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AFRIQUE CENTRALE

RWANDA : La justice acquitte l’opposante Diane Rwigara

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L’opposante Diane Rwigara et sa mère, Adeline, ont été acquittées ce jeudi 6 décembre par la Haute Cour du Rwanda. 

Après de longues heures dans la salle d’audiences à Kigali, le juge a tranché : les accusations qui pesaient contre les deux femmes n’ont pas assez de fondement pour justifier une  peine d’emprisonnement de 22 ans comme l’avait requis le procureur en novembre dernier.

Diane Rwigara et sa mère étaient inculpées pour usage de faux et incitation à l’insurrection. La mère de Diane Rwigara était aussi accusée d’incitation à la division.

La décision a été suivie de cris de joie des supporters des deux femmes qui étaient venus suivre le procès. Diane Rwigara n’a pas hésité à affirmer qu’elle allait poursuivre son combat politique.

« Je suis contente de la décision de la Cour. Je ne sais pas ce qui a poussé le gouvernement à prendre cette décision. Tout ce que je sais c’est que nous sommes innocentes. Mais quand-même, nous sommes heureuses avec ce verdict. Vous demandez si je vais continuer ma lutte politique? Bien sûr que oui. Je continue. Ceci n’est qu’un début. Rappelons que c’est un droit que reconnaît notre pays. Toutes mes revendications du passé n’ont pas connu d’issue. Si vous voulez que j’en cite quelques unes, il y a encore des prisonniers politiques ici. Les problèmes dont souffre le Rwanda le hantent encore », a-t-elle affirmé. 

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Depuis l’arrestation son arrestation, des biens appartenant aux Rwigara ont été saisis et vendus aux enchères dans le cadre d’un redressement fiscal de plusieurs millions de dollars.

Peu avant la remise en liberté de Diane et Adeline Rwigara, le régime avait accordé en septembre une libération anticipée à Victoire Ingabire, une des principales figures de l’opposition rwandaise qui purgeait une peine de 15 ans de prison pour « conspiration contre les autorités » et « minimisation du génocide de 1994 ».

source: dw.com

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AFRIQUE

GABON – Sylvia Bongo affirme qu’elle ne retournera plus au Gabon

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Dans un entretien accordé à France 24, l’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a déclaré qu’elle ne comptait plus retourner dans son pays. Une affirmation forte, prononcée avec émotion, alors qu’elle évoquait les épreuves traversées depuis la chute du régime de son époux.

« Jamais… jamais. J’ai trop mal. Je laisse beaucoup de personnes que j’aime énormément, mais je ne retournerai jamais au Gabon. Je serai là pour tout le monde, mais je n’y retournerai plus », a-t-elle confié lors de cet entretien. Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement sensible pour l’ancienne Première dame et sa famille. Le 30 août 2023, l’armée gabonaise a renversé le président Ali Bongo Ondimba à la suite de l’Coup d’État gabonais de 2023. Ce changement brutal de pouvoir a marqué la fin de plusieurs décennies de domination politique de la famille Bongo dans le pays.

Après ce coup d’État, Sylvia Bongo et son fils, Noureddin Bongo Valentin, ont été placés en détention par les nouvelles autorités. Ils ont notamment été accusés de corruption, de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent. Des accusations qui ont suscité de nombreux débats, tant au Gabon qu’à l’international. Au fil des mois, l’ancienne Première dame a évoqué à plusieurs reprises les conditions difficiles de sa détention et les conséquences personnelles de cette période. Dans son entretien avec France 24, elle parle d’une expérience profondément douloureuse qui semble avoir marqué un tournant dans sa relation avec son pays.

Malgré cette prise de distance, Sylvia Bongo affirme rester attachée aux personnes qu’elle aime au Gabon. Elle assure vouloir continuer à soutenir ses proches, même si cela doit se faire depuis l’étranger. Depuis le renversement du pouvoir, le pays est dirigé par une transition militaire conduite par Brice Clotaire Oligui Nguema. Les autorités ont promis des réformes politiques et institutionnelles censées ouvrir une nouvelle étape pour le Gabon.

Dans ce contexte, la déclaration de Sylvia Bongo apparaît comme un symbole de la rupture entre l’ancien régime et la nouvelle ère politique qui s’installe dans le pays. Elle souligne également la dimension humaine et personnelle d’une crise politique qui continue de marquer profondément les acteurs de cette période récente de l’histoire gabonaise.

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AFRIQUE

CONGO – Le président Denis Sassou Nguesso promet de partir… sans préparer l’après

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À quelques jours de l’élection présidentielle du 15 mars, le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso défend son bilan et sa longévité, tout en laissant planer l’incertitude sur l’après-Sassou. À 82 ans, le président de la République du Congo affirme qu’il ne restera pas « éternellement au pouvoir », mais refuse de désigner un successeur ou d’ouvrir un débat explicite sur la transition.

Au pouvoir pendant plus de quatre décennies — entre 1979 et 1992, puis depuis 1997 — l’ancien officier revendique une gouvernance fondée sur la stabilité. Dans un contexte électoral marqué par une opposition fragmentée, il affronte six concurrents dont la capacité à créer l’alternance apparaît limitée.

Stabilité contre alternance
Lors d’un entretien accordé à sa résidence de Dolisie, le président a estimé que l’application des standards démocratiques devait tenir compte des réalités locales, évoquant notamment le taux d’analphabétisme. Pour lui, les exemples africains de développement reposent souvent sur une continuité du pouvoir plutôt que sur une alternance rapide.

Cette lecture intervient dans un pays riche en ressources pétrolières mais confronté à de fortes inégalités sociales : près de la moitié des six millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté, malgré les revenus générés par l’or noir.

Un bilan revendiqué, des critiques persistantes
Le chef de l’État met en avant la construction d’infrastructures — routes, ports, universités — ainsi que des initiatives pour diversifier l’économie, notamment via l’agriculture. Il rejette toute accusation de mauvaise gestion des revenus pétroliers.

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Pourtant, la gouvernance du pays reste régulièrement mise en cause par des organisations de la société civile et des ONG, qui dénoncent des restrictions des libertés publiques et des pressions sur les figures de l’opposition. Deux anciens candidats à la présidentielle de 2016, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, demeurent incarcérés après leur condamnation pour atteinte à la sûreté de l’État. Le pouvoir réfute leur statut de prisonniers politiques, les accusant d’avoir préparé une insurrection armée.

Une succession en suspens
En cas de victoire, ce nouveau mandat serait, selon la Constitution, le dernier autorisé. La question de la transition reste toutefois éludée. Interrogé sur l’après-2029, Denis Sassou Nguesso insiste sur la mise en place de « mesures » pour garantir l’avenir du pays plutôt que sur l’émergence d’une personnalité spécifique.

À Brazzaville, l’enjeu dépasse donc le scrutin du 15 mars : il porte sur la capacité du système politique congolais à organiser, à terme, une transmission du pouvoir dans un cadre apaisé. Entre stabilité revendiquée et exigences démocratiques, le débat reste ouvert.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’armée repousse une attaque de drones contre l’aéroport de Bangboka

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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir neutralisé, dimanche, une attaque de drones visant l’aéroport international de Aéroport international de Bangboka, situé à Kisangani, dans le nord-est du pays.

Selon les autorités provinciales, il s’agit de la deuxième tentative de frappe contre cette infrastructure stratégique en moins d’un mois. Kinshasa attribue l’opération aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), accusés d’être appuyés par des unités rwandaises. Aucune victime n’a été signalée.

D’après les premières informations, les engins ont été lancés en quatre vagues successives en milieu d’après-midi, au moment où l’activité aéroportuaire était à son pic. Le gouverneur de la Tshopo a précisé que la dernière salve visait l’aéroport alors qu’un appareil civil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) amorçait sa phase d’atterrissage.

Plateforme à usage mixte, l’aéroport de Bangboka accueille des vols civils et militaires. Il constitue également un point d’appui logistique pour les FARDC, qui y déploient des drones d’attaque et des avions de chasse dans le cadre de leurs opérations contre les positions du M23 et de leurs alliés présumés sur le territoire congolais.

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