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AMÉRIQUE

CANADA – Les Autochtones pourront reprendre leurs noms traditionnels sur les passeports

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Ottawa a annoncé lundi que les peuples autochtones peuvent désormais demander à reprendre leurs noms traditionnels sur les passeports et autres pièces d’identité du gouvernement.

Cette décision intervient en réponse à un appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, qui demandait aux gouvernements de permettre aux survivants et à leurs familles de restaurer les noms modifiés par le système des pensionnats autochtones.

Le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, a déclaré que l’annonce s’applique à toutes les personnes des Premières Nations, inuit et métisses, et touche potentiellement des centaines de milliers de personnes qui souhaitent récupérer leur identité sur des documents officiels.

Tous les frais seront annulés pour le processus de changement de nom, qui concerne les passeports, les certificats de citoyenneté et les cartes de résident permanent, a assuré le ministre de la Citoyenneté, Marco Mendicino.

Les noms traditionnels donnés aux enfants autochtones ont une signification culturelle profonde. Pourtant, pour de nombreux peuples des Premières Nations, Inuits et Métis, le colonialisme les a privés de ces noms sacrés, a déclaré M. Mendicino lors d’une conférence de presse, lundi.

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Un changement insuffisant?
Le ministre Miller a reconnu que pour certains, la porte nouvellement ouverte au changement de nom pourrait ne pas être suffisante.

L’approche envers le passeport canadien est différente pour de nombreuses communautés. Certains le rejettent, comme ils rejettent l’identité canadienne, donc cela ne résout pas le problème, a-t-il déclaré.

Mais ce qu’il offre, c’est que les personnes qui choisissent le passeport canadien peuvent maintenant y voir leur nom autochtone, ce qui n’est pas seulement une question symbolique, mais une question d’identité profonde.

La plupart des 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation n’ont toujours pas été satisfaits, bien que les ministres aient souligné deux projets de loi qui intégreraient les droits autochtones dans le serment de citoyenneté et aligneraient les lois du Canada sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Source : Ici Radio Canada

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AFRIQUE

L’ Afrique du Sud et le Brésil renforcent leur coopération en matière de défense et d’aviation

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Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a appelé ce 9 mars son homologue de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, à intensifier la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense. Cette initiative intervient dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et par ce que le dirigeant brésilien a évoqué comme un risque potentiel d’« invasion » étrangère.

Selon les autorités des deux pays, ce partenariat devrait permettre de stimuler la collaboration dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche militaire, la production d’équipements de défense et le développement de technologies aéronautiques. L’objectif est également de favoriser le transfert de compétences et le partage d’expertise entre les industries de défense brésiliennes et sud-africaines. Le Brésil dispose déjà d’une industrie aéronautique reconnue à l’échelle internationale, notamment grâce au constructeur Embraer, spécialisé dans la fabrication d’avions civils et militaires. De son côté, l’Afrique du Sud possède une solide expérience dans la production d’équipements militaires et dans les technologies de défense développées par plusieurs entreprises locales.

Cette coopération pourrait également s’inscrire dans le cadre plus large des partenariats stratégiques entre pays du Sud et des initiatives portées par le groupe des BRICS, dont les deux nations sont membres. Au-delà de la dimension industrielle, ce rapprochement vise à renforcer les relations diplomatiques et économiques entre Brasília et Pretoria, tout en consolidant leur autonomie stratégique dans des secteurs jugés sensibles comme la sécurité et l’aéronautique.

Cette nouvelle dynamique pourrait ouvrir la voie à des programmes conjoints de formation, à des projets de développement d’avions ou de systèmes de défense, ainsi qu’à une coopération accrue dans les opérations de sécurité et de maintien de la paix sur le continent africain et en Amérique du Sud.

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AMÉRIQUE

MEXIQUE – “El Mencho” tué, le pays sous tension après la riposte des cartels

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La mort de l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du continent américain marque un tournant sécuritaire au Mexique. Nemesio Oseguera, plus connu sous le surnom d’« El Mencho », a été tué dimanche lors d’une opération de l’armée mexicaine. Âgé de 59 ans, il dirigeait le Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes du pays.

L’intervention, coordonnée avec les États-Unis, visait un chef de cartel sous le coup de mandats d’arrêt des autorités mexicaines et américaines. Depuis l’arrestation des figures historiques du Cartel de Sinaloa, Oseguera était perçu comme l’un des derniers « parrains » dominants du narcotrafic mexicain.

La riposte n’a pas tardé. Dans l’État de Jalisco, des groupes armés ont dressé des barrages routiers et incendié véhicules et camions. Des incidents violents ont également été signalés dans une vingtaine d’États, traduisant la capacité de nuisance du réseau.

Face à l’escalade, la présidente Claudia Sheinbaum a annoncé la suspension des cours dans huit États et appelé la population à limiter ses déplacements. Les autorités redoutent une fragmentation du cartel ou des affrontements internes pour le contrôle des routes du trafic.

Le CJNG était classé organisation terroriste par les États-Unis et figurait parmi les principaux vecteurs d’exportation de cocaïne, d’héroïne et de fentanyl vers le marché nord-américain. La disparition de son chef ouvre une phase d’incertitude : affaiblissement durable du groupe ou recomposition violente du paysage criminel mexicain.

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AMÉRIQUE

CANADA – Le Premier ministre Mark Carney dément tout revirement après son échange avec Donald Trump

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Les échanges entre Ottawa et Washington continuent de susciter des interprétations divergentes. Alors que l’administration américaine laissait entendre un changement de ton du Canada à la suite de déclarations faites en Suisse, le Premier ministre canadien a tenu à clarifier sa position après un récent entretien téléphonique avec le président des États-Unis.

Mark Carney a ainsi démenti mardi toute volonté de revenir sur ses propos tenus au Forum économique mondial de Davos. Cette mise au point fait suite aux déclarations du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, qui affirmait que le chef du gouvernement canadien avait « vigoureusement » nuancé son discours critique lors d’un échange avec Donald Trump.

S’exprimant à Ottawa avant la réunion hebdomadaire du Cabinet fédéral, Mark Carney a rejeté cette lecture. Cité par l’agence Anadolu, il a déclaré :
« Pour être tout à fait clair, et je l’ai dit au président, je maintenais ce que j’ai dit à Davos. »

Lors de son intervention en Suisse, le Premier ministre canadien avait alerté sur les fragilités de l’ordre international et encouragé les puissances moyennes à diversifier leurs partenariats commerciaux afin de réduire les dépendances excessives — une position perçue par certains comme une critique indirecte du protectionnisme américain.

Concernant l’appel, initié par Donald Trump, Mark Carney a indiqué que les discussions avaient porté sur plusieurs dossiers internationaux, notamment l’Ukraine, le Venezuela et la sécurité dans l’Arctique. Il a également présenté les nouvelles orientations commerciales du Canada, mettant en avant la signature de douze accords sur quatre continents en six mois, dont un avec la Chine.

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Selon le Premier ministre, cette stratégie de diversification a suscité l’intérêt du président américain, qui se serait montré « impressionné » par ces initiatives ainsi que par les perspectives d’évolution de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

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