AFRIQUE DE L’EST
SÉNÉGAL – L’avocat d’Adji Sarr brise le silence: “Nous disposons de toutes les preuves du viol»
Me Abdou Dialy Kane, avocat d’Adji Sarr, brise le silence. Il se prononce pour la première fois sur ce dossier qui occupe l’actualité depuis plusieurs semaines. Par SenegalActu
«J’ai gardé le silence parce que je considère que je suis un avocat. Et, à ce titre, je ne plaide pas mes dossiers sur la place publique. Mon seul interlocuteur, c’est le juge. Et, tout ce qui se dit à travers les antennes de radio et les chaines de télévision ou la presse écrite n’intéresse pas le juge», a d’emblée expliqué la robe noire dans les colonnes de “Les Echos”.
L’avocat d’Adji Sarr déclare que le pouvoir n’a aucun lien avec ce dossier et l’affaire n’a aucune connotation politique. «Comment alors soutenir que derrière cette affaire, il y a la main du pouvoir ? C’est inconcevable. Et si c’est moi, Me Abdou Dialy Kane qui le dis je crois qu’on doit me croire dans la mesure où je ne suis pas un avocat du pouvoir. Je défends juste une cause que je considère comme étant juste. Parce que tous les citoyens ont droit à l’accès à la justice», dit-il.
Quant à la défense du dossier, l’avocat se dit confiant : «Nous sommes totalement confiants par rapport à ce dossier. Il est vrai que Monsieur Ousmane Sonko est une personnalité politique, mais devant la justice, sa qualité de personnalité politique n’aura aucun pesant d’or. Les juges ne vont pas s’intéresser à cet aspect. Tout ce qui va les intéresser, ce sont les faits et le droit. Les faits, c’est que notre cliente a été victime d’un viol et nous disposons de toutes les preuves de l’existence de ce viol», indique-t-il.
Il dit avoir rencontré sa cliente. Mais, il n’a pas voulu divulguer le lieu où se trouve sa cliente car, dit-il, «elle fait l’objet de menaces de mort en permanence».
Source : SenegalActu
AFRIQUE
KENYA – Des pluies torrentielles mettent à rude épreuve infrastructures et vies humaines
De fortes pluies s’abattent sur plusieurs régions du Kenya, provoquant des inondations importantes qui affectent gravement les infrastructures et la vie quotidienne des populations. Les autorités locales et les services de secours sont mobilisés face à une situation jugée préoccupante dans plusieurs zones du pays.
Des infrastructures fortement endommagées
Les pluies torrentielles ont provoqué la montée rapide des eaux dans plusieurs villes et zones rurales, notamment autour de la capitale Nairobi. Routes submergées, ponts fragilisés et quartiers entiers inondés compliquent les déplacements et perturbent les activités économiques. Dans certaines régions, les routes sont devenues impraticables, isolant plusieurs communautés et rendant l’accès à certains services essentiels difficile.
Des populations durement touchées
Au-delà des dégâts matériels, ces intempéries ont également des conséquences humaines importantes. De nombreuses familles ont dû quitter leurs habitations envahies par les eaux, tandis que des écoles et des commerces ont été contraints de fermer temporairement. Les autorités redoutent également l’apparition de maladies liées aux eaux stagnantes et aux mauvaises conditions sanitaires dans les zones les plus affectées.
Les secours mobilisés
Face à l’ampleur des inondations, les équipes de secours et les organisations humanitaires se mobilisent pour venir en aide aux populations sinistrées. Des opérations d’évacuation sont organisées dans certaines localités particulièrement exposées. Le gouvernement kenyan appelle également à la vigilance, notamment dans les zones situées près des rivières et des zones inondables.
Des épisodes climatiques de plus en plus fréquents
Ces fortes pluies s’inscrivent dans un contexte climatique marqué par des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes en Afrique de l’Est. Experts et autorités soulignent la nécessité de renforcer les infrastructures et les dispositifs de prévention afin de mieux faire face à ces catastrophes naturelles. Alors que les précipitations pourraient se poursuivre dans les prochains jours, les autorités continuent de surveiller la situation et d’appeler la population à la prudence
AFRIQUE
TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées
Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.
Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.
Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.
La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.
AFRIQUE
SOUDAN – Au moins 15 enfants tués dans une frappe sur un camp de déplacés
La guerre au Soudan continue de frapper les populations les plus vulnérables. Au moins quinze enfants ont été tués et dix autres blessés lundi 16 février lors d’une frappe de drone visant un camp de déplacés à Al Sunut, dans l’État du Kordofan-Ouest, selon des informations communiquées mercredi soir par l’UNICEF.
Dans son communiqué, l’agence des Nations unies précise que le site touché abritait des familles ayant fui les affrontements en cours dans la région. L’attaque a visé un espace supposé offrir un refuge temporaire à des civils déplacés par les violences.
Le Kordofan figure aujourd’hui parmi les principaux foyers du conflit qui secoue le Soudan. La directrice exécutive de l’UNICEF, Catherine Russell, a alerté sur une situation qui, selon elle, rappelle les heures sombres du Darfour : des enfants tués ou mutilés, d’autres contraints à l’exode, privés d’accès aux soins, à l’eau potable et à l’éducation.
Les Nations unies redoutent une détérioration supplémentaire de la crise humanitaire dans cette région déjà éprouvée. Les agences onusiennes appellent au respect du droit international humanitaire et à la protection des civils, en particulier des enfants, dans un conflit qui ne cesse d’élargir son bilan humain.
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