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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Rencontre entre le Premier ministre Ousmane Sonko et la Police nationale : un signal politique fort en faveur des réformes sécuritaires

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Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle à la Direction générale de la Police nationale, dans un contexte politique et institutionnel marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance, de sécurité intérieure et de restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.


Cette rencontre, hautement symbolique, s’inscrit dans la dynamique de prise de contact directe entre le nouveau pouvoir exécutif et les corps stratégiques de l’État, au premier rang desquels figure la Police nationale, acteur clé du maintien de l’ordre, de la sécurité publique et de la cohésion sociale.


Un contexte sécuritaire et institutionnel sensible
La visite du Premier ministre intervient après plusieurs années durant lesquelles les forces de sécurité ont été fortement sollicitées, notamment dans un climat de tensions politiques, de manifestations et de contestations sociales. La Police nationale, souvent au cœur du débat public, a été confrontée à des critiques sur ses méthodes, ses moyens et son positionnement institutionnel.


Dans ce contexte, la démarche d’Ousmane Sonko vise à repositionner la Police nationale comme une institution républicaine, au service exclusif de la loi et des citoyens, tout en réaffirmant l’autorité de l’État et la nécessité de garantir l’ordre public.
Un message politique : soutien, responsabilité et exigence
Lors de ses échanges avec les responsables policiers et les agents, le Premier ministre a tenu un discours articulé autour de trois axes majeurs :


Le soutien de l’État
Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner la Police nationale par des investissements accrus, une amélioration des conditions de travail et une modernisation des équipements. Cette promesse répond à une revendication récurrente des forces de l’ordre, confrontées à des défis opérationnels croissants.


La responsabilité républicaine
Le chef du gouvernement a insisté sur le rôle fondamental de la police dans un État de droit, soulignant que l’efficacité sécuritaire doit aller de pair avec le respect des droits humains, des libertés publiques et des principes démocratiques. Ce message marque une volonté de rupture avec toute perception d’instrumentalisation politique des forces de sécurité.


L’exigence de professionnalisation
La rencontre a mis en avant la nécessité de renforcer la formation continue, la discipline et l’éthique professionnelle, afin de faire face aux nouvelles formes de criminalité, à l’insécurité urbaine et aux menaces transfrontalières.


La Police nationale au cœur des réformes de l’État
Au-delà du symbole, cette visite s’inscrit dans une réflexion plus large sur la réforme du secteur de la sécurité. Le gouvernement ambitionne de bâtir une police :
mieux structurée et mieux coordonnée avec les autres forces de défense et de sécurité,
plus proche des populations, à travers une police de proximité renforcée,
capable d’anticiper les risques plutôt que de se limiter à une logique strictement répressive.
Cette approche traduit une vision selon laquelle la sécurité est un levier du développement économique et social, condition indispensable à la stabilité et à l’attractivité du pays.


Une volonté de restaurer la confiance
L’un des enjeux majeurs de cette rencontre reste la restauration de la confiance :
confiance des policiers envers l’autorité politique, à travers la reconnaissance de leur rôle et de leurs sacrifices ;
confiance des citoyens envers la Police nationale, dans un contexte où les relations entre forces de l’ordre et population ont parfois été mises à rude épreuve.
En se rendant personnellement à la Direction générale de la Police nationale, Ousmane Sonko envoie un signal clair : la sécurité intérieure ne sera ni marginalisée ni traitée uniquement sous l’angle de la contrainte, mais intégrée dans un projet global de gouvernance responsable.


Une portée stratégique et symbolique
Cette rencontre dépasse le cadre d’une simple visite protocolaire. Elle marque une volonté politique affirmée de refonder les rapports entre l’État, la Police nationale et les citoyens, dans une logique de responsabilité partagée et de réforme durable.


À terme, la réussite de cette ambition dépendra de la traduction concrète des engagements annoncés : moyens financiers, réformes institutionnelles, amélioration du cadre de travail et clarification du rôle de la police dans l’espace public. Autant de chantiers qui feront de la Police nationale un acteur central de la stabilité et de la refondation de l’État sénégalais.

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AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE – Un navire-hôpital chinois offre des soins gratuits à Abidjan

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Un navire-hôpital de la marine chinoise a accosté au port d’Abidjan avec 376 membres d’équipage pour mener une opération médicale gratuite au profit des populations ivoiriennes. Baptisé « L’Arche de bon augure », le bâtiment propose des consultations, des examens médicaux et la distribution de médicaments jusqu’au 21 octobre, dans le cadre d’une mission humanitaire et de coopération sanitaire.

Cette campagne couvre 17 spécialités médicales, notamment la cardiologie, la diabétologie, la néphrologie, la neurologie, la pédiatrie, la gynécologie-obstétrique, l’ophtalmologie, la chirurgie générale et la médecine chinoise. Les équipes à bord ambitionnent de recevoir environ 600 patients quotidiennement afin de répondre aux besoins sanitaires des populations.

En amont de cette opération, les personnes intéressées avaient été invitées à s’inscrire entre le 1er et le 30 septembre auprès de plusieurs structures de santé, dont l’Hôpital militaire d’Abidjan et des centres médicaux relevant des forces de sécurité ivoiriennes.

Les premiers bénéficiaires saluent la qualité de l’accueil et des équipements disponibles à bord. Kassoum Azoumana, venu effectuer plusieurs examens, explique avoir découvert l’initiative avant de décider d’en profiter. Il se dit particulièrement impressionné par la disponibilité du personnel médical et par la qualité du matériel utilisé.

Au-delà des consultations, cette mission permet également de détecter certaines pathologies nécessitant une prise en charge complémentaire. Sonian Magouba, l’un des patients reçus par les équipes chinoises, a ainsi appris qu’il souffrait d’une cataracte. Toutefois, son hypertension artérielle ne lui permet pas, dans l’immédiat, de subir une intervention chirurgicale. Il devra d’abord retourner auprès de son médecin traitant afin de stabiliser sa tension et d’envisager la suite de son traitement.

L’opération est organisée par l’Association des ressortissants chinois en Côte d’Ivoire, en collaboration avec la marine chinoise. Elle s’inscrit dans la dynamique de coopération entre Abidjan et Pékin, notamment dans le secteur de la santé, où les initiatives médicales constituent un levier de rapprochement entre les deux pays.

Pour les responsables ivoiriens, cette escale illustre également le rôle de la diplomatie navale dans le renforcement des relations avec les États africains. Le vice-amiral Célestin N’guessan Kouame, chef d’état-major de la marine ivoirienne, souligne que ces missions permettent de mettre en avant une dimension humanitaire de la présence maritime chinoise dans le golfe de Guinée, au-delà des seules activités militaires.

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AFRIQUE

ÎLE MAURICE – Le couvre-feu prolongé après des émeutes, près de 100 personnes interpellées

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L’île Maurice est confrontée à une vague de troubles sociaux d’une ampleur inhabituelle. Après plusieurs jours de manifestations qui ont dégénéré en violences, en pillages et en dégradations de biens publics, les autorités ont décidé de maintenir le couvre-feu jusqu’au vendredi 16 octobre. Au total, 94 personnes ont été interpellées, dont 16 mineurs, tandis que sept policiers ont été blessés.

Connue pour sa stabilité politique et son dynamisme économique, l’île de l’océan Indien connaît une période de fortes tensions. À l’origine de la contestation, des difficultés d’approvisionnement en eau et la hausse du coût de la vie, qui alimentent le mécontentement d’une partie de la population.

Face à la dégradation de la situation, le gouvernement a annoncé, mercredi 14 octobre, la prolongation du couvre-feu instauré la veille. La mesure s’applique à dix régions administratives, représentant environ un tiers du territoire, et doit rester en vigueur jusqu’à vendredi matin.

Selon un communiqué publié à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire, les violences ont donné lieu à des pillages, à des incendies volontaires et à des destructions d’infrastructures publiques. Des commissariats, des feux de signalisation ainsi que des dispositifs de vidéosurveillance ont notamment été pris pour cible.

Les autorités recensent sept policiers blessés et 94 interpellations depuis le début des troubles. Parmi les personnes arrêtées, 84 l’ont été au cours de la seule journée de mardi. Seize mineurs figurent également parmi les suspects interpellés.

Dans une intervention télévisée, le Premier ministre Navin Ramgoolam a fermement condamné les violences, soulignant que nul ne pouvait se substituer à la justice. Le chef du gouvernement a par ailleurs accusé des trafiquants de drogue de contribuer à l’escalade des tensions. Des sources policières citées par l’AFP évoquent notamment des soupçons de financement de personnes toxicomanes par certains réseaux pour attaquer des commissariats.

En réponse à ces événements, les autorités envisagent un durcissement des mesures judiciaires. Certaines personnes interpellées pourraient faire l’objet de poursuites sur la base de la législation relative à la prévention du terrorisme. L’exécutif étudie également une réforme visant à abaisser de 14 à 12 ans l’âge prévu pour la détention et les poursuites judiciaires des mineurs impliqués dans les émeutes.

La crise intervient dans un contexte également marqué par la mort d’une femme, tuée par balle lors d’un incident impliquant un policier, selon des témoins. L’agent mis en cause a été arrêté, tandis que les circonstances exactes du drame restent à établir.

Les autorités ont par ailleurs pris des mesures pour limiter les risques liés aux troubles. Le ministère de l’Éducation a annoncé la suspension des cours les jeudi 15 et vendredi 16 octobre dans tous les établissements préscolaires, primaires et secondaires.

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AFRIQUE

RD CONGO – La justice belge perquisitionne dans l’entourage de Félix Tshisekedi

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La justice belge a procédé à des perquisitions aux domiciles de plusieurs personnes présentées comme proches ou associées au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent lié aux revenus du secteur minier congolais. Le parquet fédéral belge a confirmé les interventions, sans toutefois dévoiler l’identité des personnes concernées.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée à Bruxelles en 2025 par un collectif d’organisations non gouvernementales de la province du Katanga. Représentées par les avocats Bernard Maingain et Hervé Diakese, ces ONG dénoncent un système présumé de détournement des recettes issues de l’exploitation minière, au détriment des populations locales et des finances publiques congolaises. Elles soupçonnent ensuite le transfert et le blanchiment d’une partie de ces fonds en Belgique.

Selon les plaignants, plusieurs individus appartenant à l’entourage du chef de l’État, dont certains disposeraient de la nationalité belge et résideraient en Belgique, auraient bénéficié d’argent provenant de l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Le cuivre et le cobalt figurent notamment parmi les minerais concernés par les accusations. Les organisations estiment que les sommes en question auraient servi à financer un train de vie difficilement compatible avec les revenus officiellement déclarés par les personnes visées.

Le parquet fédéral a indiqué que les perquisitions avaient été menées à Bruxelles et dans sa périphérie dans le cadre de l’enquête pour blanchiment. Il n’a cependant pas confirmé que les personnes concernées appartenaient à la famille présidentielle. À Kinshasa, la présidence congolaise n’avait pas réagi à ces informations au moment des faits rapportés.

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