COMMERCE
SÉNÉGAL – Le nouveau président du CESE installé
Le nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdoulaye Daouda Diallo, a été installé ce mardi 09 mai 2023 dans ses fonctions. Il a promis de privilégier « l’anticipation et la prospection » à la tête de cette institution, en vue d’en faire un “lieu de réceptacle et d’élaboration d’idées novatrices” aptes à éclairer l’action des décideurs publics.
Abdoulaye Diallo, inspecteur des impôts et domaines et plusieurs fois ministre depuis 2012, occupait le poste de directeur de cabinet du président de la République avant d’être porté à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le 24 avril dernier.
Il remplace l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, qui a démissionné de la présidence du Conseil économique, social et environnemental, en même temps que ses deux camarades de parti, Yankhoba Diatara et Aly Saleh Diop, quittaient le gouvernement.
Le nouveau président du CESE a été installé, mardi, dans ses nouvelles fonctions par le deuxième vice-président du CESE, Mody Guiro, en présence du ministre en charge des relations avec les Institutions, Samba Sy.
“Vous pouvez deviner l’honneur qui m’envahit en revenant dans cette auguste institution dont j’ai été le secrétaire général de 2004 à 2007 à une époque où elle s’appelait Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (CRAES) », a d’abord relevé Abdoulaye Daouda Diallo, lors de son installation officielle dans ses nouvelles fonctions.
Il dit considérer le Conseil économique social et environnemental comme un lieu »d’élaboration et de réceptacle d’idées novatrices». Aussi invite-t-il ses conseils à faire preuve »d’anticipation et de prospection pour permettre à l’institution de mieux jouer son rôle de veille et d’alerte », afin que cette institution puisse se hisser « à la hauteur des attentes des populations ».
« Il nous faut sortir de la quotidienneté pour privilégier la prise d’initiatives et de propositions concrètes qui doivent être notre crédo », a suggéré Abdoulaye Daouda Diallo, appelant les conseillers à mettre à profit des « partenariats avec des centres de recherches et des institutions sœurs dans le monde ».
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, le contexte économique, politique et environnemental actuel « appelle à cette prise de conscience ».
Il a insisté sur les questions climatiques et la dégradation des sols, non sans évoquer la nécessité de réfléchir sur une »adaptation du cadre juridique » face à l’émergence de nouveaux métiers.
« La tâche est ardue et immense, mais largement à notre portée », a-t-il dit.
Le président du Conseil économique, social et environnemental s’est toutefois félicité de la »diversité » caractérisant le CESE dont les membres sont issus de milieux socioprofessionnels différents.
Abdoulaye Daouda Diallo a aussi félicité son prédécesseur Idrissa Seck pour »le travail abattu à la tête du CESE ».
Venu représenter le gouvernement, le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy a salué « les qualités personnelles et professionnelles » du nouveau président du CESE, présentant Abdoulaye Daouda Diallo comme un « modèle achevé du commis de l’Etat ».
Il s’est dit convaincu que sa »touche personnelle va apporter du relief » au Conseil économique, social et environnemental.
BANQUE
SÉNÉGAL – FONGIP : un levier stratégique pour le financement des entrepreneurs au Sénégal
Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) s’impose aujourd’hui comme un outil clé de l’État du Sénégal pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment les femmes et les jeunes.
Dans un entretien, l’administratrice générale, Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a mis en lumière le rôle central de cette structure dans le soutien à l’entrepreneuriat et au développement économique.
Lever le principal obstacle : la garantie
L’accès au financement reste un défi majeur pour les porteurs de projets, en raison des garanties exigées par les banques. Pour y remédier, le FONGIP intervient en apportant une garantie pouvant atteindre jusqu’à 80 % du financement, permettant ainsi aux entrepreneurs de concrétiser leurs projets.
« La garantie est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Le FONGIP est là pour faciliter ce processus », explique Ndèye Fatou Mbodj Diattara.
Des résultats concrets sur le terrain
Depuis sa création en 2013, le FONGIP a accompagné des milliers de projets à travers le pays, contribuant à la création de nombreux emplois.
Les interventions du fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
• l’agriculture
• la pêche
• l’artisanat
• la santé
Des milliards de FCFA de garanties ont été mobilisés, illustrant l’impact du dispositif sur le tissu économique national.
Un accompagnement dédié à la diaspora
Le FONGIP accorde également une attention particulière aux Sénégalais de la diaspora. L’objectif est de les encourager à investir au Sénégal, en leur offrant des solutions de financement sécurisées.
Les projets financés doivent toutefois être réalisés sur le territoire national.
Des critères d’accès structurés
Pour bénéficier de l’accompagnement du FONGIP, les porteurs de projets doivent répondre à plusieurs exigences :
• disposer d’un projet formalisé
• apporter un minimum de 10 % de financement personnel
• présenter un business plan viable
• démontrer l’impact du projet, notamment en termes de création d’emplois
Un entretien est également réalisé afin d’évaluer la solidité du projet.
Une priorité pour les femmes et les régions
Pour les années à venir, le FONGIP entend renforcer son action en direction des femmes, des jeunes et des zones rurales.
« Nous voulons aller davantage dans les régions et toucher les populations qui ont le plus besoin de financement », souligne l’administratrice générale.
Un outil au service de l’économie nationale
En facilitant l’accès au crédit et en soutenant les initiatives entrepreneuriales, le FONGIP joue un rôle déterminant dans la création d’emplois et la dynamisation de l’économie sénégalaise.
Un dispositif qui contribue à réduire les inégalités d’accès au financement et à encourager l’investissement productif.
À travers ses actions, le FONGIP s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. En levant le frein de la garantie bancaire, il ouvre de nouvelles perspectives aux porteurs de projets et participe activement au développement économique du pays.
AFRIQUE CENTRALE
GABON – Vers la fin du poulet surgelé importé en 2027
Le gouvernement gabonais a décidé vendredi d’interdire l’importation de poulet de chair afin de promouvoir la production avicole nationale et d’assurer la sécurité alimentaire, selon le communiqué final du conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’interdiction sera effective à partir du 1er janvier 2027, laissant ainsi un délai de 18 mois (1 an et 6 mois) aux acteurs du secteur pour se structurer, investir et se préparer à répondre à la demande nationale.
« Cette mesure vise à redonner toute sa place à la production avicole nationale, à stimuler l’investissement agricole, à réduire la dépendance alimentaire et à renforcer la balance commerciale », espère le gouvernement. Le Gabon espère favoriser également « l’émergence d’un tissu d’emplois ruraux, la montée en qualité des produits consommés localement et la création d’un écosystème économique autour de cette filière ».
Le gouvernement a également prévu un plan opérationnel détaillé qui devra être présenté dans un délai de 45 jours par les ministres en charge de l’Économie et du Commerce.
Libreville rêve de diminuer sa dépendance vis-à-vis des importations de volaille et renforcer la sécurité alimentaire du pays. Par ailleurs, la promotion de l’aviculture locale devrait avoir des retombées positives sur les zones rurales, en générant des emplois et en contribuant au développement d’un écosystème avicole dynamique.
Le poulet surgelé importé est l’aliment le plus consommé au Gabon du fait de son prix bas et de son conditionnement prêt à jeter dans une marmite.
« La star du congélateur« , c’est ainsi que les gabonais désignent le poulet surgelé parce qu’il est souvent l’unique aliment sinon l’aliment par défaut que l’on trouve dans le congélateur des familles gabonaises.
Le poulet et la viande surgelés sont généralement importés d’Amérique latine et d’Europe. Leur présence massive sur le marché a détruit la production locale.
Le conseil des ministres a également annoncé l’interdiction d’exporter le manganèse brut à partir du 1er janvier 2029. L’objet est de promouvoir le développement industriel local, créer des emplois et tirer un maximum de plu value de cette ressource dont le Gabon est le 2ème producteur mondial.
Sources : gabonactu.com
A LA UNE
SÉNÉGAL – La délégation sénégalaise au SIAL Paris 2024
Du 19 au 23 octobre 2024, le Salon International de l’Alimentation (SIAL Paris) a réuni à Paris Nord Villepinte les acteurs mondiaux de l’agroalimentaire. Plus de 7 500 exposants de 205 pays ont présenté leurs produits et innovations, faisant de cette édition un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur. Parmi eux, la délégation sénégalaise, conduite par Madjiguène Ndoye, déléguée de Promosalons Sénégal, a marqué sa présence à cette vitrine internationale de l’industrie agroalimentaire.
Une Délégation Sénégalaise Inspirée par les Professionnels de l’Alimentation
La forte délégation sénégalaise, menée par Madjiguène Ndoye, a suscité une effervescence notable lors de cet événement. Représentant les professionnels sénégalais à travers des institutions publiques et privées ainsi que l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS), elle a mis en avant le dynamisme du Sénégal sur la scène agroalimentaire mondiale. Madjiguène Ndoye, représentant PROMOSALONS pour le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, la Gambie, la Mauritanie et la Guinée Conakry, a œuvré pour accroître la visibilité du Sénégal et de la sous-région. La délégation a profité de chaque opportunité de rencontre pour partager et nouer des partenariats commerciaux et découvrir les innovations du secteur.
Le SIAL, Moteur de Croissance pour l’Agroalimentaire en Afrique
Cette édition du SIAL a prouvé qu’elle était bien plus qu’un salon d’exposition. Véritable catalyseur de l’innovation agroalimentaire et de la durabilité, elle a mis en lumière plus de 400 000 produits. Les discussions sur les pratiques écologiques et la sécurité alimentaire étaient au cœur de l’événement. Le Sénégal, en tant que pays émergent dans ce secteur, a saisi cette opportunité pour apprendre des meilleures pratiques. La délégation sénégalaise a démontré l’engagement du pays à s’aligner sur les tendances mondiales, telles que l’agriculture biologique et la transformation locale des matières premières. Cette approche durable pourrait jouer un rôle crucial dans la résilience alimentaire du pays, confronté à de nombreux défis climatiques et économiques.
Le Sénégal à la Conquête de Nouveaux Marchés
Le SIAL Paris a souhaité accueillir un maximum de sociétés africaines, dont la délégation sénégalaise, car le continent africain challenge la scène agroalimentaire mondiale. La présence de la délégation, dirigée par Madjiguène Ndoye, a ouvert de nouvelles perspectives commerciales et attiré des investissements étrangers. La participation du Sénégal au SIAL Paris 2024 marque une étape importante dans la volonté du pays de s’imposer sur la scène agroalimentaire internationale. En combinant innovation, durabilité et compétitivité, le Sénégal ambitionne de devenir un acteur majeur de l’agriculture en Afrique.
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