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SOCIÉTÉ

MALI – Crise du carburant à Bamako : la capitale paralysée, le gouvernement suspend les cours

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Depuis plusieurs jours, Bamako tourne au ralenti, plongée dans une pénurie sévère de carburant qui paralyse presque toutes les activités économiques et sociales. Les stations-service sont prises d’assaut, les files d’attente s’étirent sur plusieurs centaines de mètres, et de nombreux automobilistes patientent des heures sans certitude d’obtenir quelques litres d’essence ou de gasoil.

Dans la capitale, le quotidien des habitants est devenu un véritable parcours du combattant. Les transports publics sont quasi inexistants, les motos-taxis ont disparu des rues, et les marchés tournent au ralenti. Beaucoup d’entreprises ont suspendu leurs activités, faute de moyens de transport ou d’approvisionnement.

« Je n’ai pas pu ouvrir ma boutique depuis trois jours, je ne peux pas aller chercher mes marchandises », confie Mariam, commerçante au marché de Medina-Coura.
« Le peu de carburant disponible se vend au marché noir à plus du double du prix habituel », déplore Moussa, chauffeur de taxi immobilisé depuis vendredi.

Suspension nationale des cours

Face à cette situation critique, le gouvernement malien a pris des mesures exceptionnelles. Les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont annoncé la suspension des cours sur toute l’étendue du territoire national du lundi 27 octobre au dimanche 9 novembre 2025, avec une reprise prévue le 10 novembre.

Selon le communiqué officiel, cette mesure vise à « préserver la sécurité et la continuité pédagogique » dans un contexte où les perturbations du transport empêchent élèves, enseignants et étudiants de rejoindre leurs établissements. Des réaménagements de calendrier sont déjà envisagés pour garantir le bon déroulement de l’année scolaire et universitaire.

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Une crise provoquée par un blocus routier

À l’origine de la pénurie : un blocus imposé par des groupes armés sur plusieurs axes stratégiques menant à Bamako, notamment ceux reliant la capitale aux ports de ravitaillement. Le gouvernement a promis de sécuriser les convois de carburant et de rétablir l’approvisionnement dans les plus brefs délais.

Dans un communiqué, le ministère des Transports a annoncé la mise en œuvre de « mesures logistiques et sécuritaires » pour lever le blocus et permettre la circulation des camions-citernes.

Bamako à l’arrêt

En attendant un retour à la normale, le quotidien des Bamakois reste marqué par la frustration, la paralysie et la colère. Les services publics fonctionnent au ralenti, les prix des denrées grimpent, et l’incertitude grandit face à une crise dont personne ne sait encore combien de temps elle durera.

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ENVIRONNEMENT

MADAGASCAR – Le cyclone Fytia fait sept morts et plus de 20 000 déplacés

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Madagascar a de nouveau été frappée par la violence des intempéries. Le passage du cyclone tropical Fytia, ce week-end, a causé la mort d’au moins sept personnes et forcé plus de 20 000 habitants à abandonner leur domicile, selon un bilan communiqué lundi par les autorités.

Accompagné de vents atteignant jusqu’à 210 km/h, le cyclone a touché l’île de l’océan Indien dans la matinée de samedi, provoquant d’importants dégâts avant de s’éloigner progressivement dès dimanche. Les fortes pluies et rafales ont entraîné des inondations soudaines, notamment dans les zones urbaines et riveraines.

Parmi les victimes recensées, l’une a perdu la vie à Antananarivo, la capitale, tandis qu’une autre personne restait portée disparue après avoir été emportée par une rivière en crue, a indiqué le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Les autorités font également état de milliers de sinistrés contraints de se réfugier dans des sites d’hébergement temporaire.

Fytia est la cinquième tempête tropicale à toucher Madagascar depuis le début de la saison cyclonique en septembre, selon les services météorologiques. Une fréquence qui illustre la pression croissante exercée par les aléas climatiques sur le pays, où la saison des cyclones s’étend généralement jusqu’en mars ou avril.

Particulièrement vulnérable aux phénomènes météorologiques extrêmes, Madagascar subit régulièrement les conséquences combinées des tempêtes, des inondations et des épisodes de sécheresse. Les experts alertent sur une aggravation de ces événements dans les années à venir, sous l’effet du changement climatique, accentuant les risques humanitaires pour une population déjà fragilisée.

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ÉDUCATION

SOUDAN – Huit millions d’enfants privés d’école après plus de 500 jours de guerre

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Au Soudan, la guerre ne se mesure pas seulement en territoires perdus ou en bilans militaires, mais aussi en salles de classe vides. Près de 500 jours après le début du conflit, des millions d’enfants restent privés d’éducation, un droit fondamental désormais relégué au second plan par les combats.

D’après l’ONG Save the Children, plus de huit millions d’écoliers n’ont toujours pas repris le chemin de l’école. Un chiffre vertigineux qui représente presque un enfant sur deux parmi les 17 millions en âge d’être scolarisés dans le pays. L’organisation humanitaire évoque l’une des fermetures scolaires les plus longues jamais enregistrées à l’échelle mondiale.

Depuis avril 2023, le Soudan est ravagé par une guerre opposant l’armée régulière aux Forces de soutien rapide. Le système éducatif, déjà fragile avant le conflit, s’est rapidement effondré. Des établissements ont été bombardés, pillés ou réquisitionnés pour accueillir des familles déplacées, alors que plus de sept millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles.

Dans certaines régions, la situation frôle l’effondrement total. Au Darfour-Nord, seules 3 % des écoles seraient encore fonctionnelles. Le Darfour-Ouest, le Darfour-Sud et le Kordofan-Ouest figurent également parmi les zones les plus touchées, où l’enseignement est devenu presque inexistant.

À cette crise structurelle s’ajoute l’exode des enseignants. Faute de salaires réguliers et de conditions de sécurité minimales, beaucoup ont quitté leurs postes. Save the Children prévient que sans un soutien financier et politique immédiat, le pays risque de voir émerger une génération privée non seulement d’éducation, mais aussi de perspectives d’avenir.

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Les Nations unies décrivent la situation soudanaise comme la pire crise humanitaire actuelle. Tandis que le nombre de morts se compte en dizaines de milliers, l’ONU alerte sur le danger d’une « génération perdue », exposée au recrutement forcé, aux violences et à la disparition progressive de tout cadre éducatif.

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SOCIÉTÉ

ÉTATS-UNIS – À Lagos, IShowSpeed franchit les 50 millions d’abonnés et confirme son impact mondial

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Lagos aura été le théâtre d’un moment clé dans la carrière d’IShowSpeed. En pleine tournée africaine, le créateur de contenu américain a franchi le seuil symbolique des 50 millions d’abonnés sur YouTube, un cap atteint le jour même de ses 21 ans. Un double événement qui illustre l’ampleur prise par son influence bien au-delà des frontières américaines.

Depuis la fin décembre, le vidéaste multiplie les étapes à travers le continent africain. Une quinzaine de pays sont au programme, avec à chaque escale des scènes d’enthousiasme populaire rarement observées pour un influenceur étranger. Cette exposition massive a contribué à asseoir son statut de figure incontournable du numérique, reconnu par Rolling Stone comme le créateur le plus influent de l’année, tandis que Forbes évalue désormais sa fortune à plusieurs dizaines de millions de dollars.

À Lagos, cœur économique du Nigeria, la ferveur a rapidement débordé. Au marché de Balogun, la foule s’est pressée autour du YouTuber, contraignant les forces de sécurité à écourter la visite. Surpris par les échanges en anglais local, IShowSpeed a partagé en direct son étonnement, avant d’être escorté hors de la zone.

Malgré ces moments de tension, le créateur s’est plongé dans la vie culturelle de la mégalopole. D’un repas traditionnel à Freedom Park, ancien site carcéral reconverti en espace artistique, à la découverte de la Nike Art Gallery, il a multiplié les expériences valorisant la scène culturelle nigériane. Pour de nombreux créateurs locaux, cette démarche dépasse le simple divertissement et contribue à changer le regard porté sur l’Afrique par le public occidental.

L’instant le plus marquant s’est produit en fin d’après-midi, lorsqu’IShowSpeed a célébré en direct l’atteinte des 50 millions d’abonnés, sous les applaudissements de ses fans, le visage plongé dans un gâteau improvisé. Une scène devenue virale en quelques minutes.

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Pour certains jeunes Nigérians, son passage représente une opportunité. Si son image reste parfois controversée, beaucoup estiment que cette visibilité peut stimuler l’intérêt pour l’entrepreneuriat local et les projets culturels. En transformant chaque étape de son voyage en vitrine numérique, IShowSpeed participe à repositionner l’Afrique comme un espace de créativité, de rencontres et d’opportunités mondiales.

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