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ÉDUCATION

SENEGAL : Retrait des talibés de la rue, les Organisations attendent plus de l’Etat.

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Le groupe de la société civile et des partenaires techniques et financiers pour la protection de l’enfant (GSCPTFPE) a fait face aux médias jeudi 22 juin 2017 à la maison de la presse à Dakar. Depuis sa création au lendemain de l’initiative du président de la République Macky Sall de retirer définitivement les enfants de la rue, le groupe s’est engagé à appuyer la mesure à travers des mobilisations et des plaidoyers. Le Mouvement a pour but de rendre la mesure gouvernementale efficace. Après un an d’existence, l’organisme dresse un bilan morose de la situation. Il propose, de ce fait, une nouvelle démarche en trois points principaux pour un retrait effectif des enfants de la rue.

Un petit rappel sur les engagements du chef de l’Etat Macky Sall en ce qui concerne les enfants de la rue. Lors du conseil des ministres du 22 juin 2016, le président de la République s’était exprimé en ces mots : «J’exhorte le gouvernement à poursuivre les efforts importants menés dans le cadre de la lutte contre la mendicité des enfants, notamment à travers la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de protection de l’enfant, la modernisation et le soutien aux daaras.».

A l’époque, cette décision avait été jugée historique par la société civil et les partenaires techniques et financiers pour la protection de l’enfant. Cependant, un an après, le constat est amer car « le bilan est Morose» d’après le mouvement. Durant la conférence de presse, ce dernier a insisté sur les actions timides menées pour sauver ces enfants. Selon eux, depuis le 30 juin 2006, les opérations de retrait des enfants de la rue n’ont enregistrés que 70 sorties sur le terrain, seulement 1110 enfants ont été retournés dans leur famille et 35 placés au centre Guindi.

©Fatou Warkha Sambe

Il a été question lors cette conférence de mettre en lumière les positions du mouvement sur la sortie définitive des enfants de la rue. Même si le groupe apprécie la volonté du président de mettre fin à ce fléau qui touche directement la jeunesse du pays, une volonté également réitérée au conseil des ministres du 21 juin 2017, mais ce dernier estime que les moyens donnés ne sont pas suffisants.

Anta Fall responsable à l’ONG “Save the children” dans sa prise de parole, a affirmé : «Malgré la forte volonté du président, nous sommes préoccupés et nous exprimons notre inquiétude face à la lenteur qui caractérise les opérations et la faiblesse des résultats enregistrés à ce jour.». Toujours selon elle : « En un an, seuls 1145 enfants sont retirés des rues alors que la dernière étude conduite sous le leadership de la cellule de lutte contre la traite des personne, en particulier des femmes et des enfants, fait état de plus de 30.000 enfants mendiants dans la région de Dakar.».

©Fatou Warkha Sambe

Par ailleurs, Khalia Haydara, la présidente de l’Association “Les oliviers”, a déclaré : “La mesure du gouvernement destinée à faire cesser la mendicité des enfants doit progresser et aboutir à l’éradication absolue de ce phénomène”. Elle a également ajouté : “Cette mesure demeure une manifestation réelle de la justice sociale.”. Ainsi, elle a réclamé plus d’actions de la part de l’Etat.

Face à ce bilan mitigé, le mouvement a jugé important de rappeler que les milliers d’enfants qui se trouvent dans la rue, ne sont pas seulement des talibés même si cette catégorie constitue la partie la plus importante. Pour le mouvement : «Il y a aussi des enfants issus de familles vulnérables qui ne peuvent pas subvenir à leur besoin. Il y a des enfants en situation de conflit et de rupture avec leur famille, des orphelins, des enfants abandonnés, des enfants victimes de traite ou des enfants souffrant de handicape.».

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©Fatou Warkha Sambe

Le mouvement compte ainsi dans les jours à venir, remettre au président de la république un Mémorandum à trois questions :   

  1. Comment renforcer l’autorité de l’Etat et rendre efficace la mesure pour le retrait des enfants de la rue ?
  2. Quelles nouvelles actions du gouvernement pour une application efficace de la mesure ?
  3. Comment notre mouvement consacré à la protection des enfants compte soutenir et renforcer cette dernière ?

Ce mémorandum, une fois appliqué, permettra d’apporter une solution efficace sur le retrait définitif des enfants de la rue.

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ÉDUCATION

SOUDAN – Huit millions d’enfants privés d’école après plus de 500 jours de guerre

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Au Soudan, la guerre ne se mesure pas seulement en territoires perdus ou en bilans militaires, mais aussi en salles de classe vides. Près de 500 jours après le début du conflit, des millions d’enfants restent privés d’éducation, un droit fondamental désormais relégué au second plan par les combats.

D’après l’ONG Save the Children, plus de huit millions d’écoliers n’ont toujours pas repris le chemin de l’école. Un chiffre vertigineux qui représente presque un enfant sur deux parmi les 17 millions en âge d’être scolarisés dans le pays. L’organisation humanitaire évoque l’une des fermetures scolaires les plus longues jamais enregistrées à l’échelle mondiale.

Depuis avril 2023, le Soudan est ravagé par une guerre opposant l’armée régulière aux Forces de soutien rapide. Le système éducatif, déjà fragile avant le conflit, s’est rapidement effondré. Des établissements ont été bombardés, pillés ou réquisitionnés pour accueillir des familles déplacées, alors que plus de sept millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles.

Dans certaines régions, la situation frôle l’effondrement total. Au Darfour-Nord, seules 3 % des écoles seraient encore fonctionnelles. Le Darfour-Ouest, le Darfour-Sud et le Kordofan-Ouest figurent également parmi les zones les plus touchées, où l’enseignement est devenu presque inexistant.

À cette crise structurelle s’ajoute l’exode des enseignants. Faute de salaires réguliers et de conditions de sécurité minimales, beaucoup ont quitté leurs postes. Save the Children prévient que sans un soutien financier et politique immédiat, le pays risque de voir émerger une génération privée non seulement d’éducation, mais aussi de perspectives d’avenir.

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Les Nations unies décrivent la situation soudanaise comme la pire crise humanitaire actuelle. Tandis que le nombre de morts se compte en dizaines de milliers, l’ONU alerte sur le danger d’une « génération perdue », exposée au recrutement forcé, aux violences et à la disparition progressive de tout cadre éducatif.

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DÉMOGRAPHIE

SOUDAN – Treize millions d’enfants privés d’école par la guerre

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Le Soudan traverse aujourd’hui l’une des plus graves crises éducatives au monde, selon l’ONG Save the Children. Avant le déclenchement de la guerre en avril 2023, environ sept millions d’enfants n’avaient pas accès à l’école. Ce chiffre a presque doublé : ils sont désormais treize millions.

Parmi eux, sept millions sont théoriquement inscrits dans des établissements scolaires, mais se retrouvent privés de cours en raison des violences ou de leur déplacement. Les six millions restants n’ont jamais été scolarisés.

« C’est assez bouleversant de voir toute une génération risquer de perdre son éducation. Certains enfants en sont à leur troisième rentrée sans école. Et plus un enfant reste déscolarisé, moins il a de chance de retourner à l’école. C’est une fuite des cerveaux. L’économie du pays tournait grâce à une main-d’œuvre qualifiée », alerte Mary Lupul, responsable humanitaire de Save the Children au Soudan.

Des conséquences durables

L’ONG tire la sonnette d’alarme sur les répercussions à long terme de cette situation. Le manque d’accès à l’éducation risque non seulement de freiner durablement la croissance économique du pays, mais aussi de fragiliser les familles elles-mêmes.

« Si les enfants ne sont pas capables d’aller à l’école, puis de soutenir financièrement leurs familles, leurs options seront extrêmement limitées », souligne Save the Children. Les plus âgés, déjà alphabétisés avant la guerre, conservent un minimum de compétences, mais les plus jeunes risquent de ne jamais apprendre à lire ni à écrire.

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Malgré tout, l’ONG note quelques signes encourageants : certaines écoles commencent timidement à rouvrir, offrant un espoir pour l’avenir de la jeunesse soudanaise.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Bassirou Diomaye Faye veut réconcilier la jeunesse sénégalaise avec les maths

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Dans son discours lors de la cérémonie du Concours général, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé une initiative inédite pour relancer l’intérêt des jeunes sénégalais pour les disciplines scientifiques : un concours national de mathématiques ouvert à tous les élèves du CM2 jusqu’à la Terminale.

« J’ai instruit le ministre de l’Éducation nationale d’organiser, chaque année, un concours national de mathématiques du CM2 à la Terminale », a annoncé le chef de l’État, précisant que cette mesure vise à faire des mathématiques « un véritable levier d’excellence et de souveraineté. »

Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer la culture scientifique au sein du système éducatif sénégalais, confronté depuis plusieurs années à une baisse préoccupante du nombre d’élèves dans les séries scientifiques. « Il est inadmissible que seulement 17 % des élèves choisissent les séries scientifiques au baccalauréat », a-t-il déploré.

Au-delà de la compétition, ce concours vise à stimuler la curiosité, l’initiative et l’émulation chez les jeunes apprenants, tout en consolidant les bases nécessaires pour préparer les métiers d’avenir dans un monde de plus en plus dominé par les technologies et les données.

Ainsi, le président Faye affiche son ambition de refonder le rapport des jeunes aux sciences, en misant sur un enseignement plus dynamique, plus exigeant et plus proche des enjeux de développement national.

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