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AFRIQUE DE L’EST

TANZANIE: Le Président trouve une solution contre les longues détentions.

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Au pouvoir depuis le 29 octobre 2015, John Pompe Joseph Magufuli de son vrai nom, est le chef de l’état Tanzanien. Conscient des durées de détention interminables dans les maisons d’arrêt et de correction, le Président livre son plan de bataille pour désencombrer les prisons.

En effet, les prisons du pays sont remplies de citoyens dont leur seul tort reste des infractions commises par des actes involontaires parfois mineurs. Ils subissent, par ailleurs, de longues détentions et parfois même arbitraires.

Partant de ce constat, le Président John Magufuli, a exprimé jeudi 18 juillet 2019 à Dodoma, la capitale administrative du pays, sa préoccupation face à la situation de détresse des détenus. « Cependant, la situation carcérale des prisonniers résidant à Bitumba dans la région Nord de Mwanza est anormale. Cette prison d’une capacité d’accueil de 900 personnes héberge aujourd’hui 1000 condamnés et 925 détenus en attente de procès » a affirmé le Président.

Selon le chef de l’état, cette situation ne peut plus prospérer. Il donne instruction au ministre de la justice George Mwakyembe et aux organes compétents de faire le tour des maisons d’arrêt et de correction, province par province, pour recueillir les doléances des prisonniers et, en principe, libérer tous ceux qui sont retenus illégalement.

Depuis son passage à Butimba, quelques 300 détenus ont été libérés dans certaines prisons dans le nord du pays. Reste à savoir si la situation de dépeupler les prisons mais aussi une meilleure prise en charge des prisonniers, seront effectives sur toute l’étendue du territoire.

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AFRIQUE

TANZANIE – Un an après les violences électorales, les familles des victimes réclament justice

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La Tanzanie commémore le premier anniversaire des violences qui ont suivi l’élection présidentielle du 29 octobre 2025, dans un contexte toujours marqué par de profondes divisions politiques. À Dar es Salaam, des messes ont été célébrées par l’Église catholique en mémoire des personnes tuées lors de la répression des manifestations qui avaient éclaté après le scrutin.

Le bilan humain demeure au cœur d’une vive controverse. Une commission mise en place par les autorités tanzaniennes recense 518 morts. L’opposition et plusieurs organisations de défense des droits humains avancent toutefois des estimations bien plus élevées, évoquant plusieurs milliers de victimes. Les divergences autour de ces chiffres alimentent les demandes de transparence et d’établissement des responsabilités.

Les troubles avaient éclaté à la suite de la réélection de la présidente Samia Suluhu Hassan, créditée d’environ 98 % des suffrages. Le scrutin avait été vivement contesté, notamment en raison de l’exclusion d’une partie importante de l’opposition, suscitant des interrogations sur les conditions dans lesquelles l’élection s’était déroulée.

Pour marquer cette date, le principal parti d’opposition, Chadema, a décrété sept jours de deuil. Cette initiative vise à honorer la mémoire des disparus et à maintenir l’attention sur les conséquences des violences qui ont secoué le pays.

Les organisations de défense des droits humains continuent, de leur côté, de dénoncer les arrestations qu’elles jugent arbitraires ainsi que les procédures engagées contre des personnes critiques à l’égard du pouvoir. Elles réclament davantage de garanties pour les libertés publiques et une clarification des circonstances entourant la répression des manifestations.

Le dossier de l’opposant Tundu Lissu constitue un autre point de crispation. Poursuivi pour trahison, il attend un verdict annoncé pour le 6 novembre. Son procès, suivi de près par l’opposition et les défenseurs des droits humains, renforce les inquiétudes concernant l’espace politique et judiciaire en Tanzanie.

Un an après les événements, les appels au dialogue et à la réconciliation se multiplient. Mais pour de nombreuses familles endeuillées, l’apaisement reste difficile tant que les circonstances des décès ne sont pas pleinement établies et que les responsabilités n’ont pas été éclaircies. La question de la justice demeure ainsi au centre des attentes, dans un pays toujours confronté aux séquelles de cette crise politique.

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AFRIQUE

SOUDAN DU SUD – Joseph Lagu, héros de l’indépendance, s’éteint à 94 ans

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Le Soudan du Sud a décrété un deuil national après la disparition de Joseph Lagu, survenue mardi à l’âge de 94 ans. Figure historique de la lutte pour l’émancipation du pays, cet ancien chef rebelle a consacré une grande partie de sa vie au combat contre le pouvoir central soudanais. Il restera notamment connu pour avoir affirmé avoir commencé cette lutte avec une simple machette pour seule arme.

Devenu indépendant en 2011, après plusieurs décennies de conflit avec le Soudan, le plus jeune État du monde rend hommage à l’un des hommes qui ont marqué les premières heures de sa résistance armée. Joseph Lagu fut, en 1963, l’un des fondateurs du mouvement Anyanya, première organisation armée à s’opposer au gouvernement soudanais. Parmi les combattants placés sous son commandement figurait notamment Salva Kiir, aujourd’hui président du Soudan du Sud.

À l’annonce de son décès, le chef de l’État a appelé la population à honorer non seulement la mémoire du disparu, mais aussi l’ensemble de son parcours. Salva Kiir a souligné que Joseph Lagu avait vécu suffisamment longtemps pour assister à la naissance du pays pour lequel il s’était battu.

Le rôle de l’ancien chef rebelle ne s’est pas limité au terrain militaire. En 1972, il participa aux négociations qui mirent fin à la première guerre civile soudanaise, un conflit meurtrier auquel sont attribuées environ 500 000 victimes. Cet accord avait permis au Sud d’obtenir un statut d’autonomie régionale au sein du Soudan.

Joseph Lagu poursuivit ensuite sa carrière dans les institutions politiques et diplomatiques. Il occupa notamment le poste de deuxième vice-président du Soudan avant de représenter ce pays auprès des Nations unies en qualité de représentant permanent. Salva Kiir a salué la mémoire d’un militaire, diplomate et homme d’État dont l’engagement a profondément marqué l’histoire sud-soudanaise.

Le deuil national restera en vigueur jusqu’aux funérailles, dont la date n’a pas encore été annoncée.

Dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse en 2011, peu avant le référendum qui devait conduire à l’indépendance du Soudan du Sud, Joseph Lagu était revenu sur les débuts difficiles de la rébellion. Il racontait que les premiers combattants disposaient de moyens extrêmement limités, avec seulement quelques fusils pour lancer leur mouvement. Lui-même, disait-il, n’avait qu’une machette.

Malgré cette faiblesse matérielle, les insurgés étaient convaincus de la légitimité de leur cause. Joseph Lagu avait expliqué avoir reçu une première livraison d’armes en provenance du Congo, avant de bénéficier du soutien d’Israël. Cette coopération s’inscrivait notamment dans le contexte des tensions régionales consécutives à la guerre des Six Jours de 1967, au cours de laquelle le Soudan avait soutenu l’Égypte.

L’ancien dirigeant avait également raconté comment il avait sollicité l’aide du gouvernement israélien dans une lettre adressée au Premier ministre de l’époque. Il avait alors présenté la lutte des rebelles sud-soudanais comme un moyen d’affaiblir les forces soudanaises susceptibles de soutenir l’Égypte.

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AFRIQUE

TANZANIE – Tundu Lissu entame une grève de la faim pour obtenir le droit de voir ses avocats en privé

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Le principal opposant tanzanien, Tundu Lissu, a entamé une grève de la faim lundi afin de contraindre les autorités pénitentiaires à respecter son droit de s’entretenir confidentiellement avec ses avocats. Le dirigeant du parti Chadema, actuellement détenu dans l’attente du verdict de son procès pour trahison, dénonce le refus des autorités de lui garantir ces échanges, selon sa formation politique.

Dans un communiqué, Chadema affirme que la Haute Cour de Tanzanie a reconnu, la semaine dernière, une violation du droit constitutionnel de son chef à consulter ses conseils juridiques en privé. Le parti accuse toutefois les autorités pénitentiaires de ne pas appliquer cette décision. Samedi, il avait déjà dénoncé ce qu’il considère comme un refus de se conformer à la décision judiciaire.

Figure majeure de l’opposition, Tundu Lissu critique depuis de nombreuses années le Chama Cha Mapinduzi (CCM), parti au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1961. Son incarcération intervient dans le cadre d’une procédure pour trahison, une accusation passible de la peine capitale en Tanzanie.

Le responsable politique, âgé de 58 ans, a été arrêté en avril 2025. Les autorités lui reprochent d’avoir encouragé la population à boycotter les élections organisées cette année-là. Depuis son arrestation, il demeure en détention dans l’attente de la décision de justice.

Son procès suscite de vives critiques de la part de l’opposition et de plusieurs organisations de défense des droits humains. Ces acteurs contestent les conditions dans lesquelles la procédure se déroule et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une affaire à caractère politique. Les accusations portées contre l’opposant restent toutefois soumises à l’appréciation de la justice.

Le parcours de Tundu Lissu est également marqué par une tentative d’assassinat à laquelle il a survécu en 2017. Après plusieurs années passées en exil, il était rentré en Tanzanie en 2023 pour reprendre son engagement politique.

Le verdict de son procès pour trahison est attendu le 6 novembre. D’ici là, la grève de la faim engagée par le dirigeant de Chadema ajoute une nouvelle dimension à une affaire qui concentre les inquiétudes sur les droits de la défense, les libertés politiques et le traitement réservé à l’opposition en Tanzanie.

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