INTERNATIONAL
GUERRE ISRAËL-HAMAS – Risque « réel » d’attentats islamistes en Allemagne
Le renseignement intérieur allemand a mis en garde mercredi 28 novembre 2023 contre le risque « réel » et « au plus haut niveau depuis longtemps » d’attentats islamistes dans le pays en raison de la guerre entre Israël et le Hamas.
« Nous voyons des appels dans la mouvance djihadiste à des attaques et à ce qu’Al-Qaïda et l’Etat Islamique (EI) s’associent au conflit du Moyen-Orient », a déclaré le directeur de l’Office fédéral de la protection de la Constitution, Thomas Haldenwang, dans un communiqué.
Cette mise en garde publique – rare venant de cet organisme en Allemagne – démontre l’inquiétude des autorités, qui craignent des « projets (d’attaques) potentiels contre la sécurité des Juifs, des institutions israéliennes, mais aussi des grands événements » publics dans le pays.
« Le danger est réel et n’a pas été aussi élevé depuis longtemps », a déclaré M. Haldenwang.
Les autorités allemandes s’inquiètent de l’importation du conflit dans leur pays depuis le début de la guerre, déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza.
Selon Israël, 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors de cette attaque au cours de laquelle environ 240 personnes ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza.
En représailles, Israël, qui a juré d’ »anéantir » le Hamas, a bombardé sans relâche la bande de Gaza jusqu’à l’entrée en vigueur d’une trêve vendredi. Près de 15.000 personnes ont été tuées par ces frappes israéliennes, selon le gouvernement du Hamas.
Le 2 novembre, l’Allemagne a notamment interdit les activités sur son sol liées au Hamas, en particulier celles de l’association Samidoun.
Ce réseau affirme soutenir les prisonniers palestiniens et avait notamment distribué des pâtisseries à Berlin pour célébrer « la victoire de la résistance » après l’attaque du 7 octobre.
Les renseignements pointent également du doigt d’autres dangers, comme « les extrémistes palestiniens, extrémistes de droite turcs, et extrémistes de gauche allemands et turcs », qui « diffusent de la haine, de l’agitation, de la propagande ou des fake news sur les réseaux sociaux » sur le conflit.
Dans le même temps, « les extrémistes de droite allemands profitent de la situation actuelle pour faire de l’agitation contre les musulmans et les migrants », a dit le Renseignement.
INTERNATIONAL
LIBAN – Escalade militaire entre Israël et le Hezbollah : au moins 11 morts
La situation sécuritaire continue de se détériorer au Liban, où au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes menées par Forces de défense israéliennes, selon le ministère libanais de la Santé.
Cette nouvelle escalade du conflit entre Hezbollah et Israël a déjà provoqué le déplacement d’au moins 30 000 personnes. L’Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a averti mardi que ce chiffre pourrait encore augmenter si les hostilités se poursuivent.
Les opérations militaires israéliennes ciblant le mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran se poursuivent notamment dans la banlieue sud de la capitale Beyrouth ainsi que dans le sud du pays.
Selon plusieurs témoins, des troupes israéliennes auraient franchi mardi matin la Ligne bleue, la frontière provisoire séparant le Liban et Israël.
De son côté, le Hezbollah affirme avoir attaqué trois bases militaires israéliennes en riposte.
INTERNATIONAL
LIBAN – Beyrouth évacue sous la menace d’une nouvelle vague de frappes
La tension militaire s’intensifie au Liban. Ce mardi à l’aube, l’armée israélienne a diffusé de nouveaux ordres d’évacuation visant plusieurs localités, notamment deux quartiers du sud de Beyrouth, bastion traditionnel du Hezbollah. Les habitants ont été appelés à s’éloigner d’immeubles ciblés, en prévision de frappes qualifiées d’imminentes.
Cette séquence marque une nouvelle phase dans l’affrontement entre Israël et le mouvement chiite soutenu par l’Iran. La veille, les autorités israéliennes avaient annoncé un durcissement de leur campagne militaire, promettant de faire payer un « lourd tribut » au Hezbollah, accusé d’avoir lancé des roquettes et des drones en direction du territoire israélien.
Beyrouth sous pression
Les quartiers sud de la capitale libanaise, régulièrement ciblés lors des précédents cycles de confrontation, se retrouvent à nouveau au cœur du dispositif militaire israélien. Les avertissements d’évacuation s’inscrivent dans une stratégie visant à réduire les pertes civiles tout en accentuant la pression sur l’appareil militaire du Hezbollah.
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes auraient causé au moins 52 morts et 154 blessés, un bilan susceptible d’évoluer. Ces chiffres traduisent l’intensité des bombardements et la vulnérabilité des zones urbaines densément peuplées.
Fracture institutionnelle à Beyrouth
Au-delà de l’escalade militaire, la crise révèle une rupture politique majeure au Liban. Le gouvernement a annoncé l’interdiction des activités militaires et sécuritaires du Hezbollah sur le territoire national. Une décision immédiatement dénoncée par le mouvement, qui y voit une tentative de désarmement politique sous pression internationale.
Cette position fragilise davantage un État déjà confronté à une crise économique structurelle et à une paralysie institutionnelle chronique. L’exécutif cherche manifestement à éviter une internationalisation accrue du conflit, alors que le pays se retrouve entraîné dans une confrontation régionale plus large.
Dimension régionale du conflit
L’embrasement actuel trouve son origine dans une attaque revendiquée par le Hezbollah contre Israël, présentée comme une riposte à la mort du guide iranien Ali Khamenei. Cet épisode a élargi le théâtre des opérations au-delà des frontières libanaises, inscrivant la crise dans une dynamique régionale où s’entrecroisent rivalités stratégiques et logiques de dissuasion.
AMÉRIQUE
MEXIQUE – “El Mencho” tué, le pays sous tension après la riposte des cartels
La mort de l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du continent américain marque un tournant sécuritaire au Mexique. Nemesio Oseguera, plus connu sous le surnom d’« El Mencho », a été tué dimanche lors d’une opération de l’armée mexicaine. Âgé de 59 ans, il dirigeait le Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes du pays.
L’intervention, coordonnée avec les États-Unis, visait un chef de cartel sous le coup de mandats d’arrêt des autorités mexicaines et américaines. Depuis l’arrestation des figures historiques du Cartel de Sinaloa, Oseguera était perçu comme l’un des derniers « parrains » dominants du narcotrafic mexicain.
La riposte n’a pas tardé. Dans l’État de Jalisco, des groupes armés ont dressé des barrages routiers et incendié véhicules et camions. Des incidents violents ont également été signalés dans une vingtaine d’États, traduisant la capacité de nuisance du réseau.
Face à l’escalade, la présidente Claudia Sheinbaum a annoncé la suspension des cours dans huit États et appelé la population à limiter ses déplacements. Les autorités redoutent une fragmentation du cartel ou des affrontements internes pour le contrôle des routes du trafic.
Le CJNG était classé organisation terroriste par les États-Unis et figurait parmi les principaux vecteurs d’exportation de cocaïne, d’héroïne et de fentanyl vers le marché nord-américain. La disparition de son chef ouvre une phase d’incertitude : affaiblissement durable du groupe ou recomposition violente du paysage criminel mexicain.
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