AMÉRIQUE
ETATS-UNIS : Le procès en destitution de Donald Trump débutera le 08 février 2021
Le procès en destitution de Donald Trump est prévu pour le 08 février 2021. Le Sénat a reçu, lundi 25 janvier l’acte d’accusation et c’est ce mardi 26 janvier 2021, dans la matinée, que les sénateurs américains prêteront serment pour être jurés. L’ancien président Donald Trump devient ainsi le premier chef d’État de l’histoire des États-Unis à être mis en accusation deux fois par la Chambre des représentants.
Les démocrates sont déterminés à aller jusqu’au bout dans le procès du Président sortant. Donald Trump est poursuivi pour appel à l’insurrection. “Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles”, avait-il lancé à ses partisans avant que ces derniers ne prennent d’assaut le Capitole. D’ailleurs, ce discours est cité dans l’acte d’accusation de même que le coup de téléphone qu’il a passé au secrétaire d’État de Géorgie pour lui demander de trouver des votes en sa faveur. Ce alors même que le résultat était déjà certifié dans cet État où Joe Biden l’a emporté lors de la Présidentielle de novembre 2020.
Le procès en lui-même ne débutera en vérité que le 9 février. Ce délai permettra de donner aux deux camps le temps de se préparer. C’est le Congrès qui détermine les conditions dans lesquelles doit se dérouler le procès. Toutefois, Joe Biden s’est réjoui, vendredi 11 janvier, du consensus trouvé par les deux parties. “Plus nous avons de temps pour nous préparer, mieux c’est”, a-t-il déclaré aux journalistes.
Si jamais Donald Trump est déclaré coupable, il ne serait pas destitué puisqu’il a déjà quitté la Maison Blanche, mais il deviendrait inéligible pour les échéances futures. Or, l’ex-Président avait l’ambition de présenter une fois sa candidature à la Présidentielle de 2024. L’ex-Président américain a choisi l’avocat Butch Bowers pour assurer sa défense. Spécialisé en processus électoral et en éthique, M. Bowers est très connu des cercles républicains.
Le procès se déroulera sous haute surveillance. En effet, plusieurs élus ont reçu des menaces de mort. De son côté, le FBI alerte contre de possibles manifestations de partisans de Donald Trump dans les prochaines semaines. Aussi, la garde nationale va-t-il rester en faction à Washington jusqu’à la mi-mars.
AFRIQUE
L’ Afrique du Sud et le Brésil renforcent leur coopération en matière de défense et d’aviation
Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a appelé ce 9 mars son homologue de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, à intensifier la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense. Cette initiative intervient dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et par ce que le dirigeant brésilien a évoqué comme un risque potentiel d’« invasion » étrangère.
Selon les autorités des deux pays, ce partenariat devrait permettre de stimuler la collaboration dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche militaire, la production d’équipements de défense et le développement de technologies aéronautiques. L’objectif est également de favoriser le transfert de compétences et le partage d’expertise entre les industries de défense brésiliennes et sud-africaines. Le Brésil dispose déjà d’une industrie aéronautique reconnue à l’échelle internationale, notamment grâce au constructeur Embraer, spécialisé dans la fabrication d’avions civils et militaires. De son côté, l’Afrique du Sud possède une solide expérience dans la production d’équipements militaires et dans les technologies de défense développées par plusieurs entreprises locales.
Cette coopération pourrait également s’inscrire dans le cadre plus large des partenariats stratégiques entre pays du Sud et des initiatives portées par le groupe des BRICS, dont les deux nations sont membres. Au-delà de la dimension industrielle, ce rapprochement vise à renforcer les relations diplomatiques et économiques entre Brasília et Pretoria, tout en consolidant leur autonomie stratégique dans des secteurs jugés sensibles comme la sécurité et l’aéronautique.
Cette nouvelle dynamique pourrait ouvrir la voie à des programmes conjoints de formation, à des projets de développement d’avions ou de systèmes de défense, ainsi qu’à une coopération accrue dans les opérations de sécurité et de maintien de la paix sur le continent africain et en Amérique du Sud.
AMÉRIQUE
MEXIQUE – “El Mencho” tué, le pays sous tension après la riposte des cartels
La mort de l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du continent américain marque un tournant sécuritaire au Mexique. Nemesio Oseguera, plus connu sous le surnom d’« El Mencho », a été tué dimanche lors d’une opération de l’armée mexicaine. Âgé de 59 ans, il dirigeait le Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes du pays.
L’intervention, coordonnée avec les États-Unis, visait un chef de cartel sous le coup de mandats d’arrêt des autorités mexicaines et américaines. Depuis l’arrestation des figures historiques du Cartel de Sinaloa, Oseguera était perçu comme l’un des derniers « parrains » dominants du narcotrafic mexicain.
La riposte n’a pas tardé. Dans l’État de Jalisco, des groupes armés ont dressé des barrages routiers et incendié véhicules et camions. Des incidents violents ont également été signalés dans une vingtaine d’États, traduisant la capacité de nuisance du réseau.
Face à l’escalade, la présidente Claudia Sheinbaum a annoncé la suspension des cours dans huit États et appelé la population à limiter ses déplacements. Les autorités redoutent une fragmentation du cartel ou des affrontements internes pour le contrôle des routes du trafic.
Le CJNG était classé organisation terroriste par les États-Unis et figurait parmi les principaux vecteurs d’exportation de cocaïne, d’héroïne et de fentanyl vers le marché nord-américain. La disparition de son chef ouvre une phase d’incertitude : affaiblissement durable du groupe ou recomposition violente du paysage criminel mexicain.
AMÉRIQUE
CANADA – Le Premier ministre Mark Carney dément tout revirement après son échange avec Donald Trump
Les échanges entre Ottawa et Washington continuent de susciter des interprétations divergentes. Alors que l’administration américaine laissait entendre un changement de ton du Canada à la suite de déclarations faites en Suisse, le Premier ministre canadien a tenu à clarifier sa position après un récent entretien téléphonique avec le président des États-Unis.
Mark Carney a ainsi démenti mardi toute volonté de revenir sur ses propos tenus au Forum économique mondial de Davos. Cette mise au point fait suite aux déclarations du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, qui affirmait que le chef du gouvernement canadien avait « vigoureusement » nuancé son discours critique lors d’un échange avec Donald Trump.
S’exprimant à Ottawa avant la réunion hebdomadaire du Cabinet fédéral, Mark Carney a rejeté cette lecture. Cité par l’agence Anadolu, il a déclaré :
« Pour être tout à fait clair, et je l’ai dit au président, je maintenais ce que j’ai dit à Davos. »
Lors de son intervention en Suisse, le Premier ministre canadien avait alerté sur les fragilités de l’ordre international et encouragé les puissances moyennes à diversifier leurs partenariats commerciaux afin de réduire les dépendances excessives — une position perçue par certains comme une critique indirecte du protectionnisme américain.
Concernant l’appel, initié par Donald Trump, Mark Carney a indiqué que les discussions avaient porté sur plusieurs dossiers internationaux, notamment l’Ukraine, le Venezuela et la sécurité dans l’Arctique. Il a également présenté les nouvelles orientations commerciales du Canada, mettant en avant la signature de douze accords sur quatre continents en six mois, dont un avec la Chine.
Selon le Premier ministre, cette stratégie de diversification a suscité l’intérêt du président américain, qui se serait montré « impressionné » par ces initiatives ainsi que par les perspectives d’évolution de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
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