AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL – Révision des listes électorales: Près de 280. 000 Sénégalais se sont inscrits
La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), à la suite de son programme de la tournée d’inspection auprès des commissions de révision des listes électorales à Tivaouane Peul, aux Almadies, Grand-Dakar et au stade Iba-Mar-Diop, dans la région de Dakar, ce mardi, 03 Mai 2023 a fait face à la presse pour tirer un bilan de cette tournée. Selon son Président pour la journée du 30 avril, sur le plan national, plus de 280. 000 Sénégalais ont demandé à figurer sur les listes électorales.
« Le président de la République a pris un décret qui fixe la date de l’élection présidentielle au 25 février 2024 et immédiatement après le processus électoral se déclenche. L’une des premières opérations est que les citoyens sont tenus d’aller s’inscrire dans les commissions plus les révisions exceptionnelles des listes électorales. Cette opération de révision de listes électorales permet aux Sénégalais qui ont atteint l’âge de la maturité qui est de 18 ans de s’inscrire avec une pièce d’identité…Selon les derniers statistiques qui sont remontés pour la journée du 30 avril, nous sommes à peu près à 280 mille Sénégalais qui ont demandé à figurer sur les listes électorales sur le plan national. À peu près une trentaine de mille qui ont demandé à figurer sur le fichier au plan étranger », a déclaré Doudou Ndir.
Poursuivant ses propos, il précise : « Aujourd’hui, nous sommes dans une commission parmi des centaines de commissions qui existe, celles du stade Iba-Mar-Diop. Ce que nous avons constaté ici au même titre que les autres les commissions de Tivaouane Peul, de Grand-Dakar et également celle des Almadies. Ce que les Sénégalais aujourd’hui qui est le dernier jour de la révision exceptionnel, sont engagés à venir s’inscrire auprès de ces commissions dans la tranquillité, la discipline et le respect des autorités chargés de conduire ces opérations. Nous avons également noté un esprit de coopération de collaboration et de partenariat que nous avons vu chez les autorités administratives ».
Pour le président du CENA, « cette façon de travailler main dans la main, entre autorités administratives, la population et les partis politiques, c’est quelque chose qu’il faut saluer ». Par ailleurs, il précise que « les partis politiques sont membres des commissions de révision exceptionnelle». Doudou Ndir a aussi noté pour ce qui est du délai, qu’il était bon pour que tout le monde puisse s’inscrire. « Déjà, le nombre total d’inscrits laisse penser qu’il y a intérêt manifeste pour des sénégalais à aller au bureau de vote le 25 février. Ce que nous avons vu dans les commissions, le nombre d’électeurs dans les files d’attente, il aurait été souhaitable que l’autorité administrative examine cette question avec responsabilité dans le sens de faire en sorte que les Sénégalais qui disposent du droit constitutionnel puissent accomplir le droit de voter sans entrave », a-t-il suggéré.
Source : Ze-Africanews.com
AFRIQUE
BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord
Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.
Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.
Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.
Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
AFRIQUE DE L’OUEST
MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours
La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.
Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.
Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.
Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.
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