Connect with us

AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL : L’activiste Guy Marius Sagna recouvre une liberté provisoire.

Publie

le

C’est ce vendredi 16 août 2019 vers les coups de 17h que Guy Marius Sagna membre du mouvement FRAPP-FRANCE DÉGAGE a été libéré après avoir passé un mois en prison. Il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour délit de fausse alerte à travers un post sur sa page Facebook dénonçant que la France prépare un attentat au Sénégal.

Les faits remontent le 19 juillet 2019 suite à la disparition du défunt Ousmane Tanor Dieng Président du HCCT( Haut Conseil des Collectivités Territoriales). En effet, Guy Marius Sagna s’indignait du triste sort de nos gouvernants qui, après 59 ans au pouvoir n’ont pu doter ce pays des infrastructures hospitalières dignes de ce nom au point de se rendre chez l’ancienne puissance coloniale pour se soigner.

Après avoir posté ce cri de cœur sur sa page Facebook, l’activiste et membre fondateur du mouvement anti-impérialiste FRAPP-FRANCE DÉGAGE a été cueilli par les forces de l’ordre. Guy Marius Sagna a été entendu et placé en garde à vue. Ainsi, les autorités, sachant que cet argument est trop léger comme chef d’inculpation, se sont rabattues sur un communiqué signé, non pas par l’activiste mais par tout le mouvement dont il est membre pour l’accuser de délit de fausse alerte au terrorisme.

Les autorités savent qu’en effet, l’attestation de Guy Marius Sagna serait un bon prétexte pour amoindrir les interminables manifestations qui se passent un peu partout dans le pays pour dénoncer la spoliation des ressources naturelles du pays et réclamer plus de transparence dans la gestion des deniers publics.

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

MALI – Les motos dans le viseur de la junte face à la menace djihadiste

Publie

le

Au Mali, les autorités militaires au pouvoir franchissent une nouvelle étape dans leur stratégie de lutte contre l’insécurité. Par décret, elles ont décidé d’interdire l’usage des motos d’une certaine puissance en dehors des centres urbains, une mesure directement liée aux modes opératoires des groupes armés actifs dans le pays.

Selon le texte officiel, la circulation des motos d’une cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ est désormais suspendue sur l’ensemble du territoire, à l’exception de Bamako, des capitales régionales et de certaines agglomérations.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une insurrection djihadiste persistante, qui fragilise le pays sahélien depuis plusieurs années. Dans de vastes zones rurales, les motos sont devenues un outil stratégique pour les groupes armés, leur permettant de se déplacer rapidement, d’échapper aux forces de sécurité et de mener des attaques éclairs.

En ciblant ce moyen de transport, les autorités cherchent à limiter la mobilité de ces groupes et à réduire leur capacité d’action. Mais la mesure ne se limite pas à la circulation : elle s’accompagne également d’une interdiction nationale de l’importation, de la vente, du transit et même de la distribution gratuite de ces motos, ainsi que de leurs accessoires.

Si cette stratégie s’inscrit dans une logique sécuritaire, elle soulève néanmoins des interrogations quant à ses répercussions sur les populations civiles. Dans de nombreuses régions du Mali, la moto constitue en effet un moyen de transport essentiel, notamment dans les zones rurales où les infrastructures sont limitées.

Entre impératif de sécurité et contraintes socio-économiques, cette décision illustre les dilemmes auxquels sont confrontées les autorités maliennes dans leur lutte contre une menace diffuse et mobile. Reste à savoir si cette restriction permettra réellement de freiner les groupes armés, ou si elle accentuera les difficultés du quotidien pour une population déjà éprouvée par la crise.

Continuer la lecture

AFRIQUE

SÉNÉGAL – Centenaire de Wade : Le président Diomaye Faye prône l’unité dans un climat tendu

Publie

le

Le président Bassirou Diomaye Faye a présidé la cérémonie marquant le centenaire de Abdoulaye Wade, dans un contexte politique particulièrement sensible. Derrière l’hommage rendu à une figure majeure de l’ héritage politique nationale, le discours du chef de l’État a pris des allures de réponse indirecte aux critiques émanant de Pastef, qui l’accuse de « trahison » après son refus d’intégrer le nouveau gouvernement.

Devant une délégation du Parti démocratique sénégalais (PDS), reçue en amont de la cérémonie, le président a salué l’héritage politique de Wade, tout en insistant sur les valeurs de coexistence démocratique. « On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire », a-t-il déclaré, appelant à dépasser les clivages politiques au nom de la stabilité nationale.

Dans un contexte marqué par la recomposition du paysage politique, consécutive à la formation d’un nouveau gouvernement boycotté par Ousmane Sonko et ses partisans, le chef de l’État a également défendu une posture de retenue et de responsabilité. « La patience est une forme de courage », a-t-il affirmé, dans une déclaration interprétée comme un message à ses opposants.

En évoquant la figure de Abdoulaye Wade, décrit comme « un homme de combat, sans rancune et jamais prisonnier du pouvoir », Bassirou Diomaye Faye a tenté de projeter une vision de la politique fondée sur le dépassement des intérêts partisans. Il a notamment insisté sur la nécessité de ne pas sacrifier « la primauté de la patrie » au profit des fidélités politiques, une position qui fait écho au choix de certains responsables de rester au sein de l’exécutif.

Continuer la lecture

AFRIQUE

SENEGAL – Pas de motion de censure… pour l’instant : le message fort de Ousmane Sonko

Publie

le

Dans un contexte politique marqué par des tensions latentes, Ousmane Sonko a choisi une ligne d’équilibre entre fermeté et retenue. S’exprimant publiquement, le leader de PASTEF a adressé un message clair au pouvoir exécutif dirigé par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye : éviter toute escalade susceptible de fragiliser les institutions.

Fort d’une majorité parlementaire confortable, Sonko a écarté, pour l’instant, l’hypothèse d’une motion de censure. Une position qu’il présente comme un choix de responsabilité, tout en laissant entendre qu’elle pourrait évoluer en fonction des développements politiques à venir.

Au cœur des crispations figure un recours introduit devant le Conseil constitutionnel, contestant sa présidence de l’Assemblée nationale. Une initiative portée par des membres de l’opposition, que le leader de PASTEF interprète comme un signal de confrontation politique.

Sans annoncer de riposte immédiate, il met en garde contre une montée des tensions, appelant à une lecture attentive de la situation. Dans son discours, il insiste sur la nécessité pour son camp de ne pas céder aux provocations, privilégiant une posture de maîtrise politique.

Au-delà de l’affrontement institutionnel, Ousmane Sonko met en avant les conséquences économiques d’une éventuelle crise. Il évoque notamment le risque de désengagement des partenaires financiers en cas d’instabilité prolongée, soulignant l’importance de préserver un climat propice à la confiance.

Continuer la lecture
Advertisement
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +