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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Ousmane Sonko : « la charte de non-violence est un moyen de museler l’opposition »

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Article réalisé par notre correspondante Fatou Dieng depuis Dakar

C’est à travers une conférence de presse de ce mercredi 24 novembre 2021 que le leader de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a expliqué ses motivations sur la non signature de la Charte de non-violence. Selon lui, cette dernière est un moyen de museler . 

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko a évoqué ce mercredi 24, la charte de non violence et les nombreuses fois où il a été attaqué par des membres du gouvernement. Il estime que c’est eux, qui devraient d’abord la respecter.

« Nous sommes attaqués de tous bords depuis 2015. Jamais, vous n’avez vu Pastef ou des membres de l’opposition attaquer les membres du pouvoir. Jamais vous n’avez vu Pastef saboter un meeting du pouvoir. Alors qu’au contraire, à chacun de nos déplacements, nous sommes persécutés, attaqués. Chaque fois, nous sommes victimes de la violence des membres du gouvernement. Pourquoi nous faire signer une charte de non violence ? Alors que la violence vient d’eux », se demande-t-il.

D’après l’opposant Ousmane Sonko, le Sénégal n’a jamais eu de Président aussi violent que Macky Sall. « Nous sommes à un point où chaque membre du gouvernement qui attaque Sonko, est félicité par Macky Sall. Il ne fait rien pour apaiser la tension. Vous l’avez une fois vu condamner une attaque perpétrée à mon encontre ? Ca n’arrivera jamais », insiste Ousmane Sonko.

Le leader de Pastef pense que cette charte est un moyen de museler l’opposition. « Nous avons déposé plusieurs plaintes après avoir subi des violences. Mais, il n’y a jamais eu d’enquête. Alors, qu’est ce que cette charte peut régler que la Constitution et les lois ne peuvent pas régler ? », rappelle-t-il.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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