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AFRIQUE

Côte d’Ivoire – Présidentielle 2025 : Alassane Ouattara officialise sa candidature pour un quatrième mandat

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C’est depuis le palais présidentiel d’Abidjan-Plateau que le chef de l’État, Alassane Ouattara, a mis fin aux spéculations ce mardi 29 juillet. Le président ivoirien a solennellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025.
« Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd’hui que j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 », a-t-il déclaré, affirmant avoir pris cette décision dans l’intérêt supérieur de la nation.
À 83 ans, le président Ouattara dit se sentir apte à poursuivre sa mission. « J’ai la santé, l’énergie et l’expérience pour continuer à servir notre pays », a-t-il souligné, évoquant un futur mandat qu’il qualifie de « mandat de la transmission générationnelle ».
Cette déclaration met fin à plusieurs mois de suspense politique et de débats au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), sa formation politique. Depuis la révision constitutionnelle de 2016, la question de l’éligibilité d’Alassane Ouattara à un nouveau mandat suscitait de vifs échanges dans l’opinion publique. La Constitution en vigueur, adoptée par référendum en novembre 2016, limite à deux le nombre de mandats présidentiels, mais le Conseil constitutionnel avait estimé en 2020 que ce compteur avait été remis à zéro avec la promulgation de la nouvelle Constitution, rendant possible une nouvelle candidature en 2020, puis, en théorie, en 2025.
Un contexte politique sensible
Cette nouvelle candidature intervient dans un climat de recomposition politique. Plusieurs figures de l’opposition, dont l’ancien président Laurent Gbagbo et l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, ont déjà manifesté leur volonté de prendre part à la course présidentielle. L’actuel président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, reste toutefois frappé par une inéligibilité liée à sa condamnation dans l’affaire du « braquage de la BCEAO » en 2011, malgré sa réhabilitation politique progressive sur la scène nationale.
La Commission Électorale Indépendante (CEI) a confirmé la date du 25 octobre 2025 pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le dépôt officiel des candidatures est prévu pour la fin du mois d’août, selon le calendrier provisoire consulté sur le site officiel de la CEI.
Vers une fin de règne ou une continuité ?
Le président Ouattara a insisté sur l’idée que ce nouveau mandat, s’il est élu, visera à préparer le passage de témoin à une nouvelle génération de dirigeants. « Ce mandat sera celui de la transmission générationnelle », a-t-il martelé, laissant entrevoir une volonté de préparer l’avenir sans pour autant désigner un successeur.
Cette annonce marque un tournant décisif pour la vie politique ivoirienne. Alors que le pays s’apprête à commémorer les 65 ans de son indépendance, la campagne présidentielle à venir s’annonce aussi cruciale qu’incertaine.

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AFRIQUE

TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées

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Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.

Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.

Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.

La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – le fils de Robert Mugabe devant la justice pour tentative de meurtre

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Bellarmine Chatunga Mugabe, plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, a comparu lundi devant un tribunal sud-africain pour répondre d’accusations de tentative de meurtre.

La juridiction a décidé de reporter l’audience au 3 mars afin de permettre la poursuite des investigations. D’ici là, l’accusé demeure placé en détention. Un second suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est également poursuivi dans le cadre de la même affaire.

Les deux hommes font en outre l’objet de poursuites pour entrave à la justice, les autorités n’ayant pas encore retrouvé l’arme utilisée lors des faits. Selon les éléments communiqués, les tirs auraient visé le jardinier d’une villa située dans un quartier résidentiel aisé de Johannesburg. La victime, initialement dans un état critique, reste hospitalisée.

L’affaire intervient dans un contexte où le nom Mugabe demeure fortement associé à l’histoire politique du Zimbabwe. Robert Mugabe a dirigé le pays pendant 37 ans avant de quitter le pouvoir en 2017. Il est décédé en 2019.

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AFRIQUE

RD CONGO – BURUNDI : le poste stratégique de Kavimvira rouvre après deux mois de fermeture

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Après plus de deux mois d’interruption, un point névralgique des échanges transfrontaliers entre la République démocratique du Congo et le Burundi a rouvert lundi matin. Le poste de Kavimvira, situé sur les rives du lac Tanganyika, a repris ses activités à 8 heures, selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.

Ce corridor stratégique relie la capitale économique burundaise, Bujumbura, à la ville d’Uvira, dans l’est congolais. Il joue un rôle central dans l’approvisionnement et les flux commerciaux régionaux.

Le poste-frontière avait été fermé en décembre, dans le contexte d’une nouvelle offensive du M23 dans l’est de la RDC. Selon plusieurs analystes, cette poussée visait notamment à affaiblir les lignes de soutien aux forces congolaises, en particulier autour d’Uvira. La séquence avait entraîné des déplacements massifs de populations vers le Burundi.

Malgré la fermeture terrestre, les échanges économiques n’avaient pas totalement cessé, certains flux se maintenant par voie lacustre. En janvier, le M23 s’est retiré d’Uvira, invoquant une demande des États-Unis, engagés dans une tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont ensuite affirmé avoir rétabli leur contrôle sur la ville.

Si la réouverture de Kavimvira marque un signal d’accalmie, d’autres postes-frontières situés dans des zones où le M23 demeure actif restent fermés. La situation sécuritaire demeure donc fragile, malgré la reprise progressive des mouvements de retour signalés par des responsables burundais.

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