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CULTURE

SÉNÉGAL – Keur Gui met en joue les « hors-la-loi » avec des notes perforantes

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Les fantassins du rap galsen sont de retour. Ils semblent avoir fait le plein de munitions pour un nouvel assaut musical. La cible : les forces de l’ordre. La balle perforante : le clip pyromélodique :  « 4 Alkati ». Mis en ligne ce 23 août 2022, ce clip enregistre 135 844 vues. Thiat alias Mass 36 et Kilifeu alias Kalachnikov reviennent avec un nouvel « obus musical » tout aussi contestataire que les précédents. Des paroles choques, un flow riche et des noms de scène tirés des armureries françaises (Mass 36) et russes (Kalachnikov). Cocktail explosif !

Originaires de Kaolack, deux jeunes rappeurs, Thiat et Kilifeu, mettent sur pied en 1996 le groupe “Keur Gui”. Le groupe tourne à vide. Malgré le talent combiné des deux rappeurs, le succès les fuit. Dans un contexte politique malsain, il fonde un groupe un mouvement citoyen « Y a n’en marre ». La scène politique sera le trépied idéal pour prendre d’assaut la scène musicale. Le groupe gagne cepednant, en crédibilité et en notoriété. Issu du hip-hop, le groupe Keur Gui offre un rap coloré ; un mélange des mots uppercuts qui frappe fort le gouvernement sénégalais. La jeunesse les adule. Le gouvernement met leur tête à prix. Ce rap galsen qui vient des tripes donne un arrangement singulier et une sonorité rebelle. Leur répertoire emprunte beaucoup au mbalax, la musique traditionnelle sénégalaise. Leur mélange des langues (wolof et français) donne à chacun de leur son une sonorité singulière, caractéristique des réactionnaires. Ce style de rap engagé fera de Keur Gui un groupe atypique et très prisé par la jeunesse sénégalaise. Il dénonce les maux qui minent la société dans un mélange qui parle aussi bien à l’âme qu’à la conscience.

Toujours droit dans leurs bottes. Voici comment on pourrait résumer Keur Gui. En cinq lettres. Après l’album « Encyclopédie », le groupe charge une nouvelle fois l’État sénégalais. Dans ce nouveau flow, le groupe a encore mis la barre haute. Si chacune de leur chanson peut être considérée comme une bombe, « 4 Alkati » équivaut à du plutonium à usage militaire. Avec cette nouvelle ogive musicale, le groupe s’attaque aux forces de l’ordre qui escroquent les populations. Dans le dernier album, c’est le régime qui était mis sur le banc des accusés. « 4 Alkati » a été concocté dans le même élan réactionnaire. La justice sénégalaise est corrompue comme la majeure partie des justices africaines. C’est en somme, ce qu’ils disent dans cette chanson dont je ne comprends pas toutes les paroles, moi, l’abidjanais. Ils matraquent les forces de l’ordre. Ce clip, sorti dans un climat politique plutôt tendu suite aux élections législatives où le parti au pouvoir vient de connaître un revers, suscite par ailleurs une avalanche de critiques virulentes d’une part et des appréciations d’autres parts.

Loin de porter sur la chanson en elle-même, les internautes s’attaquent à Kilifeu, qui des mois plutôt, avait eu des démêlés avec la justice. Motif : une histoire de trafic de passeports diplomatiques. Selon certains internautes, il ne devrait pas exiger de l’État l’intégrité dont lui-même ne fait pas preuve. Un internaute plus virulent écrit : « Keur Gui amoul kilifeu vraiment ces bouffons devraient se taire et se terrer au lieu de vouloir donner des leçons hypocrites, ils sont en pleine disgrâce et ils le savent même leur proches leur répondent par le mépris ». Difficile de séparer l’artiste de son art. Une fois de plus, la sempiternelle question est mise sur le tapis. Un autre le prend à contrepied : « Merci Keur Gui vous êtes la fierté d’une jeunesse debout pour faire face à l’oppression ». Et un dernier sur leur chaîne youtube déclare : Quand l’artiste joue son rôle sempiternel de voix du peuple, les rayons de sa musique apaisent ceux qui s’affaissent dans le désespoir. Quand l’artiste devient alimentaire et purement aliéné, sa production n’est que ruine de l’âme du combattant. Keur gui crew, les âmes des martyres et les cœurs des patriotes vous déroulent le tapis dans le cercle de ses héros.”  

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ART

MAROC – Rabat transformée en galerie géante grâce au festival JIDAR

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À Rabat, les murs de la ville se métamorphosent en véritables œuvres d’art à ciel ouvert. À l’occasion du Jidar Rabat Street Art Festival, des artistes venus du monde entier investissent l’espace urbain pour en faire une galerie accessible à tous.

Une ville transformée par la créativité

Pour cette 11e édition, une quinzaine de fresques monumentales ont été réalisées à travers différents quartiers, donnant naissance à un parcours artistique unique. Les œuvres oscillent entre imaginaire et réalité : oiseaux géants, portraits énigmatiques, scènes inspirées de la nature africaine ou encore représentations du quotidien marocain. Parmi les artistes invités figure Oscar Medina, dont le travail s’articule autour du voyage et de la nature :

« L’idée générale est de parler du voyage, de la nature et des éléments qui nous façonnent en tant qu’êtres humains. »

Une diversité d’influences africaines et internationales

Autre signature marquante, celle de Keya Tama, qui a choisi de représenter un lion majestueux au cœur d’une fresque végétale. Une œuvre qui symbolise à la fois la puissance et l’identité du continent africain.Pour lui, le street art africain est en pleine émergence :

« Ce qui est fort, c’est l’amour de l’art et la sincérité qui nourrissent ce mouvement. »

Un levier de structuration artistique

Au-delà de l’aspect visuel, le Jidar Rabat Street Art Festival joue un rôle structurant dans l’écosystème artistique local. Selon Salaheddine Malouli, il a contribué à faire émerger une véritable communauté d’artistes urbains au Maroc.

« Au début, il n’y avait pas vraiment de communauté d’art de rue. Aujourd’hui, elle existe et influence la perception de cet art dans la société. »

Rabat, galerie à ciel ouvert

Avec ces fresques réparties dans toute la ville, Rabat confirme son positionnement comme un pôle culturel dynamique. L’espace public devient un lieu d’expression, de dialogue et de rencontre entre cultures. Plus qu’un simple festival, JIDAR s’impose comme un moteur de transformation urbaine, où l’art redessine les contours de la ville et rapproche les citoyens de la création contemporaine.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Houleye Soukeina N’diaye, une candidate engagée entre héritage culturel et résilience

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À 19 ans, Houleye Soukeina N’diaye, candidate n°4 à Miss Peulh Diaspora 2026, incarne une jeunesse déterminée, attachée à ses racines et engagée pour des causes essentielles comme la santé mentale et l’émancipation des femmes.

Une jeunesse ambitieuse tournée vers l’avenir
Étudiante en négociation et communication, Houleye Soukeina N’diaye se distingue par sa volonté de progresser et de repousser ses limites. À travers sa participation à l’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, elle s’inscrit dans une démarche personnelle de dépassement de soi, tout en cherchant à porter un message plus large. À seulement 19 ans, elle affirme déjà une vision claire : celle d’une jeunesse consciente de son potentiel, prête à sortir de sa zone de confort pour construire son avenir.

Des racines culturelles comme force identitaire
Seule fille d’une fratrie de cinq enfants, entourée de quatre frères, Houleye a développé très tôt une personnalité forte. Elle puise son équilibre dans ses valeurs familiales, mais aussi dans l’influence déterminante de sa mère, qu’elle décrit comme un modèle d’indépendance et d’épanouissement. Sa culture peulh occupe une place centrale dans son parcours. À travers cette compétition, elle souhaite non seulement la représenter, mais aussi la valoriser auprès d’un public plus large, en mettant en avant ses richesses et ses traditions.

Porter la voix des femmes
Engagée et passionnée par l’expression orale, Houleye participe à des concours d’éloquence, convaincue que la parole est un levier puissant d’émancipation. Elle s’investit particulièrement sur les questions liées à la santé mentale et à la liberté des femmes, des sujets qu’elle juge essentiels.
Après des expériences dans la danse et le chant, elle voit dans les concours de beauté une nouvelle forme d’expression. Pour elle, il ne s’agit pas uniquement d’esthétique, mais d’un moyen d’affirmer sa personnalité, de renforcer sa confiance et d’inspirer d’autres jeunes femmes.

Une histoire marquée par la perte et la détermination
Le parcours de Houleye est également marqué par une épreuve personnelle forte. Le jour de son épreuve du baccalauréat, son grand-père, Demba Sy, décède brutalement. Une disparition qui l’empêche de passer cet examen qu’elle lui avait pourtant promis de réussir. Cet événement bouleversant devient alors un tournant dans sa vie. Plutôt que de renoncer, elle choisit de transformer cette douleur en moteur, en poursuivant ses ambitions avec encore plus de détermination.

Une candidature porteuse de sens
L’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, prévue le 18 avril 2025 au Blanc-Mesnil, représente pour Houleye une opportunité unique : celle de faire entendre sa voix, de défendre ses valeurs et de donner du sens à son parcours. Si elle remporte le titre, elle souhaite le dédier à son grand-père, dans un geste à la fois symbolique et profondément personnel — comme une promesse tenue autrement.

Une candidate à suivre

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À travers son engagement, son histoire et sa détermination, Houleye Soukeina N’diaye s’impose comme une candidate singulière. Bien plus qu’un concours, sa participation reflète une volonté de représenter, d’inspirer et de faire évoluer les regards.

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CULTURE

SÉNÉGAL – Amadeus lance le suspense autour de « Yalla du juum »

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La scène urbaine sénégalaise s’inscrit dans une dynamique de promotion digitale avec le retour annoncé de Amadeus. L’artiste amorce le lancement de son nouveau projet en dévoilant un teaser visuel, première étape d’une stratégie de communication calibrée.

Selon des informations relayées par Kawtef, le chanteur a récemment mis en ligne un extrait de son prochain clip intitulé Yalla du juum. Une courte séquence pensée pour capter l’attention et susciter l’intérêt avant la sortie officielle.

Sur le plan artistique, les premières images dévoilent une réalisation soignée, avec une direction visuelle qui mise sur une atmosphère à la fois immersive et énigmatique. Ce choix esthétique semble accompagner une orientation musicale centrée sur l’émotion et la transmission de messages, sans en dévoiler entièrement le contenu. Cette approche progressive, désormais courante dans l’industrie musicale, vise à créer une attente autour du projet et à mobiliser la communauté de l’artiste sur les plateformes numériques.Désormais, l’attention se concentre sur l’annonce de la date de sortie complète du clip, un moment clé qui devrait confirmer les ambitions artistiques d’Amadeus et mesurer l’impact de cette campagne de teasing.

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