INTERNATIONAL
CUBA : Ce héros si Fidel.
Havane, 26 novembre 2016.
Ce héros si Fidel…
Il est 8h ce matin à Varadero à 150km de la Havane. A mon réveil le ciel est gris, recouvert d’un voile triste. Il règne une atmosphère de tristesse dans les couloirs et un silence assourdissant dans l’hôtel. Les femmes de chambre qui m’ont surnommé El Guerillero à cause de mon attachement à la lutte du peuple Cubain discutent à voix basse. Je prends l’ascenseur et me dirige vers la salle à manger pour prendre mon petit-déjeuner. Roberto, le concierge dont je me suis lié d’amitié et qui connaît mon attachement et mon admiration pour le leader Maximo s’avance vers moi à pas lents et me lance les yeux embués de larmes : Castro est parti. Au moins nous savons qu’il ne souffre plus.

Crédit photo Maky Sylla Diop
Le dirigeant cubain victime d’un infarctus en 2006 et dont la santé était plus que précaire ces dernières années, vient d’éteindre son dernier cigare.
La tristesse des Cubains se lit sur leur visage. J’aperçois un homme d’un âge avancé en pleurs assis sur une chaise devant la télévision qui passe en boucle les images d’archives de la prise de la Havane en 1959 par les combattans guerilleros avec comme chef de fil Che Guevara et Camillo Fuentes.
Malgré la douleur de la disparition du leader Maximo, les Cubains restent dignes et continuent à travailler avec une displicine dont eux seuls ont le secret.

Crédit photo Maky Sylla Diop
Fidel Castro s’en va laissant son peuple orphelin. L’homme qui a été de tous les combats vient de perdre le seul dont l’issue était connue a l’avance.
Lui, le guérillero, le commandante, le compañero qui aura survécu à plus de 638 tentatives d’assassinat, orchestrées par la CIA vient de tirer sa révérence.
Toute sa vie Fidel aura été présent dans la lutte pour la dignité de tous les peuples opprimés de la terre. Il fut l’un des premiers à condamner l’apartheid et à apporter une aide financière et militaire à l’ANC de Mandela en Afrique du Sud.
Il a combattu avec Augustinho Neto d’Angola, Amilcar Cabral, le combattant de la Guinée Bissau et du Cap Vert et beaucoup d’autres contre la domination de l’ogre américain et de ses marionnettes.
C’est une page de l’histoire du monde contemporain qui se tourne au moment où les idées ultra capitalistes des ennemis des peuples exploités font leur retour au devant de la scène dans pas mal de pays d’Amérique latine et du monde.
On annonce un deuil de 9 neufs jours. Un défilé prendra le chemin avec la dépouille du Commandante de Santiago de Cuba jusqu’à la Havane. Elle empruntera le même chemin qu’en Janvier 1959 et la rentrée victorieuse de Castro a la Havane. Le reste appartient a l’histoire…
Vas retrouver tes compagnons de lutte qui sont : Che Guevara, Camillo Fuentes, Hugo Chavez, Papa Madiba, Yasser Arafat et tous les autres combattants pour un monde plus juste.
Hasta lueogo commandante
Descance en paz Padre Castro
Hasta la victoria siempre.
Daddy Maky aka Koly Tenguela à Cuba à ce jour qui marque l’histoire du monde une fois encore.
Crédit photo Maky Sylla Diop
AMÉRIQUE
CANADA – Le Premier ministre Mark Carney dément tout revirement après son échange avec Donald Trump
Les échanges entre Ottawa et Washington continuent de susciter des interprétations divergentes. Alors que l’administration américaine laissait entendre un changement de ton du Canada à la suite de déclarations faites en Suisse, le Premier ministre canadien a tenu à clarifier sa position après un récent entretien téléphonique avec le président des États-Unis.
Mark Carney a ainsi démenti mardi toute volonté de revenir sur ses propos tenus au Forum économique mondial de Davos. Cette mise au point fait suite aux déclarations du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, qui affirmait que le chef du gouvernement canadien avait « vigoureusement » nuancé son discours critique lors d’un échange avec Donald Trump.
S’exprimant à Ottawa avant la réunion hebdomadaire du Cabinet fédéral, Mark Carney a rejeté cette lecture. Cité par l’agence Anadolu, il a déclaré :
« Pour être tout à fait clair, et je l’ai dit au président, je maintenais ce que j’ai dit à Davos. »
Lors de son intervention en Suisse, le Premier ministre canadien avait alerté sur les fragilités de l’ordre international et encouragé les puissances moyennes à diversifier leurs partenariats commerciaux afin de réduire les dépendances excessives — une position perçue par certains comme une critique indirecte du protectionnisme américain.
Concernant l’appel, initié par Donald Trump, Mark Carney a indiqué que les discussions avaient porté sur plusieurs dossiers internationaux, notamment l’Ukraine, le Venezuela et la sécurité dans l’Arctique. Il a également présenté les nouvelles orientations commerciales du Canada, mettant en avant la signature de douze accords sur quatre continents en six mois, dont un avec la Chine.
Selon le Premier ministre, cette stratégie de diversification a suscité l’intérêt du président américain, qui se serait montré « impressionné » par ces initiatives ainsi que par les perspectives d’évolution de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS – À Davos, Washington lance un “Conseil de la paix” qui bouscule l’ordre mondial
Une nouvelle initiative diplomatique portée par Washington s’apprête à être officiellement lancée ce jeudi à Davos, en marge du Forum économique mondial. Baptisée « Conseil de la paix », cette structure internationale, impulsée par l’administration Trump, pourrait marquer une rupture profonde dans la manière dont les conflits internationaux sont gérés et arbitrés.
Initialement présentée comme un mécanisme destiné à accompagner la reconstruction de Gaza, l’initiative a progressivement changé de nature. Selon des informations relayées par Al Jazeera, le projet vise désormais à instaurer un cadre global de gestion des crises, en parallèle – voire en concurrence – des institutions multilatérales existantes, au premier rang desquelles les Nations Unies.
La charte fondatrice du Conseil, un document de 11 pages, illustre clairement ce repositionnement. Le texte ne fait plus aucune référence explicite à Gaza, mais évoque un mandat élargi consistant à « promouvoir la stabilité » et à « garantir une paix durable » à l’échelle mondiale. Une évolution sémantique qui confirme l’ambition de Washington de dépasser le cadre initialement annoncé.
La gouvernance du Conseil repose sur une architecture centralisée. Donald Trump en assurera la présidence, avec un droit de veto sur les décisions majeures. Il sera entouré d’un conseil exécutif composé de personnalités influentes, parmi lesquelles l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le secrétaire d’État Marco Rubio et Jared Kushner, proche conseiller et gendre du président américain.
L’un des aspects les plus controversés du projet concerne ses modalités d’adhésion. Si les mandats des membres sont théoriquement limités à trois ans, une clause dérogatoire prévoit l’octroi d’un siège permanent à tout État versant plus d’un milliard de dollars dès la première année. Une logique financière assumée, perçue par de nombreux diplomates comme une remise en cause des principes classiques du multilatéralisme.
Plusieurs pays ont déjà manifesté leur intérêt, dont Israël, par la voix de Benjamin Netanyahu, malgré les procédures en cours à la Cour pénale internationale. Des États du monde musulman, tels que le Pakistan, l’Égypte, le Maroc et les Émirats arabes unis, figureraient également parmi les participants.
En Europe, la réaction est nettement plus réservée. La France, la Norvège, le Danemark et la Suède ont décliné l’invitation, dénonçant une tentative de marginalisation de l’ONU. D’autres partenaires occidentaux, comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, n’ont pas encore tranché.
Donald Trump, lui, assume sa défiance envers l’organisation onusienne, estimant qu’elle a échoué à prévenir ou résoudre les conflits majeurs. Pour de nombreux analystes, le risque est réel : voir émerger une diplomatie à plusieurs vitesses, où l’influence dépendrait davantage des capacités financières que du droit international.
EUROPE
FRANCE – Le président Emmanuel Macron ferme face aux États-Unis : le Groenland au cœur d’un bras de fer diplomatique
Face aux déclarations controversées venues de Washington sur l’avenir du Groenland, la France hausse le ton et affirme clairement sa ligne diplomatique. Paris considère toute remise en cause de la souveraineté danoise comme un précédent grave susceptible de déstabiliser les équilibres européens et internationaux, dans un contexte de rivalités croissantes autour de l’Arctique.
Lors du compte rendu du Conseil des ministres du 14 janvier, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a relayé la position ferme de l’exécutif. L’Élysée, a-t-elle indiqué, prend très au sérieux les propos tenus par le président américain Donald Trump sur le territoire autonome du Groenland. Selon Paris, une atteinte à l’intégrité territoriale d’un État membre de l’Union européenne entraînerait des répercussions diplomatiques majeures, qualifiées de « conséquences en cascade inédites ».
La France entend ainsi afficher une solidarité sans ambiguïté avec le Danemark. Les autorités françaises assurent suivre de près l’évolution de la situation, alors que les ambitions géopolitiques autour de l’Arctique s’intensifient, notamment en raison des enjeux stratégiques, énergétiques et climatiques propres à cette région.
Dans ce contexte, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’ouverture prochaine d’un consulat à Nuuk, capitale du Groenland, prévue pour le 6 février. Cette initiative diplomatique marque un renforcement concret de la présence française dans la zone arctique. Elle s’inscrit également dans la perspective d’une future visite présidentielle et vise à approfondir les coopérations scientifiques, environnementales et stratégiques avec le territoire groenlandais, dans le respect de son autonomie.
Cette décision intervient alors que les propos de Donald Trump continuent de susciter de vives réactions en Europe. Selon l’agence Anadolu, le président américain a affirmé que le Groenland devrait relever de la souveraineté des États-Unis, invoquant des impératifs de sécurité nationale. Des déclarations qui ont provoqué l’indignation à Copenhague, où les autorités ont rappelé que le territoire n’était ni à vendre ni négociable. Sur place, plusieurs organisations syndicales et politiques ont dénoncé une tentative de pression assimilée à une dérive néocoloniale.
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