AMÉRIQUE
ETATS-UNIS – Martin Luther King, « I have a dream ».
« Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n’est pas à même de vivre. »
Martin Luther King Jr (1929 – 1968)
Piqûre de rappel…Le 4 avril 1968 est assassiné Martin Luther King Jr,à Memphis (Tennessee), au sud des États-Unis,à 39 ans.
Alors qu’il parle à des amis au balcon de la chambre d’hôtel qu’il occupe, il est touché à la gorge par le tir d’« un jeune blanc qui était à cinquante ou cent mètres de là ».
Il meurt peu de temps après.
L’auteur du tir, James Earl Ray, un ségrégationniste blanc qui a des antécédents judiciaires, est finalement capturé deux mois plus tard à l’aéroport de Londres Heathrow alors qu’il essayait de quitter le Royaume-Uni.
Il naît le 15 Janvier 1929 à Atlanta, en Géorgie.
Sa mère, Alberta Williams, institutrice avant son mariage, était la fille d’Adam Daniel Williams, pasteur pendant dix-sept ans de l’Eglise baptiste Ebenezer et pionnier de la résistance aux discriminations raciales : membre de la « National Association for the Advancement of Colored People », il avait lutté pour obtenir un collège secondaire pour les Noirs et fait boycotter un journal raciste.
Son père, Martin Luther King Senior, était également pasteur, et il succéda d’ailleurs dès 1931 à Adam Williams dans la responsabilité de la paroisse.
Il est ordonné dans le temple de son père à Atlanta en 1947, et nommé assistant de la paroisse.
En 1951, il obtient une licence de théologie , poursuit des recherches à l’Université de Boston, et suit des cours de philosophie à l’Université de Harvard.
A partir de 1953, il se consacre à la rédaction d’une thèse : « Comparaison de la conception de Dieu chez Paul Tillich et Henry Nelson Wieman ».
Il obtint le doctorat de troisième cycle de théologie systématique en juin 1955.
Le 28 août 1963, à Washington, devant 250 000 personnes, après la marche contre les discriminations raciales,Martin Luther King Jr. prononce son discours « I have a dream ». Son rêve d’une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres.
Le 14 octobre 1964, Martin Luther King devient à 35 ans le plus jeune lauréat du Prix Nobel de la Paix.
Il est récompensé pour son combat non violent pour les droits civiques des Noirs.
Il recevra son prix la 10 décembre à Oslo.
Le 3 Avril 1968 à Memphis Martin Luther King prononce sans le savoir son dernier discours, il sera assassiné le lendemain :
« Nous avons devant nous des journées difficiles.
Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne.
Je ne m’inquiète plus.
Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps.
La longévité a son prix.
Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite.
Et il m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne.
J’ai regardé autour de moi.
Et j’ai vu la Terre promise.
Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous.
Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise.
Ainsi je suis heureux, ce soir.Je ne m’inquiète de rien.
Je ne crains aucun homme.
Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur.».
Un testament.
Source : christianereveno.com / Par Christiane Reveno
AMÉRIQUE
VÉNÉZUELA – Maria Corina Machado veut partager son Nobel de la paix avec Donald Trump
Figure centrale de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado a annoncé, lundi, son intention de partager son prix Nobel de la paix 2025 avec le président des États-Unis, Donald Trump. Cette déclaration intervient deux jours après l’opération militaire américaine menée au Venezuela, laquelle a abouti à la capture de Nicolás Maduro et à la chute de son régime.
S’exprimant sur la chaîne Fox News, dans une intervention relayée par l’agence Anadolu, Maria Corina Machado a déclaré vouloir dédier cette distinction au chef de l’État américain. Selon elle, l’action de Washington, intervenue le 3 janvier, a permis de concrétiser ce qui était jusqu’alors perçu comme impossible. Elle estime que cette opération a ouvert la voie à un changement politique majeur au Venezuela et affirme que le peuple vénézuélien souhaite, à travers ce geste symbolique, associer Donald Trump à cette reconnaissance internationale.
Cette intervention militaire américaine a toutefois provoqué de nombreuses réactions sur la scène internationale. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une atteinte aux principes fondamentaux du droit international. L’Organisation des Nations unies a notamment rappelé que ce type d’intervention unilatérale « sape un principe fondamental du droit international », soulignant les risques juridiques et politiques liés à l’usage de la force sans mandat multilatéral.
Concernant sa situation personnelle, Maria Corina Machado a indiqué envisager un retour au Venezuela « dans les plus brefs délais », sans préciser son lieu de résidence actuel. Sur le plan politique, elle a vivement critiqué Delcy Rodríguez, investie lundi présidente par intérim par l’Assemblée nationale. L’opposante l’accuse d’avoir été impliquée dans des actes de torture sous l’ancien régime, mettant en doute sa légitimité morale et politique. De son côté, Delcy Rodríguez a affiché sa volonté de coopérer avec l’administration américaine afin d’assurer une transition institutionnelle.
Sur le plan programmatique, Maria Corina Machado a réaffirmé son ambition de faire du Venezuela un « centre énergétique des Amériques », en s’appuyant sur le rétablissement de l’État de droit, l’ouverture économique et l’attraction des investissements internationaux. Toutefois, le président Donald Trump a tempéré ces perspectives. Samedi, il a indiqué qu’il ne soutenait pas sa candidature à la présidence, estimant qu’elle ne bénéficiait pas d’un soutien populaire suffisant à ce stade.
AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS – Administration Trump : l’Afrique fortement touchée par le remaniement diplomatique
L’administration Trump a engagé un vaste mouvement de rappel de diplomates américains en poste à l’étranger, touchant près de trente hauts responsables, dont plusieurs ambassadeurs de carrière. Cette décision s’inscrit dans une volonté assumée de réorganiser l’appareil diplomatique afin de l’aligner plus étroitement sur la doctrine présidentielle « America First ».
Selon deux responsables du département d’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat, les chefs de mission concernés dans au moins 29 pays ont été informés que leurs fonctions prendraient fin dès le mois de janvier. Tous avaient été nommés sous l’administration Biden et avaient, dans un premier temps, échappé aux limogeages intervenus au début du second mandat de Donald Trump, lesquels visaient prioritairement des nominations à caractère politique. La nouvelle vague de rappels marque donc un durcissement de la ligne suivie par la Maison-Blanche.
Ces diplomates ne sont toutefois pas licenciés. En tant que membres du service diplomatique de carrière, ils peuvent être réaffectés à Washington ou à d’autres missions, s’ils le souhaitent. Le département d’État rappelle que les ambassadeurs servent à la discrétion du président et qu’il est courant qu’un changement d’administration entraîne des ajustements, même si les mandats durent habituellement entre trois et quatre ans.
L’Afrique est le continent le plus affecté par cette restructuration, avec le rappel des ambassadeurs en poste dans treize pays, dont le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et l’Ouganda. L’Asie suit, avec six pays concernés, tandis que l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et centrale ainsi que l’hémisphère occidental sont touchés dans une moindre mesure.
Pour Washington, ces décisions relèvent d’une procédure normale et traduisent le droit du président de s’entourer de représentants pleinement engagés dans la mise en œuvre de sa politique étrangère. Toutefois, ces rappels ont suscité des inquiétudes au Congrès et au sein du syndicat des diplomates américains, qui redoutent une politisation accrue de la diplomatie des États-Unis.
AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS – Immigration : Le président Donald Trump ferme la porte à sept nouveaux pays et aux Palestiniens
La forteresse Amérique remonte ses ponts-levis. Dans une proclamation signée ce mardi, le président Donald Trump a drastiquement élargi la liste des nationalités interdites d’entrée aux États-Unis, invoquant la nécessité impérieuse de « restreindre l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité » nationale.
Cette nouvelle salve de restrictions cible spécifiquement le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie. Le Laos et la Sierra Leone, jusqu’ici soumis à des blocages partiels, basculent désormais vers une interdiction totale. Fait politique majeur, les Palestiniens détenteurs de documents de voyage de l’Autorité palestinienne sont également concernés. Washington justifie cette décision radicale par des procédures de vérification jugées « tellement insuffisantes » dans ces territoires qu’elles imposeraient une suspension immédiate des admissions. Le cas syrien apparaît particulièrement sensible, la mesure intervenant quelques jours seulement après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le pays.
Depuis son retour au Bureau Ovale en janvier dernier, Donald Trump a fait du durcissement migratoire la clé de voûte de son action. Au-delà de la sécurité physique, la Maison-Blanche assume désormais une dimension culturelle et idéologique, ciblant explicitement les étrangers susceptibles de « nuire à la culture » ou aux « principes fondateurs » des États-Unis. Cette rhétorique s’inscrit dans la continuité des décrets de juin dernier, qui avaient déjà fermé la porte aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient.
Toutefois, le décret maintient certains garde-fous : les résidents permanents légaux, les diplomates et les sportifs restent exemptés. À contre-courant de ce durcissement généralisé, seul le Turkménistan bénéficie d’un assouplissement inattendu. Saluant des « progrès significatifs », l’administration autorise à nouveau la délivrance de visas non-immigrants pour ce pays d’Asie centrale, une exception rare dans une politique migratoire de plus en plus hermétique.
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