AFRIQUE
GUINÉE – Après la validation du scrutin, Le président Mamadi Doumbouya appelle à l’unité nationale
Quelques heures après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour suprême, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’est adressé solennellement à la Nation. Crédité de 86,72 % des suffrages exprimés, le chef de l’État a livré sa première allocution officielle depuis la validation du scrutin, marquant ainsi l’ouverture formelle de son mandat de sept ans à la tête de la Guinée. Le discours a été retransmis en direct sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG).
Dans une intervention axée sur l’unité nationale et le sens des responsabilités, Mamadi Doumbouya a salué le déroulement global du processus électoral ainsi que le comportement des citoyens durant l’ensemble de la période ayant conduit au vote. Selon lui, le peuple guinéen a démontré sa maturité politique et sa capacité à exprimer ses choix dans le calme, le respect des lois et des institutions de la République.
Le président a tenu à remercier les électeurs pour la confiance qui lui a été accordée à travers les urnes, tout en reconnaissant le rôle des observateurs nationaux et internationaux dont les évaluations ont accompagné le processus électoral. Il a présenté cette élection comme une étape importante dans la consolidation institutionnelle du pays.
Adoptant un ton rassembleur, Mamadi Doumbouya a adressé un message à l’ensemble des acteurs politiques. Il a salué la participation de tous les candidats ayant pris part à la compétition électorale, ainsi que celle des citoyens ayant porté leur choix sur d’autres projets politiques. Pour le chef de l’État, cette pluralité d’expressions a contribué à enrichir le débat démocratique et à renforcer la vitalité de la République.
Le président a également exprimé sa reconnaissance envers ses équipes de campagne, les institutions chargées de l’organisation du scrutin, ainsi que les forces de défense et de sécurité, qu’il a félicitées pour leur rôle dans la préservation de l’ordre public et la sécurisation du processus électoral.
Insistant sur la nécessité de dépasser les clivages issus de la compétition politique, Mamadi Doumbouya a appelé l’ensemble des Guinéens à tourner la page des rivalités électorales. Il a invité les forces vives de la Nation à se concentrer sur les priorités stratégiques du pays, notamment le développement économique, la cohésion sociale et la préservation de la souveraineté nationale.
En conclusion, le chef de l’État a esquissé les grandes orientations de son action pour les années à venir. Il a réaffirmé son engagement en faveur d’une gouvernance fondée sur la rigueur, la responsabilité et l’inclusion, assurant que sa main resterait tendue à l’opposition politique comme à la société civile. Il a enfin annoncé que l’année 2026 serait placée sous le signe du travail, de l’unité et de l’espoir, appelant les Guinéens, de l’intérieur comme de la diaspora, à s’impliquer activement dans la construction d’une Guinée pacifique, juste et résolument tournée vers une prospérité partagée.
AFRIQUE
DJIBOUTI – Vers un sixième mandat pour le président Ismail Omar Guelleh
Le dépouillement est en cours à Djibouti après l’élection présidentielle, un scrutin dont l’issue devrait, sauf surprise, reconduire Ismail Omar Guelleh pour un sixième mandat.
Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État, âgé de 78 ans, faisait face à un seul adversaire, Mohamed Farah Samatar, resté discret tout au long de la campagne. Dans la capitale, le vote s’est déroulé sous haute sécurité, avec une participation jugée variable selon les bureaux.
Un scrutin sans véritable suspense
Figure dominante de la vie politique djiboutienne, Ismail Omar Guelleh a consolidé son maintien au pouvoir à la faveur d’une révision constitutionnelle ayant supprimé la limite d’âge pour briguer la magistrature suprême. Favori, il a appelé les électeurs à se mobiliser autour des valeurs de « fraternité » et de « solidarité », tout en affichant sa confiance dans le résultat.
Dans les urnes, certains électeurs ont souligné l’importance de participer au vote, malgré une opposition peu visible et un rapport de force largement déséquilibré.
Un carrefour géostratégique sous pression
Situé à un point clé des routes maritimes mondiales, Djibouti occupe une position stratégique majeure. Le pays accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment de la France, des États-Unis et de la Chine, ce qui constitue une source importante de revenus. Malgré cet avantage, les défis économiques et sociaux persistent. Le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes, ainsi qu’un niveau d’endettement important, pèsent sur les perspectives de développement.
AFRIQUE
BENIN – Dernier meeting à Cotonou avant un scrutin décisif
La campagne présidentielle au Bénin s’est achevée à Cotonou avec le dernier meeting du candidat du pouvoir, Romuald Wadagni, largement considéré comme favori à la veille du scrutin.
Devant plusieurs milliers de partisans, le ministre des Finances a clôturé une tournée nationale axée sur la continuité des réformes engagées sous la présidence de Patrice Talon. Désigné comme son successeur politique, il a promis d’intensifier la dynamique économique, appelant les électeurs à lui accorder leur confiance pour « aller encore plus loin » dans le développement du pays.
Au cœur de son discours : les performances macroéconomiques du Bénin, régulièrement cité parmi les économies les plus dynamiques de la région ces dernières années. Un argument central pour défendre le bilan du pouvoir et justifier la poursuite de sa politique.
Face à lui, Paul Hounkpè apparaît comme l’unique challenger, dans une campagne marquée par une faible intensité. L’absence du principal parti d’opposition, écarté du processus électoral faute de parrainages suffisants, a contribué à déséquilibrer le rapport de force.
AFRIQUE
Avec Pascal Boniface, Le Pr El Malick Ndiaye défend une Afrique plus souveraine
Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Monsieur El Malick Ndiaye, a reçu en audience ce vendredi 10 avril l’intellectuel et géopolitologue français Pascal Boniface, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de réflexion accrue sur les grands équilibres internationaux. Pascal Boniface est notamment l’auteur de l’ouvrage Les maîtres du monde, dans lequel il dresse le portrait des personnalités les plus influentes à l’échelle mondiale, parmi lesquelles figure le Premier ministre sénégalais, Monsieur Ousmane SONKO.
Au cours de l’audience, le Président El Malick Ndiaye a salué le travail de Monsieur Boniface, soulignant son rôle dans la vulgarisation des enjeux internationaux et la lutte contre la désinformation. Selon lui, une meilleure compréhension du monde constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits. Le Président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’importance de l’opinion publique internationale, qu’il considère comme une véritable force de veille et de contre-pouvoir. Dans cette dynamique, il a plaidé en faveur d’un multilatéralisme renforcé, capable de répondre efficacement aux crises contemporaines.
Évoquant la place du continent africain sur la scène internationale, Monsieur El Malick Ndiaye a souligné, avec force, que la souveraineté de l’Afrique ne saurait être différée ni partielle. Elle doit s’exercer pleinement, tant sur le plan politique qu’économique, informationnel et sécuritaire. Il a insisté sur la nécessité pour les États africains de reprendre la maîtrise de leurs choix stratégiques, de leurs ressources naturelles et de leurs trajectoires de développement, dans un contexte mondial marqué par des rapports de force souvent asymétriques. À cet égard, il a plaidé pour une redéfinition des partenariats internationaux, fondée sur le respect mutuel, l’équité et la réciprocité des intérêts.
Le Président de l’Assemblée nationale a également mis en exergue l’enjeu crucial de la souveraineté narrative, appelant à une plus grande capacité des pays africains à produire, maîtriser et diffuser leurs propres récits, face aux logiques de désinformation et aux influences extérieures. Selon lui, cette reconquête passe par le renforcement des capacités intellectuelles, médiatiques et technologiques du continent. Enfin, il a rappelé que la souveraineté africaine ne saurait être envisagée de manière isolée, mais qu’elle doit s’inscrire dans une dynamique d’intégration régionale renforcée, condition indispensable à l’émergence d’une Afrique forte, unie et influente sur la scène internationale.
Enfin, face à l’ampleur des défis globaux, il a mis en avant le rôle de la diplomatie parlementaire comme espace privilégié de dialogue et de concertation entre les nations.
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