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AFRIQUE

MALI – Reprise des cours après deux semaines blanches, sur fond de crise du carburant et d’insécurité persistante

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Au Mali, les élèves ont retrouvé le chemin de l’école ce lundi 10 novembre 2025, après deux semaines de suspension des cours due à la grave pénurie de carburant provoquée par le groupe jihadiste Jnim, affilié à al-Qaïda. Depuis début septembre, cette crise énergétique a paralysé de vastes régions du pays, perturbant les transports, l’économie et le fonctionnement des établissements scolaires.

Ces derniers jours, l’arrivée de convois de camions-citernes escortés par l’armée a permis de rétablir partiellement l’approvisionnement. Selon plusieurs sources locales, 16 à 19 citernes sont arrivées à Ségou, tandis que d’autres se dirigent vers San et Koutiala. À Bamako, la situation s’améliore timidement : certaines stations-service ont rouvert et les files d’attente s’amenuisent. Mais le besoin reste colossal — la capitale aurait besoin de 250 citernes par jour pour fonctionner normalement.

« Le carburant que nous recevons, c’est du sang humain », a déclaré le Premier ministre de transition, le général Abdoulaye Maïga, évoquant les risques extrêmes auxquels s’exposent les soldats et transporteurs sur les routes contrôlées ou menacées par les jihadistes.

Malgré cette relative accalmie logistique, la menace sécuritaire reste omniprésente. Le Jnim a revendiqué, dimanche 9 novembre, l’attaque meurtrière du camp militaire de Soumpi dans la région de Tombouctou, ayant coûté la vie à 48 soldats maliens. D’autres assauts ont été signalés à Heremakono (région de Sikasso) et à Mountougoula, près de Bamako, où une carrière exploitée par une entreprise chinoise a été ciblée.

Dans plusieurs localités, comme Mopti, l’approvisionnement en carburant et en électricité reste quasi nul depuis plus d’un mois. Si la reprise des cours marque un soulagement symbolique, la crise du carburant et la persistance des attaques jihadistes rappellent la vulnérabilité du Mali, dont les services publics et l’économie peinent à tenir face à une insécurité endémique.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’offensive du M23 sur Uvira : une « gifle » diplomatique pour les États-Unis

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Moins d’une semaine après la signature de l’accord de paix de Washington, qualifié de « grand miracle » par Donald Trump, la ville stratégique d’Uvira, dans l’est de la RDC, tombe progressivement aux mains du M23. Soutenus par le Rwanda, les rebelles ont pénétré mercredi dans les quartiers nord de la ville, provoquant la déroute des forces armées congolaises et une panique généralisée parmi la population.

Pour le Burundi voisin, cette offensive constitue une « gifle » infligée aux États-Unis et une humiliation diplomatique. Le ministre burundais des Affaires étrangères a fermement condamné l’attaque, réclamant des sanctions contre Kigali. En réaction immédiate, Bujumbura a fermé sa frontière, désormais considérée comme zone militaire, tandis que les rebelles verrouillaient le passage côté congolais. Kigali, de son côté, rejette la faute sur la RDC, l’accusant de violer le processus de paix.

Sur le terrain, la situation humanitaire s’aggrave dramatiquement. Plus de 200 000 personnes ont été déplacées au Sud-Kivu depuis le début du mois, et plus de 45 000 réfugiés ont fui vers le Burundi en quelques jours. Les habitants d’Uvira vivent terrés chez eux, témoins de l’impuissance des soldats congolais qui, dans leur fuite, se livrent parfois au pillage.

Cette conquête éclair, appuyée selon l’ONU par des milliers de soldats rwandais, fait craindre le pire à Kinshasa : une possible avancée du M23 vers le Katanga, poumon minier et économique du pays, ce qui porterait un coup fatal à l’État congolais.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le Pm Ousmane sonko reçoit le ministre du commerce extérieur des Emirats arabes unis

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Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a reçu ce mercredi 10 décembre 2025, à Dakar, une délégation officielle des Émirats Arabes Unis conduite par son Excellence Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre du Commerce Extérieur. Cette visite de travail et d’amitié s’inscrit dans la continuité de celle effectuée par le Premier ministre Sonko aux Émirats Arabes Unis en septembre dernier, visant à renforcer les relations bilatérales et à explorer de nouvelles opportunités de coopération économique.

Placée sous le signe du dialogue et du partenariat stratégique, cette rencontre a permis aux deux parties d’échanger sur plusieurs projets inscrits dans l’Agenda national de Transformation, le plan phare du Gouvernement sénégalais pour le développement économique et social. Les discussions ont porté sur des secteurs clés tels que la santé, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, le commerce et les technologies de l’information, qui constituent des leviers essentiels pour accélérer la croissance et renforcer la compétitivité du pays.

Selon les informations communiquées par la Primature, la délégation émiratie a exprimé son intérêt pour des investissements dans les projets prioritaires identifiés par le Gouvernement du Sénégal. Les deux parties ont convenu de la nécessité de consolider les mécanismes de coopération, notamment par le biais de partenariats public-privé, afin d’assurer le financement et la réalisation effective de ces projets.

Cette visite témoigne de la volonté des deux pays de renforcer leurs liens économiques et diplomatiques, dans un contexte marqué par une collaboration de plus en plus étroite entre le Sénégal et les Émirats Arabes Unis. Les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à créer un environnement favorable aux investissements étrangers, tout en mettant l’accent sur la transformation structurelle de l’économie nationale.

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AFRIQUE

MALI – Les forces armées repoussent une attaque terroriste contre des camion-citerne

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Au Mali, les groupes terroristes réactivent leur présence en ciblant de nouveau les axes routiers stratégiques du pays. Le samedi 6 décembre 2025, un convoi de camions-citernes circulant sur la route Bougouni–Bamako a été pris pour cible par des individus armés. Cette attaque survient dans un contexte national marqué par une forte pression sur l’approvisionnement en carburant, rendant ces convois particulièrement sensibles.

Dans un communiqué diffusé peu après les faits, l’État-major général des armées a annoncé que les unités déployées pour sécuriser le convoi ont rapidement riposté. Leur intervention a permis de mettre en déroute les assaillants et de neutraliser toute menace immédiate. Les autorités militaires précisent que les camions endommagés ont été pris en charge et retirés de la zone, tandis que le reste du convoi a pu poursuivre son trajet sous escorte renforcée, jusqu’à sa destination finale, sans nouvel incident.

L’État-major a également profité de l’occasion pour renouveler son appel à la vigilance citoyenne. Il encourage la population à signaler sans délai toute activité suspecte ou comportement inhabituel observé le long des axes routiers. Les forces armées rappellent que la sécurisation de ces convois constitue une priorité opérationnelle, car ils sont essentiels au rétablissement d’un niveau normal d’approvisionnement en carburant.

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