POLITIQUE
SÉNÉGAL : Aliou Sall : Affaire Petro-Tim : Dossier classé !
Pétro-Tim ! Une affaire d’État impliquant directement Aliou Sall, le petit frère du président senegalais Macky Sall. Une affaire sensible du point de vue politique, économique et social, qui fait beaucoup de bruit et a fait couler d’encre beaucoup, a finalement été classée sans suite. Le juge d’instruction qui menait les enquêtes de soupçons de corruption dans l’industrie pétrolière et gazière a refermé le dossier. Les conclusions de l’ordonnance datée du 29 décembre ont été publiées sur le site d’informations le quotidien sénégalais “Libération”.
Le juge chargé de l’affaire l’a classée sans suite. Il a prononcé un non-lieu le mardi 29 décembre 2020. Les conclusions du non-lieu sur le site de “Libération”, renseignent que les enquêtes qui ont été menées depuis juin 2019 pour des faits présumés de corruption, escroquerie, détournement, blanchiment, association de malfaiteurs ou encore fraude fiscale impliquant Aliou Sall, le frère du président de la République Macky Sall, ne permettaient pas d’inculper qui que ce soit. Suite à l’audition des différents protagonistes, le juge affirme qu’il n’est pas établi qu’il y a eu corruption. Il n’y a pas eu d’argent versé pour corrompre qui que ce soit et que selon lui.
C’est en juin 2019 que la chaîne britannique BBC à travers un reportage d’investigation, avait dénoncé les transactions d’un montant de 250 000 dollars entre Petro-Tim, l’entreprise spécialisée dans les hydrocarbures et la société Agritrans, une société contrôlée par Aliou Sall, le frère du président sénégalais. Le média britannique accusait la société Petro-Tim d’avoir détourné dix milliards de dollars. Une enquête avait été immédiatement ouverte par les autorités sénégalaises pour des faits présumés de corruption, escroquerie, détournement, blanchiment et association de malfaiteurs.
Cette décision judiciaire finale sur ce dossier sulfureux, continue de susciter des réactions au sein de la population mais également de la classe politique. L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, dénonce une procédure baclée. Il avait vivement critiqué le déroulement des auditions de la Division des investigations criminelles. De concert avec le député Mamadou Lamine Diallo, il avait déposé une plainte pour faux en écriture publique et complicité de détournement de fonds.
Les conclusions de l’ordonnance à lire ici :
DOCUMENT EXCLUSIF/AFFAIRE PETROTIM
L’ordonnance du doyen des juges pic.twitter.com/qusyB3PcWi— Libération Sénégal online (@SenegalLibe10) December 30, 2020
AFRIQUE
TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées
Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.
Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.
Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.
La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – le fils de Robert Mugabe devant la justice pour tentative de meurtre
Bellarmine Chatunga Mugabe, plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, a comparu lundi devant un tribunal sud-africain pour répondre d’accusations de tentative de meurtre.
La juridiction a décidé de reporter l’audience au 3 mars afin de permettre la poursuite des investigations. D’ici là, l’accusé demeure placé en détention. Un second suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est également poursuivi dans le cadre de la même affaire.
Les deux hommes font en outre l’objet de poursuites pour entrave à la justice, les autorités n’ayant pas encore retrouvé l’arme utilisée lors des faits. Selon les éléments communiqués, les tirs auraient visé le jardinier d’une villa située dans un quartier résidentiel aisé de Johannesburg. La victime, initialement dans un état critique, reste hospitalisée.
L’affaire intervient dans un contexte où le nom Mugabe demeure fortement associé à l’histoire politique du Zimbabwe. Robert Mugabe a dirigé le pays pendant 37 ans avant de quitter le pouvoir en 2017. Il est décédé en 2019.
AFRIQUE
RD CONGO – BURUNDI : le poste stratégique de Kavimvira rouvre après deux mois de fermeture
Après plus de deux mois d’interruption, un point névralgique des échanges transfrontaliers entre la République démocratique du Congo et le Burundi a rouvert lundi matin. Le poste de Kavimvira, situé sur les rives du lac Tanganyika, a repris ses activités à 8 heures, selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.
Ce corridor stratégique relie la capitale économique burundaise, Bujumbura, à la ville d’Uvira, dans l’est congolais. Il joue un rôle central dans l’approvisionnement et les flux commerciaux régionaux.
Le poste-frontière avait été fermé en décembre, dans le contexte d’une nouvelle offensive du M23 dans l’est de la RDC. Selon plusieurs analystes, cette poussée visait notamment à affaiblir les lignes de soutien aux forces congolaises, en particulier autour d’Uvira. La séquence avait entraîné des déplacements massifs de populations vers le Burundi.
Malgré la fermeture terrestre, les échanges économiques n’avaient pas totalement cessé, certains flux se maintenant par voie lacustre. En janvier, le M23 s’est retiré d’Uvira, invoquant une demande des États-Unis, engagés dans une tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont ensuite affirmé avoir rétabli leur contrôle sur la ville.
Si la réouverture de Kavimvira marque un signal d’accalmie, d’autres postes-frontières situés dans des zones où le M23 demeure actif restent fermés. La situation sécuritaire demeure donc fragile, malgré la reprise progressive des mouvements de retour signalés par des responsables burundais.
-
AFRIQUE2 mois .GUINÉE ÉQUATORIALE – Ciudad de la Paz devient officiellement la nouvelle capitale
-
SOCIÉTÉ1 mois .ÉTATS-UNIS – À Lagos, IShowSpeed franchit les 50 millions d’abonnés et confirme son impact mondial
-
AFRIQUE3 mois .BÉNIN – Otages libérés, opérations de ratissage en cours après la tentative de coup d’État
-
CULTURE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – Josey dévoile « Raisonance », un album intime et puissant
-
PEOPLE2 semaines .CÔTE D’IVOIRE – Mariage de Sindika et Liliane Maroune : quand l’amour réunit talent, élégance et émotion
-
AFRIQUE3 mois .GUINÉE – La famille d’Elie Kamano ciblée : l’ONU alerte sur des enlèvements inquiétants
-
CULTURE1 mois .GUINÉE – AFRIMA 2026 : Bangoura Manamba Kanté sacrée reine de la pop africaine
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Hervé Samb : l’ambassadeur du Jazz Sabar sur la scène internationale


