoup d’autorités étaient chez lui pour lui présenter leurs condoléances. Il a même eu un échange par téléphone avec le président nigérien Mahamadou Issoufou.
A rappeler que son parti, le Mouvement Démocratique Nigérien (Moden) l’a désigné candidat à l’élection présidentielle prévue au mois de décembre 2020 mais, en raison de cette condamnation, il pourrait ne pas prendre part au scrutin.
AFRIQUE
NIGER – Une attaque contre la base de drones de Tahoua repoussée par l’armée
L’armée du Niger a repoussé, dimanche soir, une attaque visant une base militaire de drones située à l’aéroport de Tahoua, dans le sud-ouest du pays, selon des sources sécuritaires et locales.
Des détonations ont été entendues au moment de l’assaut, comme le montrent plusieurs vidéos filmées par des habitants et diffusées sur les réseaux sociaux. Cet incident survient quelques semaines après l’attaque contre l’aéroport international de Niamey, revendiquée par le groupe État islamique. Depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger est dirigé par les militaires et reste confronté depuis plus d’une décennie à des violences terroristes menées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Jusqu’à présent, aucun groupe armé n’a revendiqué l’attaque.
Selon une source sécuritaire, plusieurs soldats ont été blessés lors de l’assaut, tout comme certains assaillants. La base de drones de Tahoua a été construite en 2022 et l’armée de l’air y mène régulièrement des opérations.
La région de Tahoua est régulièrement touchée par des attaques djihadistes dans le nord, près de la frontière avec le Mali, ainsi que par des actions de groupes armés qualifiés de « bandits » le long de la frontière avec le Nigeria. Malgré ce contexte sécuritaire tendu, la ville de Tahoua, qui compte plus de 100 000 habitants, reste généralement relativement épargnée par les violences.
AFRIQUE
NIGER – Attaques meurtrières attribuées à l’EI au Sahel dans la région de Tillabéri
La région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, a de nouveau été frappée par la violence djihadiste. Mercredi 10 septembre 2025, plusieurs assauts coordonnés ont visé des positions militaires et des zones civiles dans cette région frontalière du Mali et du Burkina Faso, connue sous le nom de « zone des trois frontières », où sévissent des groupes liés à Al-Qaida et à l’organisation État islamique (EI).
Selon différentes sources locales, au moins une vingtaine de soldats nigériens ont péri dans ces attaques. Un ancien élu local a confirmé à l’AFP « de nombreux morts parmi les militaires », tandis que le collectif ouest-africain Wamaps a rapporté que l’EI au Sahel (EIS) avait mené plusieurs assauts, dont une attaque près de l’aéroport de Tillabéri, coûtant la vie à douze soldats des Forces armées nigériennes (FAN).
Parallèlement, la garde nationale (GNN) a subi de lourdes pertes. Le G25, une coalition de la société civile proche du régime déchu, a évoqué la mort de « quinze éléments de la GNN » et dénoncé des « attaques terroristes attribuées à l’EIS ».
Les violences n’ont pas seulement ciblé les forces de sécurité : deux civils ont été tués lors d’incursions au cœur de Tillabéri. Entre 13 h et 15 h, des hommes armés ont attaqué le secteur de Kabya, avant de frapper de nouveau à 17 h 30 dans le quartier Digga Banda, près de l’école privée Alhéri.
Face à cette nouvelle flambée de violence, Human Rights Watch a exhorté les autorités nigériennes à renforcer la protection des civils, victimes récurrentes d’attaques dans la région depuis plusieurs mois. Le Niger, dirigé par un régime militaire depuis le coup d’État de juillet 2023, doit faire face à une double menace : les incursions de l’EI et d’Al-Qaida à l’ouest, et les attaques de Boko Haram dans le sud-est, autour du lac Tchad.
AFRIQUE
NIGER – Incertitudes autour de la mort présumée du leader jihadiste Bakoura
Le vendredi 22 août 2025, le groupe jihadiste Boko Haram a transmis un message audio à l’AFP pour démentir l’annonce de la mort de son chef présumé, Ibrahim Mahamadou alias Bakoura, donnée la veille par l’armée nigérienne.
Selon le communiqué de l’état-major, Bakoura, « tristement célèbre chef de Boko Haram », a été « neutralisé le 15 août sur l’île de Shilawa » (sud-est du Niger) au cours d’une opération aérienne « d’une précision exemplaire ». L’armée attribue à ce dernier de nombreux attentats-suicides contre des civils et des attaques meurtrières contre les armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun, ainsi que l’enlèvement de plus de 300 élèves à Kuriga (Nigeria) en mars 2024.
Mais dans un enregistrement sonore en hausa, un lieutenant de Bakoura a affirmé que cette annonce était « complètement fausse » et relevait de la « propagande ». « Je suis actuellement avec lui, nous sommes ensemble », a-t-il ajouté.
Aucune preuve n’a été fournie par les autorités nigériennes, et l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante la mort du chef jihadiste. Des experts, tels que Vincent Foucher, chercheur au CNRS et spécialiste de Boko Haram, appellent à la prudence, rappelant que plusieurs décès présumés de leaders jihadistes avaient été démentis par le passé, à l’instar de l’ancien chef Abubakar Shekau, plusieurs fois annoncé mort avant de décéder en 2021.
Si elle est confirmée, la disparition de Bakoura constituerait « une victoire symbolique forte » pour l’armée nigérienne, selon l’analyste nigérien Seidick Abba, même si Boko Haram « a montré sa capacité de résilience et de réorganisation » après la perte de ses dirigeants.
Depuis 2009, l’insurrection de Boko Haram a fait plus de 40.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes au Nigeria et dans les pays voisins du bassin du lac Tchad. Le Niger fait face simultanément aux violences de Boko Haram dans l’est et aux attaques de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique à l’ouest, près des frontières avec le Mali et le Burkina Faso.
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