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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL : Les députés s’activent sur la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko

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Le député et leader de Pastef les Patriotes, Ousmane Sonko, avait mis en avant son immunité parlementaire pour ne pas déférer à la convocation des enquêteurs. Depuis le jeudi 11 février, les députés ont enclenché la procédure pour lever ce bouclier qui protège le député âgé de 46 ans. Une procédure qui débute ce lundi 15 février avec la mise en place de la commission Ad hoc chargée d’enquêter sur les faits reprochés à Ousmane Sonko.

La commission des lois dirigée par Maître Djibril War, se réunit ce lundi 15 février à l’assemblée nationale pour mettre en place la commission Ad hoc chargée de mener l’enquête pour décider de la levée ou non de l’immunité parlementaire du député et leader de Pastef, Ousmane Sonko.

La commission des lois va proposer une liste de membres qui devra composer la commission Ad hoc. Cette liste sera validée par la suite en séance plénière par l’ensemble des députés.

Une fois la commission officiellement installée, ses membres se constitueront en « tribunal parlementaire » en tentant d’approfondir l’enquête. Ils vont convoquer Ousmane Sonko, qui pourra aussi se faire représenter, afin de connaître la version de l’accusé sur les faits pour lesquels il doit faire l’objet de poursuite judiciaire. Au terme de cet interrogatoire, la commission Ad hoc va produire un rapport final pour statuer sur la levée de son immunité parlementaire. 

Une autre séance plénière sera nécessaire. Pour livrer leurs conclusions, le président de la Commission des lois, Me Djibril War, le rapporteur de ladite commission, le député incriminé en l’occurrence Ousmane Sonko et une voix contre la décision prise par la commission prendront la parole. C’est la dernière étape de la procédure au terme de laquelle les députés seront appelés à voter pour la levée ou non de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko.

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Le leader de Pastef les Patriotes, arrivé 3e lors des dernières élections présidentielles organisées le 24 février 2019, est accusé de viol et et de menace de mort par une masseuse du nom de Adji Sarr. Cette dernière travaille au Salon Sweet beauté où le député se rendait pour des douleurs lombaires.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier

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Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.

Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.

S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.

En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.

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Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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