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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – L’emploi des jeunes, la priorité du président Macky Sall

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Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 10 mars 2021, le chef de l’Etat Macky Sall a annoncé un premier Conseil national pour l’Insertion et l’emploi des jeunes au plus tard le 10 avril 2021. Il compte procéder à une réorientation du budget afin d’aider les nombreux jeunes sénégalais à acquérir un financement à leurs projets ou à trouver de l’emploi. Le président Macky Sall va ainsi lancer « le Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio-économique des jeunes, à raison de 150 milliards pour l’année 2021, 100 milliards pour 2022 et 100 milliards pour 2023 », selon le communiqué du conseil des ministres.

Macky Sall prend désormais très au sérieux la question de l’emploi des jeunes. Le président va ainsi lancer « le Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio-économique des jeunes « Le chef de l’Etat demande aux Ministres en charge de l’Emploi et de la Jeunesse, en relation avec le Ministre des Finances et du Budget et les autres ministres concernés, de préparer minutieusement la tenue, au plus tard le 10 avril 2021, du premier Conseil national pour l’Insertion et l’emploi des jeunes’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

Le président rappelle aux ministres « l’urgence de la réorientation des priorités autour de la Jeunesse. » Il prévoit dans ce sens, en plus des emplois salariés et des recrutements importants prévus dans plusieurs secteurs, de dégager une enveloppe de 350 milliards sur la période 2021-2023 dans le but d’assurer le financement des jeunes et des femmes.

Connaissant les efforts importants à faire pour lutter contre le chômage dans ce contexte de crise sanitaire, Macky Sall exhorte le secteur privé à « développer une Initiative complémentaire de soutien à l’emploi et à l’insertion des jeunes à l’image de la Convention Etat- Employeurs. » 
Ce n’est pas tout. Le président demande également au gouvernement ‘’d’accentuer la mobilisation générale pour accélérer la réalisation des 45 Centres départementaux de formation professionnelle, et des 45 Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenneté’’.

Ces mesures interviennent après une série de manifestations dans le pays du jeudi 4 au lundi 8 mars 2021 suite à l’arrestation du principal opposant, Ousmane Sonko. Des manifestations qui ont causé la mort de 11 jeunes sénégalais.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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