AFRIQUE DU NORD
TUNISIE : Le président Kaïs Saïed appelle au calme après trois jours d’émeute
En raison de la crise économique et sociale dans le pays exacerbée par la pandémie actuelle, la population tunisienne était régulièrement dans les rues pour protester contre les mesures jugées inadaptées prises par le gouvernement. De nombreuses arrestations ont eu lieu lors de manifestations en plein couvre feu dans une situation sanitaire dominée par la pandémie de la covid-19. Les affrontements entre la police et les émeutiers se sont soldés par plus de 600 arrestations. Le président Kaïs Saïed appelle à un retour au calme.
C’est dans la ville d’Ariana, l’une des plus importantes villes de la banlieue de Tunis, qui se situe au nord de la capitale, à proximité de l’aéroport international de Tunis-Carthage que le président Kaïs Saïed s’est entretenu avec de jeunes tunisiens.
»À travers vous, je veux parler à tout le peuple tunisien, je sais l’état de la pauvreté et je sais qui exploite votre pauvreté. Ne laissez personne exploiter votre misère, n’attaquez pas les biens publics et privés, on vit aujourd’hui à cause des valeurs morales et non à cause des pillages » a-t-il affirmé.
Après plusieurs jours de manifestations sans répit, notamment du vendredi 15 janvier au lundi 18 janvier 2021 dans les villes comme Kasserine, Siliana, Sfax ou encore dans la banlieue de Tunis, au quartier d’Ettadhamen, la police tunisienne était obligée de faire revenir l’ordre. Malgré l’instauration du couvre feu, de nombreux jeunes sont sortis manifester.
La raison de cette dissidence est liée aux difficultés économiques et sociales que traversent les tunisiens depuis plusieurs mois, une situation rendue plus complexe par les impacts de la Covid-19.
632 personnes dont la tranche d’âge est comprise entre 15 et 25 ans ont été arrêtées selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Ces jeunes, désespérés, ont semé le chaos en brûlant des pneus et des poubelles affrontant les forces de l’ordre qui ont été obligés d’utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
L’appel au calme du président tunisien Kaïs Saïed adressé au émeutiers s’inscrit dans un élan d’apaisement.
AFRIQUE
LIBYE – Tensions au sommet après la réorganisation du gouvernement
Un nouveau remaniement au sein du gouvernement de Libye ravive les tensions entre les principales institutions politiques du pays. Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a procédé à une réorganisation de son équipe tout en conservant personnellement deux portefeuilles stratégiques : la Défense et les Affaires étrangères.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de l’exécutif. L’ancienne ministre de la Culture, Mabrouka Tougi, conteste ouvertement son éviction. Elle estime que la procédure ayant conduit à son limogeage ne respecte pas les mécanismes institutionnels établis par les accords politiques encadrant le fonctionnement du gouvernement libyen. Cette contestation intervient dans un climat politique déjà tendu. Les relations entre le chef du gouvernement et plusieurs figures clés des institutions nationales se sont récemment détériorées, notamment avec Mohamed el-Menfi, président du Conseil présidentiel, et Mohamed Takala, dirigeant du Haut Conseil d’État.
Au cœur des divergences figure la question sensible du partage du pouvoir entre les différentes régions du pays. Les discussions portent notamment sur la répartition des postes administratifs et politiques entre l’ouest, l’est et le sud de la Libye, un équilibre considéré comme crucial pour maintenir une certaine stabilité institutionnelle. Malgré ces désaccords, Mohamed el-Menfi et Mohamed Takala ont pris part à la première réunion gouvernementale de l’année, organisée peu après l’annonce du remaniement. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Abdulhamid Dbeibah a expliqué que cette réorganisation visait avant tout à améliorer l’efficacité de l’action publique. « L’objectif n’est pas de changer pour changer, mais d’accélérer la prestation de services aux citoyens », a-t-il affirmé.
AFRIQUE
MAROC – Diplomatie : Nasser Bourita s’entretient à Paris avec son homologue français Jean-Noël Barrot
Le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, s’est entretenu à Paris avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, en marge du deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, organisé le 10 mars 2026.
Ce sommet international, organisé par la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique(AIEA), a rassemblé les principaux acteurs du secteur énergétique mondial afin de discuter de la relance du nucléaire civil et d’élaborer une feuille de route à l’horizon 2050. À cette occasion, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, représentait le roi Mohammed VI lors des travaux du sommet.
Des échanges sur la coopération bilatérale
Lors de leur entretien, Nasser Bourita et Jean-Noël Barrot ont abordé plusieurs sujets liés aux relations entre Rabat et Paris. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de renforcement de la coopération dans divers domaines, notamment l’économie, l’énergie, la sécurité et les investissements. Les deux responsables ont également échangé sur plusieurs questions régionales et internationales, notamment les enjeux de stabilité en Afrique du Nord et au Sahel, ainsi que sur la coordination diplomatique entre les deux pays face aux défis géopolitiques actuels.
Un partenariat stratégique entre le Maroc et la France
Le Maroc et la France entretiennent des relations historiques marquées par une coopération étroite dans de nombreux domaines, notamment les échanges économiques, les investissements, la culture et la sécurité. La rencontre entre les deux ministres à Paris s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer le dialogue politique et à consolider le partenariat stratégique entre Rabat et Paris dans un contexte international en pleine évolution.
AFRIQUE
ALGÉRIE – Exploit médical inédit en Afrique : le CHU d’Oran réussit deux interventions grâce à la technologie TriClip
Une avancée majeure dans le domaine de la cardiologie interventionnelle vient d’être réalisée en Algérie. Le Centre Hospitalier Universitaire d’Oran a annoncé avoir mené avec succès deux interventions cardiaques innovantes en utilisant la technologie TriClip, une première sur le continent africain. Ces opérations ont été réalisées par une équipe médicale spécialisée dans le traitement des pathologies cardiaques complexes. La technologie TriClip permet de traiter certaines maladies des valves du cœur, en particulier les insuffisances de la valve tricuspide, sans avoir recours à une chirurgie à cœur ouvert.
Une technologie de pointe pour traiter les maladies cardiaques
La technologie TriClip repose sur une procédure mini-invasive. Elle consiste à introduire un dispositif à travers un cathéter afin de réparer la valve tricuspide du cœur, responsable de la circulation sanguine entre certaines cavités cardiaques. Cette approche présente plusieurs avantages : elle réduit les risques opératoires, diminue le temps d’hospitalisation et offre une solution thérapeutique aux patients qui ne peuvent pas subir une chirurgie classique. Selon les spécialistes, ce type d’intervention représente une révolution dans le traitement des pathologies cardiaques, notamment pour les patients âgés ou fragiles.
Une première en Afrique
La réussite de ces deux interventions au CHU d’Oran marque une étape importante pour la médecine africaine. Elle témoigne du niveau croissant de spécialisation des équipes médicales et de l’intégration progressive de technologies de pointe dans les hôpitaux du continent. Les médecins impliqués dans ces opérations ont souligné l’importance de la formation continue et de la coopération internationale dans l’introduction de nouvelles techniques médicales.
Un progrès pour la cardiologie africaine
Au-delà de la performance médicale, cette réussite ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement des maladies cardiovasculaires en Afrique. Les pathologies cardiaques représentent en effet l’une des principales causes de mortalité dans de nombreux pays. L’introduction de technologies innovantes comme TriClip pourrait ainsi améliorer considérablement la prise en charge des patients et renforcer les capacités des centres hospitaliers africains dans la cardiologie interventionnelle. Cette avancée confirme également la volonté de certains établissements hospitaliers du continent de se positionner à la pointe des progrès médicaux et technologiques.
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