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AFRIQUE DE L’OUEST

CÔTE D’IVOIRE – Décès du premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko

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Le chef du gouvernement ivoirien Hamed Bakayoko est décédé ce mercredi 10 mars 2021 à Fribourg en Allemagne. Il y était hospitalisé dans la matinée du 06 Mars 2021  pour le traitement d’un cancer. Né le 8 mars 1965 à Abidjan, il fut un ancien journaliste et patron de média. Il fut également une figure essentielle du pouvoir et membre du Rassemblement des républicains RHDP,  le parti du président Alassane Ouattara dont il aura été un des acteurs les plus fidèles. Il accède au poste de premier ministre de la Côte d’Ivoire en 2020.  

Le premier ministre Hamed Bakayoko a tiré sa révérence ce 10 mars 2021 à l’âge de 56 ans. Suite à des complications, il a été évacué le 18 février 2021 à l’hôpital américain de France avant d’être transféré à Fribourg en Allemagne où il a finalement succombé à un cancer très avancé.

Hambak comme l’appelait les ivoiriens, fut leader syndical étudiant PDCI avant son entrée dans le cercle politique. C’est en mars 2013, qu’il accède pour la première fois à un poste ministériel en tant que Ministre de la communication et de l’information sous le régime de l’ancien président Laurent Gbagbo. Quand il arrive au pouvoir aux côtés du président d’Alassane ouattara Hamed Bakayoko a successivement été Ministre de l’intérieur puis Ministre d’État ministre de la Défense avant d’occuper depuis juillet 2020 le poste de Premier ministre, Chef du gouvernement et Ministre de la Défense après le décès d’Amadou Gon Coulibaly. C’était également un homme de média, fondateur du quotidien “Le Patriote”. Il dirigea la première radio privée commerciale du pays, la radio Nostalgie. En 2018 , il est le premier magistrat de la commune d’Abobo 

Autre palmarès, Hamed Bakayoko a été déclaré vainqueur aux récentes élections législatives le dimanche 7 mars 2021 mais ne pourra célébrer cette victoire. Il fut le facilitateur dans le dialogue politique. Il avait réussi à réunir autour d’une même table le pouvoir en place, l’opposition ivoirienne et les acteurs de la société civile. Un acte politique qui a permis l’organisation apaisée des élections législatives qui se sont déroulées sans troubles ni heurts. 

Le président ivoirien Alassane Ouattara lui a rendu un vibrant hommage en ces mots :« Le premier ministre Hamed Bakayoko a servi la Côte d’Ivoire avec dévouement et abnégation. C’était un grand homme d’État, un modèle pour notre jeunesse ».

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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