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SÉNÉGAL – Pourquoi nos champions se cachent -ils? Par Thione Niang

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L’Amérique nous a fait rêver avec ses modèles et ses histoires de réussite. Elle nous a donné la conviction que tout est possible. C’est pourquoi tant de personnes aspirent encore à y aller — parce que cette culture inspire à faire plus, croire plus, devenir plus.

Mais en Afrique, trop de nos enfants meurent dans l’océan en tentant de fuir — non pas parce qu’ils n’aiment pas leur pays, mais parce que nous avons échoué à les faire rêver ici. Ceux qui devraient être leur source d’inspiration — nos entrepreneurs, innovateurs et champions — sont souvent contraints de se cacher au lieu d’être célébrés.

Dans toutes les grandes économies du monde, on retrouve un dénominateur commun : des champions.

Ce sont les entrepreneurs, innovateurs et leaders économiques qui prennent des risques, créent des emplois, inspirent les communautés et soutiennent les gouvernements dans la construction d’un avenir plus fort. De la Silicon Valley aux États-Unis aux pôles industriels en Asie, les champions sont célébrés, soutenus et reconnus comme des moteurs essentiels du progrès.

Mais chez nous, en Afrique, trop souvent, l’histoire est différente.

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Au lieu d’être célébrés, les entrepreneurs sont parfois regardés avec suspicion. Le succès devient une source d’envie plutôt qu’une source d’inspiration. Ceux-là mêmes qui bâtissent des entreprises, qui emploient d’autres personnes et qui prennent des risques que peu oseraient assumer — sont trop souvent perçus de manière négative.

En conséquence, trop de nos champions se cachent. Ils gardent un profil bas, évitent l’attention, car ils savent que la visibilité peut faire d’eux des cibles. Et quand les champions se cachent, ce sont des communautés entières qui perdent. Nous perdons des modèles pour la prochaine génération. Nous perdons des opportunités de création d’emplois. Nous perdons l’énergie collective qui pourrait élever nos économies à un niveau supérieur.

Aucun pays ne s’est jamais développé en détruisant ses bâtisseurs. Les économies ne grandissent que lorsque les entrepreneurs sont encouragés à prospérer — lorsqu’ils sont reconnus comme des partenaires essentiels du développement national, et non comme des menaces.

Nous devons célébrer nos champions. Nous devons raconter leurs histoires, soutenir leurs efforts et rendre l’entrepreneuriat honorable. Car sans eux, la pauvreté persistera, la dépendance s’aggravera et nos peuples continueront de manquer d’opportunités.

La vérité est simple : si nous voulons des économies plus fortes, nous avons besoin de champions plus forts. Et ces champions ne peuvent être forts que s’ils sont soutenus par leurs communautés et par leurs gouvernements.

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Pourquoi le succès est-il parfois perçu comme une menace dans nos communautés ?

Comment pouvons-nous apprendre à célébrer nos bâtisseurs au lieu de les abattre ?

Thione Niang

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SÉNÉGAL – NON merci et bon ndogou…(par Fatou Cissé Goudiaby)

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t si vous posiez d’abord les actes concrets qui montrent que vous n’avez jamais quitté votre famille politique, Pastef ?

Monsieur le frère de parti, je ne souhaite pas d’une troisième rencontre politique pour en ressortir en disant « Alhamdoulilah » ou en étant obligée de confirmer mon ancrage dans Pastef, alors même que le sentiment dominant est que ce frère de combat d’hier est tout sauf avec nous à bord du navire politique.

Un ndogu est un moment de convivialité. Lorsqu’on s’invite, c’est que cette pause chaleureuse appelle un instant de partage et de complicité.

Monsieur le Président et militant Bassirou Diomaye Faye, votre invitation n’étant pas institutionnelle — ce qui m’obligerait à y prendre part dans le cadre de mes fonctions de parlementaire — mais plutôt politique, il me plairait d’y participer à la condition que vous ayez d’abord posé les actes qui me permettent d’affirmer que vous êtes toujours ce frère de parti dont vous vous réclamez.

Vous ne pouvez pas me convier : sous prétexte que je vous serve de tribune pour des plaintes telles que : « Sonko me critique publiquement, il fait des sorties sans me prévenir, il ne s’aligne pas avec moi sur certaines décisions » ;

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ou pour me dire que cette coalition qui a participé à votre élection, vous ne pouvez pas vous en séparer ou que vous souhaitez plus tard la fusionner avec Pastef.

Je rappelle que cette coalition, née autour de Pastef Les Patriotes pour porter la candidature choisie par son leader Ousmane Sonko, n’a plus lieu d’exister depuis la prestation de serment du Président élu. Pastef n’a pas besoin d’elle pour exister politiquement.

Ou encore me rappeler ce que vous avez fait dans le parti, comme chacun d’entre nous, à des degrés de responsabilité différents.

Cet inconfort politique ne saurait durer. Ce qui est attendu de vous est clair. Ce n’est pas une rencontre, quel que soit le temps de parole accordé aux hôtes, avec des réponses triées et une version des faits éditée, qui réglera le problème.

De deux choses l’une : soit vous avez suffisamment entendu ce qu’attend votre parti politique et vous l’adoptez : demeurer militant de Pastef et balayer tout ce qui cherche à nuire au parti et à son leader ;

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soit vous assumez être un opposant à Pastef. Dans ce cas, nous nous retrouverons sur le terrain politique, tout en poursuivant le mandat qui nous lie jusqu’en 2029, si Dieu le veut.

Nous, militants de Pastef : avons un seul leader, guide de la révolution : PROS ;

avons une seule option : mener à terme le projet qui nous a valu la confiance des Sénégalais les 24 mars et 17 novembre 2024.

Toute autre activité ne fait que nous éloigner de notre sacerdoce.

Bien patriotiquement,
Fatou Cissé Goudiaby
Militante et députée du Groupe parlementaire Pastef Les Patriotes
Garde-fou du gardien de la révolution

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Diomaye–Sonko : le rêve, la foi et le poids du pouvoir(Par Thione Seck)

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Le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko continue de susciter fascination et questionnement. Né dans la lutte, forgé dans la fidélité et nourri par l’espérance, ce duo incarne pour de nombreux Sénégalais la promesse d’un renouveau politique et moral. Mais à l’heure où le pouvoir dévoile ses exigences et ses contraintes, une interrogation persiste : le rêve peut-il survivre à l’épreuve du réel ? Dans une contribution publiée sur sa page Facebook, Thione Seck revient sur cette alliance singulière, symbole d’un espoir collectif et d’une fraternité politique rare au sommet de l’État.

Je me souviens quand le PM SONKO disais dans la campagne présidentielle de Mars 2024 : Bassirou diomaye SONKO et Ousmane Faye . Oooh que ça m’avait plu.

Pour moi, le duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, c’est d’abord une histoire de confiance, de fraternité et d’espoir partagé. Deux hommes liés par la même douleur, la même couleur (PASTEF), la même foi et le même rêve pour notre pays. Leur complicité a donné au peuple sénégalais le sentiment qu’un nouveau départ était possible, qu’enfin le pouvoir pouvait rimer avec honnêteté et courage. Mais entre le feu de l’idéalisme et le poids des responsabilités, la ligne est fine.

Diomaye, aujourd’hui président, doit composer avec la réalité du monde : les pressions économiques, les équilibres diplomatiques, les attentes immenses.

Sonko, lui, reste cette voix libre, celle du combat et de la fidélité aux principes de départ.

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Si leurs chemins venaient à diverger, ce ne serait pas forcément par trahison, mais peut-être par usure du pouvoir, par la difficulté de faire cohabiter le rêve et la réalité.

Une telle rupture ne serait pas seulement politique, elle toucherait profondément le cœur du pays.

Beaucoup de jeunes se sentiraient blessés, déçus, peut-être même trahis, eux qui avaient cru à une alliance sincère et désintéressée. Certains se tourneraient vers la colère, d’autres vers le silence.

Partout dans le pays, la ferveur pourrait se transformer en amertume et on chercherait à comprendre comment tout cela a pu s’effriter.

Le Sénégal est un pays de foi et de dignité : il pardonne, mais il n’oublie pas.

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Si ce tandem venait à se briser, ce serait plus qu’un échec politique ce serait une blessure morale, celle d’un peuple qui avait cru, pour une fois, que la loyauté et la sincérité pouvaient triompher du pouvoir.

Rendez le Sénégal beau waay !

Dieu vous a confié un pays tellement magnifique que même si vous le vouliez, vous n’avez pas le choix de construire ensemble et dans la sincérité.

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SÉNÉGAL – Le pouvoir, ce miroir déformant par Maky Madiba Sylla

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Le pouvoir est un labyrinthe où même les esprits les plus purs finissent par s’y perdre.
Mais les hommes qui l’incarnent sont souvent plus complexes que le pouvoir lui-même.


Il faut l’admettre : le Diomaye candidat du Pastef n’est plus le Diomaye président. Entre les deux, il y a eu la traversée des couloirs sombres de l’État, les lobbys tapis dans l’ombre, et les vautours qui rôdent autour du trône. Ils l’ont approché, lui ont fait humer l’odeur âcre des restes de cadavres politiques, en lui soufflant à l’oreille que cette chair en décomposition valait mieux que l’entrecôte fraternelle que Sonko lui avait servie sur un plateau d’or.


Ce qui se trame aujourd’hui, c’est un scénario bien connu : isoler Sonko, l’étouffer politiquement, avant de le crucifier médiatiquement.


Un plan froid, calculé, écrit à plusieurs mains par ceux qui ont toujours vécu du mensonge et de la compromission.


Et Diomaye, en se laissant happer par le confort du pouvoir, endosse la responsabilité de replonger le Sénégal dans la nuit des incertitudes, là où tout le monde finira perdant.
Le Sénégal tenait une occasion historique : rompre avec la vieille garde, briser le cercle vicieux de la politique politicienne, et offrir au peuple un souffle nouveau.

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Mais voilà que l’histoire semble déjà se répéter, avec ses mêmes relents de trahison, ses mêmes masques repeints en patriotes de circonstance.


Le Diomaye d’aujourd’hui n’écoute plus le murmure du peuple ; il écoute les chuchotements des salons dorés et les promesses mielleuses des nouveaux amis, de ces fréquentations dont la loyauté se mesure à la taille du gâteau.


Pendant ce temps, Sonko, l’homme des tempêtes, observe.
Il sait.
Il se tait.
Mais le silence des justes est souvent plus assourdissant que le vacarme des imposteurs.
Le pouvoir rend sourd à la mémoire et aveugle à la loyauté.
Demandez à Macky Sall : il vous racontera comment les murmures flatteurs se transforment tôt ou tard en sifflements de trahison.


Mais les hommes politiques n’apprennent jamais. Ils croient toujours que le pouvoir les rend invincibles, alors qu’il ne fait que les dévorer lentement.
Le peuple, lui, attend.


Et quand il décidera de siffler la fin de la récréation, ce sera sans appel.
Aléa jacta est. Le sort en est jeté.

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