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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Affaire Ousmane Sonko : « La Commission Ad Hoc est bloquée par l’article 34… »

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La Commission Ad Hoc de l’Assemblée nationale sénégalaise doit statuer, ce lundi 22 février 2021, sur la levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition, Ousmane Sonko, visé par une plainte pour viol. Les travaux de ladite commission risquent cependant d’être entravés par la démission des députés Moustapha Guirassy et Cheikh Bamba Dièye.

C’est ce lundi 22 février que la Commission Ad Hoc de l’Assemblée nationale doit statuer sur la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko. Mais, les députés Moustapha Guirassy et Cheikh Bamba Dièye, qui devaient représenter le pôle de l’opposition et celui des non inscrits, ont décidé de jeter l’éponge.

L’enseignant-chercheur à l’UCAD, Dr Bara Amar, affirme que l’exercice sera bloqué par l’article 34 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « La session prévue ce matin ne doit pas se tenir », a-t-il déclaré, ajoutant que la commission est composée de 11 membres choisis suivant la procédure de l’article 34. Or, ledit article stipule que « tous les membres de la commission sont désignés par l’Assemblée nationale au prorata, sur proposition des groupes administrativement constitués, notamment les groupes parlementaires qui proposent leurs représentants ».

« Lorsqu’on fait le calcul, les huit membres de ladite commission ad hoc viennent de la mouvance présidentielle. Ils sont complétés par deux membres de l’opposition et un non-inscrit. Cela veut dire que, au lieu de 11 onze membres juridiquement, on aura neuf. La démission va certainement biaiser le travail », avance Bara Amar qui précise : « Il y aura un blocage qui ramène ladite commission à la case départ, c’est-à-dire proposer deux autres députés qui vont rejoindre les 9 restants pour examiner la question. Et si ces groupes parlementaires refusent, la commission ne sera pas légalement constituée ».

Un avis que ne partage pas le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow. Pour ce dernier, la démission de Cheikh Bamba Dièye et Moustapha Guirassy de la commission ad hoc n’entrave en rien la poursuite du travail déjà entamé. Pour preuve, rappelle-t-il, lors de la demande de levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Ababacar Sall, ancien maire de Dakar, le député Madické Niang, alors président du groupe parlementaire de l’opposition, avait démissionné et cela n’avait pas empêché la Commission de terminer son travail.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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